9 raisons pour lesquelles il est difficile de conserver au quotidien un accompagnement respectueux (posture parentale sans VEO -Violences éducatives Ordinaires-)

C’est à l’occasion de la journée de la non-violence éducative de ce 30 avril que nous publions ce dossier.

Dans ce dossier, nous allons voir ensemble 9 des raisons qui nous ralentissent voire nous empêchent souvent d’être en accord autant qu’on le souhaiterait avec notre nouvelle posture nVEO –non Violences Educatives Ordinaires-, bien que l’on connaisse désormais la théorie par cœur. Avant de commencer à répertorier 9 de ces freins à la posture nVEO, nous tenons à faire un rappel de quelques bases de la nVEO et du cheminement vers un accompagnement respectueux qui va de pair.

Nous, adultes et parents, savons que, nous sommes responsables de nos propres besoins et de ceux de notre enfant… Et pourtant ! En effet, beaucoup de parents sont éveillés et conscients de ce qu’ils ont vécu et ressenti pendant leur enfance, ont le déclic de la posture non violente, sont extrêmement désireux d’accompagner leur enfant respectueusement… mais le quotidien en est autrement… Ce qui peut amener culpabilité et désespoir. On connaît la théorie sur le bout des doigts, on est même souvent amené à conseiller d’autres parents à propos de la posture et nVEO et pourtant il nous arrive encore -trop- souvent de perdre patience, d’être énervé en réaction à un comportement de l’enfant… alors que pourtant on a bien conscience qu’il n’en fait pas exprès, que son cerveau n’est pas au même stade de développement que le nôtre.

 

La posture parentale

L’accompagnement respectueux se base sur les recherches récentes en neurosciences. Cette posture parentale prend donc en compte chaque étape du développement du cerveau de l’enfant pour être sûr de ne pas être en décalage sur les attentes que l’on projette sur l’enfant.

En effet, on a souvent tendance à croire que l’enfant est capable de faire une action, parce qu’il l’a déjà réalisé une fois “tout seul”. On a aussi parfois des facilités à penser que l’enfant fait exprès de ne pas réussir quelque chose, ou qu’il nous cherche.

Une fois que l’on connait les étapes et rythmes du développement de l’enfant, on se rend compte que la plupart de nos attentes sont irréalistes.

Pour rappel, voici le listing des VEO (Violences Éducatives Ordinaires) sur le merveilleux blog enfances épanouies. Cette liste regroupe : les violences physiques, les violences psychologiques, les violences culturelles, les douces violences, les maltraitances ainsi que les violences médicales.

Chez VEF, nous disposons également de deux listes des VEO à propos de deux sujets spécifiques :

Cette liste est un but à atteindre, petit pas par petit pas. Il s’agit de nous déconditionner de toutes nos croyances éducatives.

Changer de posture peut faire peur pour plusieurs raisons. Tout d’abord, on est conforté dans nos habitudes, alors s’imaginer changer demande un certain effort.

Comprendre que l’enfant roi n’existe pas, comprendre la notion d’adultisme, aide beaucoup à se défaire de toutes nos croyances. Jusqu’à déconstruire toutes nos attentes, justement.

 

Résolution puis culpabilité

Juste après la lecture d’un nouveau livre nVEO, on est souvent plein d’entrain, de la même manière que l’effet “nouvelle résolution” du 1er janvier ; puis à peine quelques temps après, les résolutions s’essoufflent et hop ! De nouveau rongé par la culpabilité car on se sent nul et incapable de suivre nos propres nouvelles valeurs… mais bonne nouvelle : la culpabilité se transforme !

Lorsque le sentiment de culpabilité paraît, il convient au contraire d’y prêter la plus grande attention dès les premiers signes. Considérons alors ce ressenti désagréable comme une sorte de signal d’alarme.

Ce sentiment s’explique en deux mots. Ce sont les dissonances cognitives. Il s’agit de la tension interne propre au système de pensées, croyances, émotions et attitudes (cognitions) d’une personne lorsque deux d’entre elles entrent en contradiction l’une avec l’autre.

 

Pourquoi choisir cette posture / les effets sur l’enfant

Enfant comme adulte, les réactions de notre cerveau face au stress nous viennent d’une autre époque. Certes, désormais aucun ours risque d’attaquer notre grotte. Dans notre partie du globe, nous avons acquis un certain confort au quotidien. Néanmoins, de nombreuses situations dans notre environnement peuvent encore nous provoquer de vives réactions. Notre cerveau réagit spontanément au stress par trois réactions : attaque, fuite, sidération.

Lorsque l’on a des réactions vives sur l’enfant (cris, gestes brusques, froncement de sourcils), l’enfant est sous stress.

Le stress provoque donc une chute du tonus musculaire chez notre enfant, il n’est donc pas disponible pour apprendre de la situation (“en retenir une leçon”). De plus, les enfants apprennent par l’exemplarité et donc il calquera son comportement… sur le notre !

Le cerveau de l’enfant est immature (il le sera à 25 ans, à condition d’avoir été accompagné respectueusement jusque là) et donc l’enfant est pour l’instant incapable de prendre du recul immédiat sur une situation.

Pour survivre dans son environnement, l’enfant commence par se détester lui-même avant de détester ses parents. L’enfant conclut donc rapidement qu’on ne l’aime pas, qu’il ne mérite pas l’amour et le respect.

S’il en a la chance, il aura un jour le déclic (voire plus bas), il comprendra alors que ses parents étaient en réaction uniquement à ses comportements, et non sa personne entière. S’il n’a pas ce déclic, il pourra être amené à penser toute sa vie qu’il est vraiment nul, mauvais, incapable, etc.

La joie, l’amour et le soulagement sont des émotions qui permettent au cerveau de l’enfant d’apprendre des comportements adaptés.

 

La posture VIOLENTE n’est jamais un choix

Nous avons tous déjà rencontré des enfants violents … alors il est légitime de se demander si la violence elle normale ? Réponse : Oui et non. Explications :

Non : parce que les petits d’Homme naissent non-violents. Tous. Nous naissons tous non-violents. Nous fonctionnons tous dès la naissance avec comme principe de base : l’amour inconditionnel et très fort en lien.

Oui : parce que la norme est violente. En effet, dans le climat familial et sociétal, ça fait parti de la norme d’être violent. Les enfants apprennent par mimétisme et vivent, en France, pour la plupart dans un climat violent. Les enfants deviennent donc violents.

Les enfants qui évoluent dans des environnements sains et non violents reproduisent ces comportements respectueux. 

 

Le déclic

Idéalement, certaines personnes ont le déclic de la posture nVEO eux-mêmes, pendant leur enfance, ils se promettent à eux-mêmes de ne jamais reproduire les violences qu’ils subissent de la part de leurs parents. Et dès qu’ils sont parents, ils tiennent leur promesse.

Malheureusement, souvent il en va autrement, endoctriné par le conditionnement parental, familial et sociétal,… alors à peine adulte on se dit, quand j’aurais des enfants : ça filera droit !

D’autres personnes ont le déclic au moment de la grossesse, ou de l’accouchement. Ils ressentent cette claque d’amour et acceptent de se remettre en question.

Un témoignage que nous avons souvent entendu : il s’agit de la première fois qu’on se rend compte que notre enfant a eu peur de nous. Par exemple, vers 6 mois, quand l’enfant touche à sa première prise, ou s’approche d’un coin de table basse, la première menace suivie d’une tape sur la main. S’ensuit le premier regard de l’enfant apeuré et la prise de conscience qui va avec : « Non je ne veux pas de cette relation avec mon enfant. Je ne veux pas que mon enfant ait peur de moi. »

D’autres personnes ont le déclic avant ou au cours de leur parentalité, grâce à des lectures, des podcasts ou des videos nVEO. Ces médias nVEO se font de plus en plus nombreux. Nous pouvons aider ces familles en leur partageant ces supports.

 

Les blocages

Nous allons voir ensemble, que, passée la lecture de nombreux livres, le temps passé à s’informer grâce aux nombreuses conférences données à propos de la parentalité et l’argent dépensé à quelques ateliers parentalité, nous ne sommes toujours pas aussi respectueux que ce que nous voudrions l’être au quotidien. Nous culpabilisons. Nous nous sentons bloqués et dissonants.

Nous avons appréciés progresser au moment du déclic de la non-violence mais dépassée le stade de la découverte, la bonne pratique s’essouffle et on désespère.

Cette contradiction viendrait de plusieurs raisons. Nous allons détailler 9 de ces principales raisons dans le point suivant.  Pour information : il n’y a pas d’ordre particulier dans ce listing de blocages, même si nous remarquons effectivement que c’est souvent la problématique du poids de l’enfance qui est un problème de fond, et la fatigue qui est très récurrent comme problématique de forme chez les parents avec qui nous avons pu débattre de ce sujet.

Ce matin, L’OVEO a publié les premiers résultats de son étude menée sur la prise de conscience de la violence éducative ordinaire, réalisée en 5 mois et avec plus de 2000 personnes.

C’est la fatigue qui est nommée à 90 % comme le facteur poussant les personnes interrogées à recourir à des pratiques violentes, suivie par les difficultés extérieures générant du stress et par le manque de temps pour soi. Sont aussi mis en avant « sa propre éducation », les « difficultés à comprendre le comportement de l’enfant », le « manque de soutien du conjoint ou de la conjointe ».

Voici 9 des raisons que nous avons répertoriées pour lesquelles nous avons du mal à rester intègre :

Poids de l’enfance

Nous avons appris notre comportement Humain avec d’autres Humains, par l’exemplarité donc. Si nous avons été habitués à de vives réactions, à être rejetés, humiliés, contrôlés, abandonnés, menacés, que l’on utilise le chantage avec nous, etc, alors il est extrêmement difficile de remplacer ces comportements dangereux par d’autres réactions en empathie, dans le partage, l’Amour inconditionnel etc.

Pour la plupart d’entre nous, nos parents nous ont appris que nos comportements étaient mauvais, que ce sont les adultes qui ont raison, que ce sont eux qui savent mieux que nous quels sont nos besoins, ce qui est bon pour nous etc.

Par exemple si nos parents réagissaient par la violence lorsque l’on s’essuyait nos mains pleines de nourriture sur nos vêtements, il est fort probable que l’on réagisse nous aussi de manière très vive lorsque notre enfant s’essuie à son tour dans son T-shirt.

Maintenant que nous savons que certaines de nos réactions sont liées avec notre propre éducation, nous pouvons y prêter plus ample attention dans notre quotidien et réfléchir avant de réagir : est-ce que je choisis de m’adresser de cette façon à mon enfant ou est-ce un comportement subi de par mon conditionnement ? 

On peut dire à son enfant « Lorsque je vois une personne faire ceci, je réagis comme cela, parce que c’est comme ça que mon cerveau l’a appris pendant mon enfance. » Cela permet à l’enfant de ne pas penser que c’est son comportement qui est mauvais, et qu’il comprenne bien que c’est son parent qui est responsable de ses propres émotions.

Puis on peut ajouter « Je bosse là dessus, je fais du développement personnel, je vais changer ça. Pourrais-tu me dire un code secret lorsque tu remarques que ma posture est adultiste ? Quand ça fait non en toi ? ».

Nos enfants sont dans la logique de l’amour, et plein de ressources, et alors suite à cette conversation, beaucoup de parents en arrivent à ces échanges  : « Tu as une proposition, une idée ? Comment aurais-je du faire lorsque mon parent me criait/tapait dessus ? Comment pourrais-je faire aujourd’hui lorsque je suis en présence d’une personne qui a tel comportement et que je réagis par la violence ? ».

Il y a aussi le conflit de loyauté qui rentre en compte. C’est un sentiment que nous pouvons ressentir lorsque nous avons l’impression que nous devons prendre parti ou que nous devons choisir entre ce que nos parents nous ont inculqué et ce qui est important pour nous, comme par exemple nos valeurs liées à l’accompagnement respectueux. 

A nous, parents responsables, de mettre des stratégies en place vers la Paix, la Guérison.

 

Épuisement, hormones, maladie

Nous le savons tous, lorsque nous sommes fatigués, c’est quasiment impossible de passer la journée sereinement, de garder sa patience, etc.

Lorsque la fatigue est passagère et commence à se faire sentir, il y a urgence, il faut mettre en place des stratégies pour se reposer : comme une sieste ou se coucher plus tôt. Découvrez cet article qui livre plein de conseils pour se ressourcer au quotidien.

Néanmoins lorsque la fatigue s’installe de manière récurrente à cause d’une maladie, que la fatigue est chronique… ou qu’une grossesse nous épuise, il faut alors repenser notre façon de gérer nos longues journées pour s’économiser un maximum.

La grossesse, les menstruations et leurs hormones : Les hormones sont des substances sécrétées principalement par les glandes endocrines : l’hypophyse, particulièrement active dans la sécrétions des hormones accompagnant le cycle menstruel, la thyroïde et ses compagnes les parathyroïdes, les surrénales.

La grossesse induit beaucoup de bouleversements physiques et émotionnels. Le stress d’adaptation, celui qui survient lorsqu’on apprend qu’on est enceinte, n’est absolument pas négatif pour le bébé -dans le ventre-, néanmoins il peut se répercuter sur notre humeur et donc dans le quotidien de notre enfant. Le stress émotionnel, quant à lui, génère de la tension, de la peur, de l’irritabilité.

Lorsque nous avons un bébé qui pleure, cela créé une alerte. Cette alerte qui créé des réactions innées telles que l’attaque, la fuite et l’inhibition de l’action (sidération) provoque des tensions. Lorsque ces scènes sont provoquées à répétition, cela conduit à l’épuisement.

A nous, parents responsables, de mettre des stratégies en place vers le Repos, la Santé et l’Epanouissement.

 

Manque de liberté

Plusieurs situations peuvent nous amener à cet état de stress induit par notre environnement relationnel :

  • Lorsque le parent est chez son parent toxique

Il y a aussi le conflit de loyauté qui rentre en compte. C’est un sentiment que nous pouvons ressentir lorsque nous avons l’impression que nous devons prendre parti ou que nous devons choisir entre ce que nos parents nous ont inculqué et ce qui est important pour nous, comme par exemple nos valeurs liées à l’accompagnement respectueux. « Si je ne fais pas comme mon père m’a appris, il ne va plus m’aimer. »

  • Lorsque, après un incendie par exemple, on doit loger chez un ami, et qu’on se sent forcé d’appliquer ses règles de vie

Nous nous sentons redevables, alors nous nous effaçons. Nous laissons ces personnes violentes prendre le pouvoir sur notre vie.

A nous, parents responsables, de mettre des stratégies en place vers l’Accomplissement.

 

Refoulement émotionnel

Pendant notre propre enfance, nous n’avons pas été accompagné pour gérer nos propres émotions, et voilà que dorénavant, on veut se mettre à accueillir les émotions de notre propre enfant !

Pour nous aider à accueillir nos propres émotions, on peut par exemple utiliser le merveilleux outils qu’est la CNV (Communication Non Violente).

On peut essayer aussi d’écouter ce qui se passe dans notre propre corps (sensation d’une boule dans le ventre, mal à la tête, etc), puis se permettre de les exprimer.

A nous, parents responsables, de mettre des stratégies en place pour mieux Ressentir, accueillir, exprimer.

 

Conflit

Lorsque l’on est en conflit avec son.a conjoint.e, l’ambiance du foyer devient extrêmement tendu. Cela peut être également le cas avec un conflit externe au foyer. Le conflit avec le.a meilleur.e ami.e ou le.a collègue nous trotte dans la tête donc nous ne sommes pas pleinement disponible pour notre enfant.

Par exemple : nous encaissons intérieurement durant plusieurs minutes tous les échanges que nous recevons par SMS avec notre ami.e, et d’un coup notre enfant a un comportement qui nous fait ressortir toutes nos émotions. Et c’est l’explosion.

Il y a aussi le conflit de loyauté qui rentre en compte. C’est un sentiment que nous pouvons ressentir lorsque nous avons l’impression que nous devons prendre parti ou que nous devons choisir entre ce que nos parents nous ont inculqué et ce qui est important pour nous, comme par exemple nos valeurs liées à l’accompagnement respectueux.  « Si je ne fais pas comme mon père m’a appris, il ne va plus m’aimer. »

Notre enfant n’y ait pourtant pour rien. Il ne comprend donc pas pourquoi nous explosons tout à coup. Il ne sait pas ce qui se joue en nous.

A nous, parents responsables, de mettre des stratégies en place vers une Harmonie.

 

Pression du temps

Que de stress lorsque l’on se sent pressés par le tic!, tac! incessant du temps qui passe ! « Vite vite vite on va rater l’heure de l’école ! »

On peut déjà distinguer ce qui est une réelle contrainte ou si ce sont seulement des habitudes ou croyances ancrées en nous à cause de conditionnements (parents, société). Il est nécessaire de prendre conscience que l’on a le choix. Il y a en réalité très peu de contraintes qui sont vraiment obligatoires.

De plus, la pression liée au temps, stresse l’enfant, et le rend encore plus lent. C’est donc complètement contre productif.

C’est donc à nous de nous organiser dans le fond : enlever le plus possible de contraintes horaires dans sa vie en générale. Puis dans la forme : lorsque l’on prévoit une activité en extérieure avec horaire, préparer les affaires la veille, avoir moins de choses à préparer le jour J, etc

A nous, parents responsables, de mettre des stratégies en place vers une bonne Organisation et du Relais.

 

Jugement d’autrui

On peut se sentir jugé par notre entourage VEO, que ce soit notre famille, nos amis ou même des inconnus dans la rue, les magasins, etc.

Pour la plupart d’entre eux (la famille surtout), ils sont en fait inquiets… leurs interrogations se veulent donc bienveillantes. Peu se veulent intentionnellement jugeant et blessant.

Nous pouvons écouter les inquiétudes de notre famille. Nous pouvons leur répondre en communiquant avec le merveilleux outil qu’est la CNV (Communication Non Violente).

Néanmoins, une fois l’écoute active, la CNV, l’explication donnée pour répondre à leurs inquiétudes, si en présence ces personnes là, nous continuons à nous sentir jugé, qu’elles persistent à être violentes directement avec notre enfant ou que notre enfant est témoin de violence …nous conseillons fortement de faire en sorte que ça s’arrête. Car si nous continuons à être en présence de personnes qui insistent sur les sois-disant bien faits des VEO… cela va nous faire ralentir dans l’avancée de notre posture. De plus, si nous sommes en contact avec des familles violentes, notre enfant apprendra ces comportements violents par l’exemplarité.

Si nous n’arrivons pas à nous couper de ces relations, nous devons au moins protéger notre enfant, car qui ne dit mot consent :

« Si Maman ne relève pas -une VEO-, Maman est OK. ».

Nous pouvons alors signaler à notre enfant à chaque fois que le comportement d’une personne est violente :

« Ce comportement est anormal. Cela me gêne. Cela me provoque -telle émotion- de la peur, de la tristesse, de la colère. ».

Il y a aussi le conflit de loyauté qui rentre en compte. C’est un sentiment que nous pouvons ressentir lorsque nous avons l’impression que nous devons prendre parti ou que nous devons choisir entre ce que nos parents nous ont inculqué et ce qui est important pour nous, comme par exemple nos valeurs liées à l’accompagnement respectueux.

A nous, parents responsables, de mettre des stratégies en place vers la Compréhension, le Soutien.

 

Instabilité financière

On peut se sentir très stressé lorsque arrive la fin du mois, de ne pas savoir ce qu’on va manger au prochain repas, et ça se ressent sur notre état général.

Par exemple : On voit notre enfant qui joue avec la nourriture, et intérieurement que c’était le dernier fruit de la semaine. On s’énerve donc sur l’enfant, alors que la semaine passé, on ne lui avait rien dit lorsqu’il avait écrasé une banane dans ses doigts.

Ce dossier très complet nous accompagnera, nous, parents responsables, à mettre des stratégies en place vers l’équilibre budgétaire

 

Mal bouffe, stress

Lorsque l’on mange des aliments qui stressent notre organisme, c’est tout notre corps qui se stresse constamment. Et cela se répercute malheureusement sur nos enfants.

Lorsque l’on vit dans un environnement très stressant, nous sommes sous le stress constant. Par exemple, lorsque nous sommes au milieu d’une foule et que ça nous effraie. Ou encore, lorsqu’il y a des attentats dans notre ville et que l’on se sent angoissé.

Lorsque dans notre environnement, il y a beaucoup de personnes nVEO, l’effet est très bénéfique pour notre posture non violente et joue beaucoup sur nos neurones miroir. Par exemple, on conseille aux personnes souhaitant devenir Véganes, de s’entourer de personnes Véganes. Il en est de même pour les personnes souhaitant devenir respectueuses.

Lorsque l’on est en société, avec les règles courantes de la société, on se sent souvent d’office jugé.

A nous, parents responsables, de mettre des stratégies en place vers une meilleure Alimentation, ainsi qu’un meilleur Environnement.

 

Comment savoir quelle est la raison pour laquelle j’agis avec violence avec mon enfant ?

Voici un petit exercice à réaliser en cas de stress :

Je remarque que je stresse. Je mets mon enfant en sécurité. Je respire. Je me pose. Je bois un verre d’eau. J’ai besoin de retrouver mon calme et l’efficacité de mon cerveau pour accompagner mon enfant.

Je mesure le stress que j’endure : Est-ce que le stress qui m’envahit est momentané, spontané, unique, nouveau ou plutôt répété, récurrent ? J’analyse mes réactions : j’essaye de savoir si c’est la première fois que je stresse pour cette situation, si c’est uniquement lorsque je suis en présence de mon.ma conjoint.e ou au contraire si c’est à chaque fois que mon enfant crie, si c’est à chaque fois que… etc

Je me donne de l’empathie. Je prends conscience des sensations que j’éprouve dans mon corps lorsque je suis envahi.e par cet automatisme. J’ai de l’empathie pour moi et pour mes besoins. Je fais la liste de mes besoins. Ils sont ce qu’il y a de vivant en moi.
Je tiens le journal de mes besoins.

Je mets en place une stratégie, en rapport avec la situation stressante. J’ai hiérarchisé mes besoins et je mets des stratégies en place pour les honorer. Par exemple : je demande à mon.ma conjoint.e s’il est possible d’avoir une conversation ou Je repense à ma propre éducation et me questionne sur la façon dont mes propres parents réagissaient lorsque je criais, etc

 

Comment nous calmer sur l’instant T ?

Voici quelques mes outils de régulation du stress (pour un parent) :

  • Boire de l’eau
  • Faire un câlin (à mon enfant, à mon mari, à un animal)
  • Regarder du vert (un arbre, la nature), toucher une plante, penser à un environnement vert, se promener en forêt
  • Faire des exercices physiques, courir, sauter (sur place ou sur un trampoline), réaliser une posture de yoga
  • Danser, chanter
  • Crier en chantant, crier dans un coussin (en absence des enfants)
  • Faire des exercices de respiration, souffler dans une paille
  • Compter
  • Réaliser des mouvements répétitifs

Voici quelques nos outils de gestion de situation problématique et stressante (pour un couple) :

L’avantage lorsque l’on est en couple, ce qu’on peut se passer le relais en cas de situation problématique. Cela doit être clairement établi et convenu dans le couple : c’est le parent qui a le plus de ressource qui sera le plus apte à accompagner l’enfant. Alors, lorsque le couple est présent dans le même temps, pour accompagner l’enfant, et qu’un des deux sent qu’il est en situation de stress, il peut le signaler à l’autre parent. On peut le signaler par un code secret sur le moment où l’on sent que la colère monte, monte, monte… : « Je me sens en zone jaune, … je me sens en zone orange… haaa zone rouge ! Prend le relais stp ! ». L’idéal dans ce genre de situation ce serait que le parent qui se sent comme ayant le plus de ressources, devrait alors agir dès le “zone jaune”, pour ne pas que l’autre parent atteigne le orange puis le rouge, car c’est justement à ce moment là qu’il risque d’être violent.

Le parent qui se sent stressé pourrait aussi dire « je me retire », et le parent le plus apte à accompagner l’enfant pourrait répondre « fais moi confiance » ; ainsi le parent stressé peut aller se ressourcer sereinement, sans s’inquiéter pour leur enfant.

 

Comment adapter une posture sereine durable ? (développement personnel)

C’est à nous, parents responsables, de passer par l’approche qui nous correspond le plus, d’entamer des démarches pour évoluer de manière durable vers un accompagnement respectueux, telles que :

Thérapies classiques (longues)

On peut passer par ces méthodes les plus connues, à condition de trouver un professionnel qui ait adopté une posture nVEO :

  • Psychologue (connaissance des activités mentales et des comportements en fonction des conditions de l’environnement)
  • Psychothérapeute : (troubles psychiques ou somatiques (et psychosomatiques) par des procédés psychiques : psychanalyse et pratiques dérivées)

Ces thérapies peuvent être contraignantes et longues. Il peut être difficile de se confier à l’oral.

Thérapies brèves

On peut passer par ces outils, à condition de trouver une personne qui soit nVEO :

Ces thérapies sont rapides. Il s’agit en général de seulement exposer une problématique en une seule phrase ou quelques phrases, en début de séance. Puis un débriefe des sensations vécues, en fin de séance.

  • Hypnose
  • Sophrologie
  • EFT (Emotional Freedom Techniques = techniques de liberté émotionnelle)

Soins énergétiques

Ces soins sont parfait pour garder une certaine pudeur ! Il y a en général seulement besoin d’exprimer un souhait intérieurement, à l’Univers, à soi et à tout à la fois. Ne pas hésiter à laisser les larmes coulées pendant le soin et penser à boire beaucoup d’eau pendant les jours suivants !

  • Reiki
  • EHS (Ecoute Holistique Sensitive)

 

Lectures

Nous conseillons de lire de nombreuses lectures nVEO, pour enrichir nos connaissances au niveau du développement du cerveau de l’enfant. Cela aide à comprendre pour ensuite appliquer. 

 

Vidéos

Si lire des livres nous semble trop longs, il existe également des vidéos, ainsi que des conférences sur Youtube qui résument assez bien les recherches récentes.

 

Communauté

On peut trouver de très bons conseils au sein de forums nVEO.

Nous conseillons le fabuleux groupe facebook : Enfances Epanouies – Échanges et conseils sans VEO (pensez à remplir le questionnaire d’entrée !)

 

Parrain / Marraine (ou ami.e.s) nVEO

 

Nous pouvons mettre en place un échange quotidien avec une personne nVEO. Soit nous avons la chance d’avoir directement un.e ami.e nVEO présent.e pour échanger avec nous chaque jour. Soit nous pouvons trouver une marraine ou un parrain nVEO sur un forum de parentalié nVEO.

 

Accompagnement parental (coach certifié formé en nveo)

Cela se fait de plus en plus, il existe dorénavant des personnes dont c’est le métier. Elles nous accompagnent en général au travers d’une dizaine de séances, pour nous aider à changer de posture, en s’appuyant sur les recherches récentes en neurosciences.

 

 


Nous espérons que ce dossier pourra vous aider à évoluer dans votre posture parentale. Nous ouvrons le débat à l’occasion de la journée de la non-violence éducative sur les réseaux sociaux VEF, nous serions heureux d’en discuter avec vous.

Si vous souhaitez nous aider ou nous remercier, cela nous ferait très plaisir que vous partagiez notre article.

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