Le rôle du père

En France, jusque dans les années 80, les pères étaient interdits de séjour en salles d’accouchements. Aujourd’hui, c’est l’inverse : c’est très mal vu s’ils n’y sont pas présents. Le père autrefois rejeté se voit aujourd’hui confronté à une pression énorme, qui ne laisse pas de place à ses propres affects et ressentis, ses envies, ses appréhensions. Ce qui est assez logique finalement : c’est ce que le conditionnement social dicte aux hommes depuis des siècles. Un homme ne doit pas laisser apparaître ses sentiments, ne doit pas montrer de signes de faiblesse. Tout petit déjà, on lui a appris qu’un homme, ça ne pleure pas. Un homme c’est fort, quoi qu’il arrive. C’est comme ça. Tous en souffrent.

Et parmi ceux qui souffrent, il y a ceux qui portent un masque, qui sont dans le déni, et qui exposent ça en se cachant derrière la fierté. Ils en sont fiers, ou du moins essaient de le faire croire. Pour ne pas avoir à exprimer leurs émotions, justement. Se mettre à nu, c’est accepter que les autres sachent qu’on a souffert/qu’on souffre encore. Alors voilà : les hommes n’expriment pas leurs émotions de peur qu’on découvre qu’ils en ont été réprimé -de leur droit à l’expression. C’est un cercle vicieux. Dans lequel la plupart des pères d’aujourd’hui embarque malheureusement aussi leurs enfants. La chaîne doit être brisée.

Eddy De Pretto, un artiste que nous apprécions beaucoup, a vécu, subi, écrit et chanté sur le sujet. Voici certains des thèmes qu’il a abordé, avec classe et justesse :

Bernard This et l’amorce du changement

Bernard This était un fervent défenseur du rôle du père et de l’importance de ne pas nier la paternité : selon lui, un bébé se fait, véritablement, à deux. Dans les années 50, This étudia nombre de cas dans des hôpitaux parisiens, et lança des questionnaires. Cela l’amena rapidement à annoncer que « 98% des pères » souhaitaient, déjà à l’époque, assister à l’accouchement, ce qui lui valut les foudres de ses pairs et du Conseil de l’Ordre des Médecins. Il était un peu trop précurseur pour son époque, et ses détracteurs, afin de ne pas laisser les pères entrer dans les salles d’accouchements, se réfugièrent derrière l’excuse des risques microbiens. Néanmoins, Bernard This campa sur ses positions, à travers de nombreux articles et des ouvrages très critiqués – « Naître » (1972), « Neuf mois dans la vie d’un homme », « Naître et sourire » (1977), « Le Père : acte de naissance » (1980). En 1979, il créa avec Françoise Dolto la 1ère Maison Verte à Paris, centrée sur l’accueil des enfants âgés de 0 à 3 ans et des parents. Des maisons qui s’opposent radicalement aux « pôles couples-enfants » proposés dans la plupart des hôpitaux français aujourd’hui : comme si le corps médical classique cherchait encore à nier la place du père.

Traditionnellement on l’a vu, les grossesses étaient l’apanage des mères, une affaire de femmes. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Faire un enfant est un vrai projet de vie, une décision prise à deux (en théorie parfois, de plus en plus en réalité) : un projet de couple. Il ne s’agit plus uniquement du duo mère/enfant, mais bien d’un trio : maman, papa, bébé. Tout est fait pour inciter le père à participer à l’aventure de la grossesse. Il lui est fortement conseillé d’assister aux échographies et autres rendez-vous gynécologiques, et les publicités marketing l’incluent dans le tableau autant que possible : il existe même en proposition à la vente toute une variété de porte-bébé conçus spécialement, exclusivement, pour les hommes. Dans un autre registre, on peut également évoquer la loi pour l’égalité hommes/femmes en matière de congés parentaux, votée au Sénat en 2013.

∙ Trouver sa place

Chez de nombreuses espèces animales, l’attachement au père ne se fait tout simplement pas. Chez les humains, cet attachement est long et progressif. Pour les pères, il n’y a pas les mêmes déclenchements hormonaux qu’avec la mère. A la naissance, les pères sont souvent déstabilisés par l’osmose entre la mère et l’enfant, et ont du mal à trouver leur place – et même à savoir qu’ils en ont une, et qu’ils doivent la prendre – là encore, les poids environnementaux -sociétal et familial- peuvent parfois être très lourds.

La conjugaison des temps passés avec les deux parents est pourtant très enrichissante pour l’enfant, puisque mères et pères n’ont pas les mêmes comportements ni les mêmes façons de faire. Pensons au concept du continuum : si la Nature a prévu deux êtres pour en créer un 3ème, il y a bien une raison, qui ne peut pas se limiter à de la biologie. Être père, ce n’est pas juste être un géniteur.

Il est donc important de permettre au père et au nourrisson de se rencontrer au plus vite après la naissance, afin de veiller à bien instaurer le lien dès les premiers jours et de bénéficier aussi du fabuleux taux d’hormones post-naissance. Inutile de stresser : chaque nouveau parent apprend en même temps que son enfant. Les maladresses ne doivent pas générer de la honte, ou des « je n’ose plus » – elles sont le fait de tout le monde.

∙ Paterner, c’est possible dès le début de la grossesse

Contrairement à la femme, le père ne vit pas le changement corporel et hormonal qui permet de prendre conscience de la grossesse et de la prochaine venue au monde de l’enfant. Il peut néanmoins s’impliquer dans la grossesse, en accompagnant aux échographies, à des cours de préparation ou d’accompagnement à l’accouchement, en faisant des massages apaisants, ou encore des marches accompagnatrices où il pourra par exemple faire des exercices respiratoires avec la maman. Et puis bien sûr il y a l’haptonomie, ou l’art de communiquer, par des caresses, le son de la voix et des jeux sur le ventre de la mère, avec le fœtus in utero – qui perçoit très bien si la main qui caresse est celle de sa mère, ou de quelqu’un d’autre. Le père a aussi une place importante à prendre dans la fabrication du nid qui accueillera l’enfant. Enfin, selon de récentes études scientifiques, l’impact du rôle tenu par le père sur le développement du cerveau de l’enfant serait aussi important que celui tenu par la mère.

Comment et pourquoi paterner ?

Prenez le temps d’assurer et de savourer pleinement vos fonctions paternelles. Un père peut, tout comme une mère, appliquer les principes du maternage proximal. Bien sûr, il ne peut pas allaiter, mais il peut participer à l’allaitement :

  • En s’installant auprès de la maman qui allaite : il peut guider bébé vers le sein, caresser bébé pendant la tétée, prendre soin de lui quand la tétée est terminée, etc.
  • En donnant du lait maternel tiré au préalable ;

Le père peut également pratiquer les autres aspects du maternage proximal :

  • Le peau-à-peau ;
  • Le co-dodo – même sans la maman qui, si cela convient au bébé/bambin, peut ainsi s’octroyer de temps en temps une sieste de sommeil par exemple, à condition bien sûr que le papa ait les ressources pour veiller à la sécurité et au bien-être du bébé ;
  • Le portage, qui est un instant privilégié et essentiel durant lequel le bébé ne se sent pas seul, dort mieux, régule sa température grâce à la proximité avec le parent, digère mieux et s’éveille au monde en observant les gestes au quotidien du parent qui le porte (d’où les multiples enrichissements quand bébé est porté à la fois par son père et sa mère : il bénéficie de deux points de vue différents sur la vie, et la façon de la vivre) ;
  • L’HNI (Hygiène Naturelle Infantile) et/ou le change, le bain ;
  • La LSF (Langue des Signes Française) et/ou les gestes et paroles, avec tendresse et douceur.

Le père participe ainsi, lui aussi, à l’établissement de la sécurité affective de l’enfant. Il se pose comme figure principale, tout comme la mère. L’enfant peut avoir plusieurs ports d’attache. L’enfant va savoir vers qui se diriger en fonction de sa demande, de son besoin. Le père ne prend pas la place de la mère dans le quotidien du bébé, pas plus qu’il ne met en danger sa place dans le cœur de l’enfant (encore une idée issue d’un conditionnement sociétal) : bien au contraire, il la complète.

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La destruction par l’humiliation

Tour d’horizon de l’humiliation pendant l’enfance

L’humiliation est induite par toutes les manifestations de maltraitances, qu’elles soient physiques ou psychologiques, extrêmement violentes ou associée aux maltraitances jugées anodines du quotidien.

L’humiliation, c’est aussi l’indifférence : négation des particularités de l’individu, voire de son existence. Pour un enfant, c’est par exemple mépriser son statut : en ne lui commandant pas d’assiette au restaurant par exemple (« tu piocheras dans mes frites »), en lui refusant une glace ou un gâteau « tu es trop petit pour l’avoir en entier »), etc.

Humilier un enfant c’est aussi le corrompre (on n’a peu d’estime de lui), ou par exemple limiter ses relations sociales (sous-entendu, il n’est pas capable d’en avoir ou bien ne les mérite pas).

L’humiliation qui ronge les parents ayant été victimes de violence dans leur enfance est le terreau sur lequel germe leur propre violence. C’est un vrai poison, qui engendre en permanence de nouvelles humiliations, et entretient la spirale de la violence : car les êtres humiliés ont un besoin vital de prendre à leur tour l’ascendant sur un autre être vivant – et forcément avec les enfants, c’est plus facile. De fait, les parents humiliés qui humilient à leur tour leurs propres enfants, perpétuent ainsi le cercle vicieux – à moins que les petites victimes trouvent, à un moment donné de leur vie, une oreille empathique et compatissante, un « témoin secourable ». Sans cette aide, l’humiliation reste un héritage qui se transmet de génération en génération.

La violence est un cercle vicieux dans lequel il est plus que facile de se faire prendre.

On distingue :

  • L’humiliation intentionnelle, qui vise à faire souffrir pour modifier (contrôler) le comportement ;
  • L’humiliation inconsciente, qui tient compte de nos ressentis adultes sans se placer du point de vue de l’enfant, ou en niant sa sensibilité et son degré de compréhension (les petits surnoms, les petites phrases assassines, les challenges photos du net, etc) : tout ce qui nie l’individualité de l’enfant, procure de l’amusement adulte à ses dépens, et le transforme en notre « chose ». 

L’humiliation est aussi très utilisée à des fins « éducatives ». Ces VEO (Violences Educatives Ordinaires) sont présentes à la fois dans le contexte familial et lorsque l’enfant se retrouve à l’extérieur, notamment en collectivités.
L’humiliation est très douloureuse, et ne mène à rien de positif. Elle ne résout pas les problèmes, et ne répond pas aux besoins de l’enfant. Tout au plus permet-elle à l’adulte de se valoriser faussement en faisant croire un instant à lui- même et peut-être à son entourage qu’il a eu le dessus. On retrouve l’humiliation sous toutes ses formes à tous les niveaux sociaux.

Impact des humiliations pendant l’enfance

Subir des maltraitances à forte dose bouleverse les circuits cérébraux en profondeur, et peut même aller, dans les cas les plus graves, à des répercussions sur le plan génétique. C’est justement particulièrement le cas pour tout ce qui a un caractère humiliant. Génétiquement, cela se traduit par la transmission des troubles anxieux, de la dépression, de l’incapacité à gérer le stress, des addictions incontrôlables, des troubles alimentaires, des troubles dissociatifs, etc. Comme pour la plupart des VEO, c’est la récurrence des humiliations qui crée l’impact dévastateur. 

L’humiliation détruit la conscience de soi, rend l’enfant incertain et complexé. Elle entraîne des psycho-traumatismes graves, qui compromettent le développement cognitif de l’enfant. Plus tard, il aura besoin d’accompagnement à de multiples niveaux : soutien scolaire, consultations en psychologie et/ou en psychomotricité. Cela peut mener à l’exclusion, scolaire, sociale, familiale, à la dépression, parfois au suicide.

Les effets dévastateurs de l’humiliation sur le cerveau de l’enfant favorisent le développement de personnalités « borderline » : agressivité, désintéressement, perte du sens de la vie, dépressions, comportements addictifs, dépendances aux narcoleptiques ou autres, idées suicidaires qui parfois trouvent leur aboutissement, intégration sociale précaire ou inexistante, etc. Tout cela a été prouvé par de nombreuses études scientifiques, recensées en 2015 par le gouvernement australien dans un rapport intitulé « Les effets des abus et de la négligence vis-à-vis des enfants dans l’enfance et l’adolescence ». (texte en anglais)

Les humiliations subies durant l’enfance donnent également lieu à de nombreuses somatisations, qui créent et installent dans le corps des pathologies réelles, plus ou moins graves. Une prise en charge psychanalytique du patient permettrait, ainsi que l’ont démontré notamment les nombreux travaux d’Alice Miller, de plonger aux sources du mal et ainsi de l’éliminer. Les travaux de Anne Ancelin et G. Devroede Schützenberger montrent de manière assez spectaculaire comment les patients déchargés du poids des secrets de l’enfance se retrouvent subitement libérés de leurs troubles pathologiques, sans intervention médicale.

Comment briser le cercle vicieux de l’humiliation transgénérationnelle

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Le DAL, qu’est-ce que c’est ?

Au fil de vos lectures sur l’allaitement maternel, vous pourrez être amené.e à rencontrer ce terme, mais qu’est-ce qu’il signifie ? Et, à quoi sert-il ? Dans quel cas l’utiliser ? DAL signifie « Dispositif d’Aide à la Lactation », appelé aussi parfois SNS « Système de Nutrition Supplémentaire », il permet de nourrir votre bébé en votre absence ou de le complémenter. Vous pouvez en acheter déjà prêts, notamment auprès de Medela. Mais vous pouvez également le fabriquer vous-même.

Pour cela, il vous faut : 

→ Une sonde à nutrition gastrique que vous pouvez vous faire prescrire par votre médecin traitant, pédiatre ou sage-femme. Pour le lait maternel ou si le débit est trop rapide, préférez une sonde ch5, peu importe l’âge de votre bébé. Pour du lait artificiel ou épaissi, commencez pas une sonde ch6.
→ Un biberon propre, ou autre contenant (qu’on puisse fermer, idéalement)

Si vous utilisez un biberon, commencez par élargir la tétine afin d’y faire passer la sonde. Elle servira de maintient de la sonde. Si vous utilisez un autre récipient, vous pouvez tout à fait utiliser du sparadrap afin de l’attacher sur le bord.

Vous pouvez couper le capuchon de l’embout. Glissez un côté de la sonde dans le contenant et attachez l’autre sur le sein ou le doigt en fonction de votre besoin.

Dans d’autres cas, notamment lors des tous premiers jours de votre enfant, lorsque ses besoins sont encore minimes, le DAL peut être simplement une seringue sans aiguille glissée dans la commissure des lèvres de votre enfant au début ou fin de tétée.

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Allaitement et freins restrictifs

Contrairement à ce qu’on peut lire parfois de la part de mères angoissées, l’allaitement ne doit pas faire mal. Si des douleurs se font sentir, c’est un signal d’alerte à prendre au sérieux. Dans ce cas, il est urgent d’en trouver la cause afin de vous soulager mais également de permettre une meilleure conduite de votre allaitement. Les causes peuvent être diverses : une mauvaise position de votre bébé, une confusion, des canaux lactifères bouchés, une mastite, une candidose… Ce n’est pas pour autant qu’elle est normale. Parmi les causes possibles, se trouvent les freins de lèvres et de langue restrictifs. Que sont-ils ? Comment les repérer ? Comment s’en sortir ? Focus sur un mal encore trop peu connu de nombreux accompagnants.

Les freins buccaux, qu’est-ce que c’est ?

Nous avons, tous, plusieurs freins dans notre bouche. Leur présence est normale. Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur celui de la lèvre supérieure et la langue. Il s’agit d’une petite membrane que nous pouvons parfois sentir en collant notre langue au palais ou en étirant notre lèvre. Il arrive parfois qu’ils soient trop courts ou trop rigides. Ils peuvent être la source de difficultés au bon développement de la structure de la bouche ou du langage, bien que, d’après la société canadienne de pédiatrie, toutes les ressources ne se rejoignent pas sur ce point. Cependant, ils peuvent être une entrave au bon déroulement de l’allaitement dans certains cas. Ils peuvent également poser problème au biberon, même si cela semble moins fréquent. Néanmoins, si le diagnostic et le traitement vous semblent laborieux, n’oubliez pas que cela ne dure qu’un temps. Et qu’une fois que tout sera passé vous pourrez découvrir des tétées plus agréables avec votre bébé. Passer « simplement » au biberon ne masquerait que le problème quelques temps. Si nous restons sur l’hypothèse où des freins restrictifs peuvent être problématiques quant au bon développement de la mâchoire et du langage, il est alors préférable d’en avoir conscience au plus tôt afin de pouvoir agir en conséquences.

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Allaitement et allergies

Quand on allaite, on peut manger de tout… En théorie ! Aucun aliment n’est strictement déconseillé à cause de l’allaitement. Cependant, il faut rester attentive aux réactions de notre bébé. En effet, les allergènes que vous consommez passants dans votre lait, si votre enfant ne supporte pas un aliment, son corps vous le dira. Comment repérer une allergie ? Quelles sont les plus courantes ? Que faire en cas d’allergie ? C’est ce que nous allons voir tout de suite.

Repérer l’allergie.

Les symptômes

Dans l’inconscient collectif, l’allergie se manifeste forcément par des gonflements, notamment à la gorge, et un choc anaphylactique. Or, ce n’est pas toujours le cas. Certains symptômes peuvent être moins visibles ou plus longs à apparaître. Certains parents se retrouvent dépassés, certains bébés se retrouvent en souffrance, parce que personne ne les oriente vers la piste de l’allergie. Ce sont des mois d’errance parfois, surtout lorsqu’il y en a plusieurs, avant de trouver les réponses… Lorsqu’elles le sont et que le symptôme n’est pas simplement masqué par des traitements divers. Éliminer le symptôme ne signifie pas éliminer la cause. Exemple : Si votre enfant souffre de reflux, la piste allergique est à explorer. Des médicaments pourront aider à apaiser la douleur des remontées ou leur fréquence, mais l’éviction permettra à l’enfant d’être réellement soulagé.

Attention, ils n’apparaissent pas nécessairement juste après le repas. Certaines peuvent mettre plusieurs jours à se déclencher (allergie retardée ou intolérance). De la même façon, les symptômes peuvent être légers chez certains, mais impressionnants chez d’autres. Voici une liste de réactions qui devraient vous pousser à vous questionner sur une allergie :

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Allaitement et travail

Une légende raconte que le travail et l’allaitement seraient incompatibles. On rencontre parfois certaines mères qui ont décidé de sevrer leur enfant juste avant la reprise ou de ne pas allaiter du tout car leur congé maternité est trop court. En France, en 2019, sa durée est de dix semaines pour les deux premiers enfants. Il est un peu plus long à partir du troisième enfant. Le congé parental existe, mais sa rémunération freine nombre de famille à y prétendre. Pourtant, toutes les femmes allaitantes ne sont pas mères au foyer. Certaines allaitent leur enfant jusqu’au sevrage naturel -qui, rappelons-le, se situe entre 2 ans et demi et 7 ans- tout en ayant une activité professionnelle, parfois même aux horaires très intenses. Si ce n’est pas forcément chose aisée, elle n’en est pas pour autant impossible. Alors, comment font-elles ? Comment allier allaitement et travail à l’extérieur ? Comment tirer son lait et le servir au bébé ? Cet article est là pour vous apporter des pistes de réponses.

Ce que dit la loi :

Dans un premier temps, sachez que la loi est de votre côté afin de vous aider à maintenir votre allaitement à la reprise du travail. Pensez également à vous référer à la convention collective de votre entreprise, certaines peuvent ajouter des éléments protecteurs supplémentaires.

Pendant une année à compter du jour de la naissance, la salariée allaitante dispose à cet effet d’une heure par jour durant les heures de travail.

Article L 1225-30

La salariée peut allaiter son enfant dans l’établissement.

Article L 1225-31

Tout employeur employant plus de cent salariées peut être mis en demeure d’installer dans son établissement ou à proximité des locaux dédiés à l’allaitement.

Article L 1225-32
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Allaitement et césarienne

Pour certaines personnes, cela ne fait aucun doute, allaiter après une césarienne est impossible. D’ailleurs, beaucoup de mères semblent encore penser que les deux sont totalement incompatibles. C’est faux ! Heureusement, la césarienne en elle-même n’empêche pas de donner le sein. Faisons le point sur cette croyance populaire.

  • Pourquoi dit-on qu’on ne peut pas allaiter après une césarienne ?
  • Le type de césarienne
  • Le projet de naissance
  • La séparation
  • Extraction du lait
  • La montée de lait
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Allaitement : La désinformation

Allaitement ou biberon ? Lorsque l’on se pose la question, pendant la grossesse, avant de concevoir, ou à n’importe quel moment de notre vie, en plus d’être confrontés à nos idées préconçues, nous tombons sur un grand nombre d’informations contradictoires. Que ce soit de la part de professionnels de santé, de notre famille, sur internet, et même dans les livres. Difficile de savoir où donner de la tête. Pourquoi allaiter semble si compliqué ?

Une société biberon

Depuis notre plus jeune âge, nous grandissons dans une société où le bébé est assimilé au biberon et à la tétine. Dans les livres d’histoire pour enfants, les poupons, les publicités, nous avons, pour la plupart d’entre nous, évolués dans un monde où la norme alimentaire du tout-petit était ailleurs de la norme biologique. Même dans les fermes, certains enfants n’ont jamais vu de veau téter mais auront pu donner le biberon à des chevreaux. Nous avons donc, plus ou moins consciemment, intégré que c’était normal. C’est ainsi que l’allaitement est diabolisé et peut être perçu comme quelque chose de sale et de malsain. Rejeter quelque chose qu’on ne connaît pas n’est pas un comportement rare, l’alimentation humaine n’est pas une exception dans le domaine. De fil en aiguilles, les peurs se transforment, laissent place à des mythes, qui eux aussi sèmeront doutes et peurs chez la jeune mère. Même les plus averties d’entre nous ont parfois pensé que donner le biberon serait plus simple ; ou qu’elles manquaient de lait. La promotion des laits industriels, autrefois utilisés uniquement dans les cas où la mère ne pouvait réellement pas donner le sein à laisser entendre à bon nombre de femmes qu’elles n’étaient pas capable. Petit à petit, non seulement, elles ont inconsciemment assimilé qu’un bébé doit être nourri au biberon mais elles ont également perdu confiance en leur capacités naturelles à allaiter.

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A moi ! lorsque l’Ego paraît !, de Valérie Vayer – Le lien d’Amour inconditionnel

Les changements climatiques et la surutilisation des ressources fossiles ne sont pas les seuls à mettre en péril le devenir de notre civilisation – le non-respect et la négation de l’être humain sont aussi des problèmes majeurs, qui précipitent notre monde dans le mur.


Nous sommes plusieurs dans l’équipe de Vivre en Famille à avoir été bouleversés.es par la lecture de l’ouvrage « A moi ! lorsque l’Ego paraît ! Pour une égologie pratique » écrit par Valérie Vayer et édité en 2018 chez Le Hêtre Myriadis. N’ayons pas peur des mots : ce livre a littéralement changé nos vies. Nous espérons que, à l’issue de la lecture de cet article qui va vous présenter l’ouvrage et les théories de Valérie, vous aurez à votre tour l’envie de vous plonger dedans, et en ressortirez transformés.es, pour le plus grand bonheur et le bien-être des enfants, d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Tout d’abord, laissez-nous vous présenter la maison d’édition :

Les éditions Le Hêtre Myriadis est une maison d’édition indépendante, dirigée par Daliborka Milovanovic et Mélissa Plavis, dont les thèmes de prédilection sont l’écoparentalité, l’éducation et l’écologie des relations. Vous pouvez les découvrir et les suivre sur leur blog : blog.lehetremyriadis.fr 

Ces deux femmes sont très impliquées dans le maternage proximal, et tout ce qui concerne la défense des droits et besoins de l’enfant, en tenant compte de ce que la Nature a prévu, plutôt que des conditionnements omniprésents dans la société d’aujourdhui. Elles proposent des articles et des ouvrages à la vente, tous centrés sur ces mêmes thèmes, tous tournés vers un même but : revenir à des modes d’accompagnement de l’enfant plus simples et naturels.


Et l’Ego, c’est quoi en fait ?

Le dictionnaire donne une définition très simple : l’Ego, c’est le moi, le sujet pensant. Le « sentiment de soi » selon Antonio Damasio ; on peut aussi dire, la « conscience » de soi. 

Pour Valérie, l’Ego suit un cycle de vie, ce qu’elle appelle l’« ego genèse ». L’ego de chaque individu est d’abord transparent, puis débutant (durant les 7 premières années de vie) puis il s’affirme environ à partir de 9 ans (elle parle alors d’« ego confirmé ») et finalement devient mature. De ce fait, les parents ont un rôle primordial à jouer dans ce processus : un enfant qui ne peut affirmer son ego, parce que victime de maltraitances qui l’inhibent, ne développera pas sa vraie personnalité, et sera toute sa vie un autre (sauf s’il rencontre un témoin secourable qui va l’aider à retrouver son ego refoulé et enfoui, et lui permettre de se dévoiler enfin au grand jour).

L’amour inconditionnel – l’Amour avec un grand A

Selon Valérie, un ego bien portant ne nécessite qu’une chose : l’Amour inconditionnel. C’est quelque chose de naturel, d’inné, une force qui anime les mères (et parfois les pères aussi) à la naissance de leur enfant – enfin, qui devrait

L’Amour inconditionnel, c’est :

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Ressources pour les enfants qui s’intéressent à la langue/culture Espagnole

Votre enfant est intéressé pour découvrir l’Espagne et sa culture et/ou la langue Espagnole.

IEF : quelles stratégies pour répondre au besoin de l’enfant ?

Votre enfant vous a manifesté son intérêt pour la langue espagnole et/ou pour la culture espagnole mais vous ne parlez absolument pas espagnol, n’êtes jamais allé en Espagne et ne vous étiez jamais renseigné à propos de ce pays ?

Pas de panique : avec l’IEF, de nombreuses approches s’offrent à nous. Nous vous conseillons la lecture de ces articles sur le sujet des langues, en lien avec l’IEF :

Si vous parlez vous-même espagnol, nous vous conseillons de pratiquer un maximum la langue au quotidien afin que vos enfants se familiarisent et s’imprègnent de la langue. Vous pouvez également organiser des rencontres avec des personnes pratiquant cette langue.

Lorsque l’enfant est demandeur de supports écrits, d’exercices formels ou de jeux en ligne, pour les parents IEF, c’est souvent de longs moments de recherches avant de dégoter des supports :

  • intéressants pour l’enfant,
  • complets et pertinents pour un bon apprentissage de la langue,
  • et… le moins cher possible pour les parents.
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