Restriction de l’IEF (Instruction En Famille) pour la rentrée scolaire 2021 : Attention, Enfants en Danger

Emmanuel Macron, lors d’un discours sur le “séparatisme” prononcé le 2 octobre 2020, a fait part de son intention de strictement restreindre l’IEF, en limitant ce droit aux enfants ayant des problèmes de santé – lesquels restent eux-mêmes à définir.

Prendre une telle décision serait absolument dramatique pour nombre d’enfants et leur famille, et nous allons vous expliquer pourquoi.

Article et données mises à jour le : 24 octobre 2020

Qu’est-ce que l’IEF ?

IEF, c’est l’acronyme d’Instruction En Famille. Il s’agit d’un DROIT qui est malheureusement encore mal connu en France, en partie à cause des médias qui désinforment encore très souvent par l’utilisation du terme biaisé d’ “école obligatoire”, alors que c’est strictement faux : jusque-là, c’est uniquement l’INSTRUCTION qui est obligatoire. Ce droit est inscrit dans le code de l’Education, qui remonte à 1882. Pour plus d’infos sur le cadre légal, vous pouvez consulter les pages des associations de défense de l’IEF.

L’IEF, c’est donc le fait de ne pas scolariser, ou de déscolariser, son ou ses enfants : il ne va pas (ou plus) à l’école, mais est instruit en famille, par un ou des membres qui l’entourent et l’accompagnent au quotidien. Il existe probablement autant de modes d’instruction en famille, que de familles qui la pratiquent. Certains ont choisi de faire “l’école à la maison”, c’est-à-dire de reproduire, plus ou moins fidèlement, ce qui est fait en classe ou selon les programmes établis par l’Éducation nationale. D’autres, a contrario, se laissent voguer au fil des jours, saisissant chaque opportunité que la vie met sur leur chemin pour créer ou entretenir un nouvel apprentissage – on appelle cela communément le unschooling. Vous trouverez une foule d’articles à ce sujet sur le site pass-education.fr, rubrique IEF (en haut à droite, en orange).

Restreindre l’Instruction en Famille pour lutter contre le séparatisme islamiste ?

De manière générale, l’IEF en France souffre cruellement d’un manque continu d’informations à la population. Le président de la République, dans son discours du 2 octobre, a contribué à fonder et entretenir l’amalgame entre instruction en famille (ou, non-scolarisation) et séparatisme (“islamiste”, en l’occurence). En effet, à la base, ce projet de loi s’inscrit dans le cadre de son plan de lutte contre le “séparatisme islamiste”.

L’amalgame en a choqué plus d’un, dans les milieux IEF comme dans les milieux musulmans, mais il a aussi choqué -et heureusement- des gens qui ne sont concernés par aucun des deux. Cet amalgame est d’autant plus dangereux qu’il stigmatise les familles musulmanes en IEF, les pointant du doigt comme étant potentiellement des menaces à la Nation – ce genre de discours ne vous rappelle rien ?

Dans la réalité, qu’en est-il ? existe-t-il réellement un lien entre la non-scolarisation d’un enfant et le terrorisme ?

  • On ne retrouve AUCUN CAS CONCRET de terroriste français ayant été instruit en famille ! Bien au contraire, tous les terroristes incriminés sur le territoire national ces dernières années ont tous fréquenté les bancs de l’école de la République.
  • Si l’on creuse un peu et que l’on prend le temps de se renseigner et d’observer le quotidien des familles IEF, on se rend rapidement compte que leur voie est bien plus souvent celle de la liberté d’opinion et de la tolérance. Les familles IEF sont ouvertes au monde, et participent très souvent à des rencontres permettant aux enfants de côtoyer des populations très variées
  • L’Instruction en Famille est déjà contrôlée, strictement, encore plus depuis le décret du 2 août 2019. Le projet de loi du président vient donc totalement remettre en cause les bons soins des membres de ces rectorats, mandataires de l’autorité de l’Éducation Nationale… ce qui ne manque pas de poser question, alors qu’il manifeste son intention d’envoyer encore plus d’enfants sur les bancs de l’école …
  • Enfin, l’État veille aussi au grain grâce aux travaux du groupe Miviludes, chargé de surveiller les activités sectaires ou affiliées. Or, ce groupe de recherches n’a à ce jour rapporté aucun souci de séparatisme ou de radicalisation provenant de familles IEF.

On se demande donc sur quoi se base le président pour évoquer un risque de radicalisation islamiste lié à l’Instruction en Famille. Peut-on réellement remettre en cause la vie de plusieurs dizaines de milliers d’enfants, sur un doute n’ayant absolument aucun fondement ? est-ce là le principe de la Justice dans notre pays ?

Pourquoi se battre pour conserver ce droit ?

Alors que pour certaines familles, perdre ce droit serait leur pire cauchemar, il reste que beaucoup de parents se demandent sans doute encore pourquoi c’est si important de conserver ce droit – outre le fait élémentaire que perdre un droit, constitue en soi une vraie régression.

Afin d’informer ceux qui ne le sont pas, faisons un tour d’horizon succinct et non-exhaustif, mais listant néanmoins les principaux arguments en faveur de l’IEF – autant d’éléments qui crient la nécessité absolue de conserver ce droit !

En quoi l’école française pose-t-elle souci pour bien des enfants ?

Les violences institutionnelles

Tout d’abord, évoquons les violences institutionnelles ordinaires. Les découvertes des neurosciences de ces 30 dernières années nous ont appris énormément de choses sur le développement de l’enfant, que ce soit au niveau cérébral, psychique ou physique – les trois étant étroitement liés, et dépendants les uns des autres. Il s’agit là d’un point majeur : comment le gouvernement pourrait-il décemment nous obliger à mettre nos enfants à l’école, et ce dès 3 ans, alors que les principes fondamentaux de cette même école n’ont pas été remodelés depuis des décennies ? aucune adaptation concrète n’a été faite dans les institutions scolaires alors que les preuves scientifiques ont bel et bien été établies. Comment peut-on décemment, sachant ce que l’on sait grâce aux neurosciences, continuer en toute légalité à ne pas respecter les besoins élémentaires de l’enfant ? Comment, en France, en 2020, peut-on encore penser qu’un enfant de 3, 4 ou 5 ans, et même au-delà, va aller aux toilettes/boire/manger/dormir/faire telle activité ou telle autre, sur commande, quand cela arrange l’adulte ?

La santé

Dans son discours du 2 octobre 2020, Emmanuel Macron PROPOSE que l’instruction en famille soit, à partir de septembre 2021, strictement limitée aux impératifs de santé. Cela pose plusieurs problèmes majeurs :

  1. comment évaluer décemment la limite à partir de laquelle l’enfant pourra ou non bénéficier du droit restreint à l’Instruction en Famille ?
  2. comment seront gérées les erreurs de diagnostic ?
  3. comment seront pris en compte les problèmes d’errance médicale, de longueur du parcours avant la pose de diagnostic ? de difficultés matérielles d’accès aux soins ? de difficultés d’accès à l’information elle-même ?
  4. les praticiens bénéficieront-ils enfin de formations adéquates, qui leur permettent d’être au fait des évolutions des connaissances liées aux progrès des neurosciences ?
  5. l’école française, à l’heure actuelle, faillit déjà à accueillir convenablement tous les élèves… Comment donc pourrait-elle prétendre en rajouter quelques dizaines de milliers ?(l’estimation du nombre d’enfants actuellement en IEF est, selon Emmanuel Macron, de 50000)
  6. le racisme est encore très présent dans le pays, à tous les niveaux – à l’école, comme dans le parcours médical. Quelle prise en charge donc pour les enfants “non-blancs” souffrant de trouble, de handicap, et dont certaines familles vivent déjà en précarité économique, sociale et médicale ?

En effet, cette société non-inclusive (et donc, validiste) ne prend pas en compte bon nombre de handicaps invisibilisés, comme par exemple les DYS-, TSA, TDA/H. Ce n’est pas parce qu’on ne les voit pas au premier coup d’œil que ces handicaps n’existent pas. Bien souvent, les praticiens eux-mêmes, faute de disponibilité ou de formation suffisante aux progrès permanents en terme de compréhension de la neurodiversité, sont inaptes à poser le bon diagnostic. Il semble aberrant que, malgré les progrès scientifiques, il reste très difficile d’obtenir un diagnostic qui corresponde vraiment à la réalité de l’enfant, et pourtant c’est une cruelle réalité. Comment, dans ces conditions, est-il éthiquement possible de suspendre un droit inscrit dans nombre de textes officiels à des diagnostics qui ont déjà énormément de difficultés à être posés ?

Le séparatisme à l’occidentale

Et il n’y a pas que ça : un enfant peut tout simplement ne pas se sentir bien en collectivité, sans qu’il ait pour autant un trouble ou un handicap ! n’est-il pas simplement plus naturel de juste rester en famille ? Pourquoi donc, dans nos sociétés occidentales dites modernes, faut-il à tout prix que parents et enfants soient séparés le plus -vite, tôt et souvent- possible ? Pour travailler plus, pour produire davantage ? pour qui ? posons-nous réellement la question, pour quoi, pour qui faisons-nous des enfants, si c’est pour les laisser à la collectivité dès leurs premières années de vie ? au fond de nous, au plus profond de nous, dans notre cœur, notre âme et notre conscience, est-ce que, sincèrement, on ne préfèrerait pas plutôt : ne pas avoir toutes ces contraintes, mais juste avoir plus de temps de qualité à passer avec nos enfants ? Certains enfants, ceux qui n’ont pas encore renoncé, ceux qui n’ont pas encore été brisés, ceux qui écoutent encore leurs besoins intérieurs, naturels, l’ont bien compris : ils ne veulent pas aller à l’école, simplement parce que leur instinct naturel leur dit que leur place est au côté de leurs parents. Et la voilà, la vraie définition du séparatisme : vouloir séparer les enfants de leurs parents, le plus possible et le plus tôt possible. C’est un des chevaux de bataille de toute notre équipe chez Vivre en Famille, mais aussi d’autres auteurs et de parents, même si tous n’osent pas encore le dire haut et fort. Le séparatisme (terme tiré des travaux de Valérie Vayer) en France est un vrai sport culturel, et à bon nombre de niveaux ! Nous sommes en 2020, il est particulièrement urgent que la population ouvre les yeux au sujet de la banalisation du non-respect du continuum !

Anéantir les dispositions spontanées de l’enfant (en le faisant rentrer dans le moule)

Chaque enfant est un individu… ce qui signifie qu’il est UNIQUE. Il a ses propres centres d’intérêt, son propre rythme, ses propres envies et besoins en matière d’apprentissage. Nous, parents, savons tous cela : nous n’avons pas tous la même façon de travailler, pas les mêmes méthodes pour travailler et mémoriser ; l’un adore l’histoire et l’autre la géographie, etc. L’école hélas, met tout le monde dans le même moule, pour des raisons logistiques évidentes, causées notamment par le nombre d’enfants et le coût financier de la chose. Ce faisant, elle éteint peu à peu l’étincelle présente en chacun de nous, ces “dispositions spontanées” si chères à André Stern. Ce faisant, elle prive la Nation toute entière, pour ne pas dire le Monde, d’autant de cerveaux qui auraient pu se développer sainement si seulement on leur en avait laissé l’opportunité… Et en effet, les médias le taisent souvent, mais beaucoup de célébrités ne sont pas allées à l’école.

Les violences ordinaires

L’école, de par son mode de fonctionnement même, favorise intrinsèquement les violences ordinaires – elle en est le terreau. Il ne s’agit en effet pas seulement du non-respect de l’enfant en tant qu’individu ayant des besoins qui lui sont propres. Il s’agit aussi de toute une cohorte de fléaux qui détruisent des vies entières – et ce, même si l’enfant ne va pas jusqu’au suicide. En voici une liste non-exhaustive :

  • harcèlement scolaire, phobie scolaire
  • sexisme, transphobie
  • racisme, xénophobie, islamophobie
  • validisme, psychophobie, non inclusion des personnes sourdes
  • négation, moquerie ou ignorance des troubles d’apprentissage
  • burn-out de l’enfant
  • etc…

Il est bien réel, hélas, et se pencher dessus devrait peut-être devenir une priorité gouvernementale, avant de chercher à y envoyer plus d’enfants… ?

En quoi l’IEF sauve des enfants ?

  • les besoins primaires de l’enfant peuvent être respectés sans problème
  • il grandit en s’épanouissant auprès de sa famille : ses figures d’attachement. Il n’est pas terrorisé à l’idée de passer sa journée avec des adultes inconnus, qui ne le connaissent pas et qui n’ont pas forcément les mêmes valeurs de respect de l’enfant que ses parents
  • les enfants souffrant d’errance médicale ou d’erreur de diagnostic ne sont pas laissés pour compte au fond d’une salle de classe, ils sont accompagnés pour leur singularité avec toutes leurs particularités
  • les enfants sont libres d’apprendre à leur rythme et selon leurs envies, accompagnés par leurs parents qui veillent à mettre à leur disposition de quoi nourrir leur curiosité naturelle
  • l’enfant grandit à l’abri de la violence institutionnelle. Rassuré par la présence aimante de ses parents, il se développe et s’épanouit en toute sécurité : une étape éducative essentielle pour forger des individus aptes par la suite à affronter la société. Contrairement à ce qui est communément admis, confronter l’enfant dès son plus jeune âge à la violence sociétale ne lui permet pas d’apprendre à se défendre. Bien au contraire, il en devient à son tour une victime. Alors que l’enfant qui aura grandi en confiance, trouvera la force.

Cela fait rêver, n’est-ce pas ? Honnêtement, posez la question à votre cœur de papa ou de maman, est-ce que ce mode de vie ne vous semble pas idéal pour le bien-être de votre enfant ? pour sa bonne santé, physique et mentale ?

Pourquoi sommes-nous TOUS CONCERNÉS (et pas uniquement les familles IEF) ?

Pour rappel, voici ce que l’OMS préconise pour la bonne santé de chaque individu :

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. » Cette définition colle plutôt bien à tout ce que permet l’IEF, vous ne trouvez pas ?

Pourtant, l’intention du gouvernement est bien de limiter strictement l’accès à l’Instruction en Famille pour raisons de santé. Il est tellement injuste d’imaginer que la liberté d’apprentissage ne serait autorisée qu’aux personnes assez infirme ou malade pour la “mériter” – ce serait une stigmatisation de plus, avec des conséquences psychologiques dramatiques. Combien d’enfants, face à cette loi, face à son simple projet-même, vont véritablement se rendre malade pour avoir droit au précieux sésame ?

La France, depuis 1946, fait partie des 61 Etats fondateurs de l’OMS et à ce titre doit demeurer fermement attachée au développement sain de l’enfant. Comment le fait d’obliger des enfants à se rendre à l’école de force pourrait-il être pertinent pour la santé, et compatible avec une bonne santé pérenne ?

Au-delà de l’IEF, une vraie menace pour nos libertés fondamentales

Ainsi que nous l’avons déjà évoqué, la liberté du choix d’instruction est un DROIT, que l’on retrouve dans plusieurs textes fondamentaux régissant nos sociétés occidentales :

Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leur enfants.

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 1948, article 26-3

L’Etat, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et cet enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques.

Protocolo additionnel à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, 1952, article 2, protocole n°1.

Les Etats parties garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité

Convention internationale des droits de l’enfant, 1989, Article 12-1

Afin de respecter la liberté de religion et de conscience des parents, les États doivent : […] S’abstenir de s’immiscer dans la manière dont les parents éduquent leurs enfants à la maison

PIDCP, Article 18 (Pacte international relatif aux droits civils et politiques)

La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie.

Art 16 – Code Civil

Ces extraits ont été choisis parmi beaucoup d’autres, que l’on pourrait également citer.

On constate aisément que le président s’attaque donc à un droit bel et bien inscrit et reconnu. Comment cela est-il possible ? et surtout, où est-ce que cela va nous mener ? Nous sommes réellement tenus de nous interroger ici, TOUS, citoyens français, sur l’avenir de nos libertés.

N’hésitons donc pas à faire entendre nos droits, et n’hésitons pas à encourager les enfants à faire de même : cela participe pleinement à leur “éducation civique”, si chère à l’Éducation nationale, et cela va tellement à l’encontre de leur argument de séparatisme ! Leur montrer que nous ne sommes absolument pas les terroristes qu’ils redoutent tant, c’est construire une meilleure défense de nos droits.

L’UNICEF, qui milite pour les droits de l’enfant à travers le monde depuis le lendemain de la seconde guerre mondiale, peut nous aider dans notre combat, notamment en donnant la parole aux enfants.

Par ailleurs, si vous souhaitez nous aider à maintenir le droit à l’instruction en famille, et ainsi contribuer à lutter pour la pérennité de nos droits et libertés, pour ce qui fait la valeur de la République, sachez que l’association nationale de défense de l’IEF, l’UNIE, recense sur son site les actions que chacun peut mettre en place.

Dans l’optique d’informer les personnes qui ne connaissent pas du tout l’existence de l’enfance hors école, l’espace IEF chez Pass éducation met à l’honneur des témoignages de familles.

Nous avons réuni quelques vidéos au sein d’une playlist #TouchePasàMonIEF sur notre chaîne youtube :

Pensez à rester Uni.e.s (sans jeu de mot!) en rejoignant les groupes et pages facebook IEF de votre région, ainsi que le groupe pour le maintien de l’ief (instruction en famille) en 2021 qui est modéré par notre équipe.


Signons et diffusons au plus grand nombre la pétition qui sera présentée devant l’assemblée : https://www.mesopinions.com/petition/enfants/maintien-droits-instruction-famille/107871 On a dépassé les 100 000 ! Continuez de partager svp !

Soutenons les associations :


L’équipe de Vivreenfamille.org a réellement à cœur de conserver les droits des familles IEF pour la liberté d’instruire leurs enfants de la manière qui leur semble la plus appropriée pour l’épanouissement de chacun. Notre site s’inscrit de ce fait parmi les cosignataires de la pétition pour le maintien des droits à l’instruction en famille.

Nous disposons d’une catégorie dédiée à l’IEF depuis 2017. Au sein de cet espace, nous partageons de multiples ressources utiles pour les parents instructeurs et les enfants instruits en famille.

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Ressources pour les enfants qui s’intéressent à la langue/culture Espagnole

Article et données mises à jour le : 24 mai 2020

Votre enfant est intéressé pour découvrir l’Espagne et sa culture et/ou la langue Espagnole.

IEF : quelles stratégies pour répondre au besoin de l’enfant ?

Votre enfant vous a manifesté son intérêt pour la langue espagnole et/ou pour la culture espagnole mais vous ne parlez absolument pas espagnol, n’êtes jamais allé en Espagne et ne vous étiez jamais renseigné à propos de ce pays ?

Pas de panique : avec l’IEF, de nombreuses approches s’offrent à nous. Nous vous conseillons la lecture de ces articles sur le sujet des langues, en lien avec l’IEF :

Si vous parlez vous-même espagnol, nous vous conseillons de pratiquer un maximum la langue au quotidien afin que vos enfants se familiarisent et s’imprègnent de la langue. Vous pouvez également organiser des rencontres avec des personnes pratiquant cette langue.

Lorsque l’enfant est demandeur de supports écrits, d’exercices formels ou de jeux en ligne, pour les parents IEF, c’est souvent de longs moments de recherches avant de dégoter des supports :

  • intéressants pour l’enfant,
  • complets et pertinents pour un bon apprentissage de la langue,
  • et… le moins cher possible pour les parents.
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Comment accompagner son enfant vers le sommeil ? (Sans l’y contraindre)

Poids de l’environnement et du conditionnement sociétal dans les rituels du coucher, et pourquoi il est important de s’en défaire.

La norme sociale veut que le moment où l’enfant « va au lit » soit décidé par les parents. Pourtant… Imposer une heure de coucher à un enfant qui n’est pas fatigué/prèt à s’endormir, parce que ça nous arrange (il y a des impondérables le lendemain : travail, école, …) ou retarder l’heure de sommeil parce que l’on n’est pas disponible pour accompagner l’enfant (quand on reçoit des invités par exemple ou sur un lieu de vacances) : c’est insécurisant et néfaste pour son bien-être, le développement de son corps, et l’apprentissage de ses ressentis. Votre relation parent-enfant en prend un coup, elle aussi. Ça peut arriver une fois par mois quand on n’a pas géré l’environnement extérieur mais si cela devient systématique, c’est qu’il y a un problème de choix de vie et/ou d’organisation.

Par ailleurs, demander à un enfant de se dépêcher (pour aller au lit) est contre-productif et nuit à son bien-être. En effet, lorsque le parent demande à l’enfant de se dépêcher, le cerveau de l’enfant réagit par une décharge de stress, d’abord parce qu’il ne sait pas forcément ce que ça veut dire, ensuite parce qu’il en est physiologiquement encore incapable, enfin parce qu’il ne comprend pas pourquoi on lui impose ce stress. Son corps devient alors tout mou et il a du mal à coordonner ses mouvements et ses pensées. Généralement cela énerve les parents qui interprètent cela comme un affront, pourtant il s’agit bien de la part de l’enfant d’une réaction physiologique involontaire et incontrôlable. Si le parent commence à s’énerver, fronce les sourcils, insiste, menace, insulte l’enfant et/ou le fait culpabiliser, la décharge de stress est aggravée. Le corps de l’enfant se fige, c’est comme s’il ne pouvait plus bouger. Dans son cœur, il éprouve de la honte, de la peur. Et dans sa tête, il peut se dire : je ne suis pas un bon enfant, Papa/Maman ne m’aime pas, je lui cause trop de problèmes.

Il n’y a pas de technique pour faire en sorte qu’un enfant aille plus vite : ce serait aller contre son rythme naturel, ce serait le couper dans son enthousiasme et son besoin de jouer, ou d’observer et apprendre à son rythme. En revanche, nous pouvons changer notre environnement, et améliorer notre rythme de vie et l’organisation familiale.

Accompagner et rassurer

Pourquoi est-il important que le parent accompagne son enfant vers le sommeil ?

Un enfant dont le parent est disponible pour cet accompagnement est pleinement rassuré. Il doit savoir/sentir que son parent sera là, quel que soit le moment où les signes de sommeil vont se manifester. Cela lui permet d’aborder ce temps qui est avant tout pour le jeune enfant, un temps de séparation du parent, plus sereinement (beaucoup d’enfants ont peur de s’endormir à cause de ça : est ce que je vais me réveiller ?, est ce que mes parents seront toujours là au réveil ?). Il est tout aussi important que le parent ne force pas le sommeil : si les signes de fatigue ne sont pas là, il est vain de tenter de forcer l’enfant à s’endormir. Cela est source de nombreux conflits au sein des familles. Il est important que les parents soient bien conscients de cela : un enfant ne s’endort pas à la demande, selon les besoins plus ou moins impératifs des parents, quand ça les arrange, quand ils en ont besoin.

Un bébé ou un enfant s’endort quand il est fatigué. C’est aussi simple que cela. Est-ce que vous vous imaginez, vous, vous endormir tranquillement alors que vous n’avez pas sommeil, mais pour satisfaire le besoin de quelqu’un d’autre ? C’est comme si vous preniez un comprimé lorsque c’est votre conjoint qui a mal à la tête, comme si vous vous forciez à manger alors que c’est lui qui a faim.

Reconnaître les signes de fatigue : quand l’enfant est prêt pour le temps de sommeil

Chaque être vivant possède ses propres signes indiquant qu’il est fatigué et prêt pour le sommeil. Le petit humain n’échappe pas à ce fonctionnement. Il est important que les parents/les personnes vivant avec l’enfant apprennent à reconnaître ces signes, afin de l’accompagner au mieux dans ce moment de la fin de journée qui peut parfois s’avérer très angoissant. Il est tout aussi important que les parents apprennent aux enfants à reconnaître eux-mêmes ces signes, à être à l’écoute de leur corps et à entendre et respecter les signaux qu’il leur envoie, en leur apportant une réponse adéquate. Plus l’enfant est accompagné tôt dans cet apprentissage, plus cela est bénéfique pour lui : il saura toute sa vie être à l’écoute de son corps et de ses besoins. Même quand il n’est encore qu’un tout petit bébé, nous pouvons l’aider en décrivant ce qu’il ressent, et en mettant des mots sur les manifestations diverses de la fatigue. Nommer va contribuer à rassurer l’enfant sur ce qui se passe en lui. En identifiant ces signes de fatigue, il apprend à y répondre rapidement et donc à répondre à ses besoins.

Quels sont ces signes ?

  • les frissons ;
  • refroidissement du corps ;
  • les yeux piquent/l’enfant éprouve le besoin de se frotter les yeux ;
  • il ressent le besoin de prendre son doudou ;
  • il demande à être porter / il veut des câlins – il est moins attentif ;
  • s’il a une petite habitude de dodo, comme sucer son pouce, s’enrouler une mèche de cheveux autour d’un doigt, se caresser le lobe de l’oreille, etc, il va commencer à le faire sans forcément s’en apercevoir ;
  • son corps est moins tonique, l’enfant devient « mou » ;
  • il a tendance à s’allonger ;
  • il choisit des activités calmes, prend un livre, un coloriage ;
  • il pleure et s’énerve plus vite et plus facilement ;
  • il trébuche, Etc.

Que faire lorsque les signes sont là mais que l’enfant résiste à l’endormissement ?

Les raisons physiologiques bloquant le sommeil peuvent être multiples. Si elles sont récurrentes et trop envahissantes, il est impératif de s’assurer qu’il n’y ait pas à cela une raison médicale. Le plus souvent, ces raisons peuvent être :

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9 raisons pour lesquelles il est difficile de conserver au quotidien un accompagnement respectueux (posture parentale sans VEO -Violences éducatives Ordinaires-)

Article et données mises à jour le : 16 octobre 2020

C’est à l’occasion de la journée de la non-violence éducative de ce 30 avril que nous publions ce dossier.

Dans ce dossier, nous allons voir ensemble 9 des raisons qui nous ralentissent, voire nous empêchent, d’être en accord autant qu’on le souhaiterait avec notre nouvelle posture respectueuse de l’enfant ( sans VEO –Violences Éducatives Ordinaires) – et ce, bien que l’on connaisse désormais la théorie par cœur. Avant de commencer à répertorier 9 de ces freins à la posture nVEO (non VEO), nous tenons à faire un rappel de quelques bases de la posture nVEO et du cheminement vers l’accompagnement respectueux qui va avec.
Nous, adultes et parents ayant choisi d’adopter une posture nVEO, savons bien que nous sommes responsables de nos propres besoins et de ceux de notre enfant… Nous avons bien compris que l’enfant n’est pas un adulte miniature, qu’il n’en est pas du tout au même stade de développement cérébral que nous et que, de ce fait, nous ne pouvons pas lui demander de réagir et de se comporter comme nous voudrions (la société) qu’il le fasse.

Et pourtant, à notre grand désarroi, la réalité est bien différente de ce que nous espérions : il nous arrive encore bien trop souvent de nous énerver contre nos enfants, de mal réagir, de mal leur parler – même parfois, on fait ou on dit des choses tout en se disant « mais … que suis-je en train de faire/dire ?! » et pourtant, malgré tout, ça sort quand même, et on le regrette avant même que cela soit terminé. Alors, on culpabilise, on est triste, frustré.e, en colère contre nous-mêmes. Cela peut conduire, dans certains cas, au désespoir et à l’abandon de la posture nVEO.

La posture parentale

L’accompagnement respectueux se base sur les recherches récentes en neurosciences. Cette posture parentale prend en compte chaque étape du développement du cerveau de l’enfant, afin d’être sûr que les attentes que l’on projette sur l’enfant ne seront pas en décalage avec ces capacités cérébrales du moment. En effet, on a souvent tendance à croire que l’enfant est capable de faire une action, parce qu’il l’a déjà réalisée une fois “tout seul”. On pense aussi parfois que l’enfant fait exprès de ne pas réussir quelque chose, ou qu’il nous « cherche ». Une fois que l’on connait les étapes et rythmes du développement de l’enfant, on se rend compte que la plupart de nos attentes sont inadaptées et irréalistes, et que l’enfant est psychiquement incapable de ce qu’on peut lui reprocher, comme le fameux « il me cherche ».
Pour rappel, voici le listing des VEO (Violences Éducatives Ordinaires) sur le merveilleux blog « Enfances épanouies ». Cette liste regroupe : les violences physiques, les violences psychologiques, les violences culturelles, les douces violences, les maltraitances ainsi que les violences médicales.
Chez VEF, nous disposons également de deux listes de VEO à propos de deux sujets spécifiques :

Voir l’article : Les douces violences : qu’est-ce que c’est ?

Ces listes sont là pour connaitre ce que sont les violences, puis petit pas par petit pas, les éradiquer. Comme un but à atteindre. Il s’agit de nous déconditionner de toutes nos croyances éducatives, et d’adopter une nouvelle posture parentale, respectueuse de l’enfant et consciente de ses rythmes biologiques.
Changer de posture peut faire peur pour plusieurs raisons. Tout d’abord, on est conforté dans nos habitudes, alors s’imaginer changer demande un certain effort : on fait ce qu’on connaît, parce que l’on a nous-même été élevés comme cela, et que l’inconnu fait toujours peur. Comprendre que l’enfant-roi n’existe pas, comprendre la notion d’adultisme, par exemple, aide beaucoup à se défaire de toutes nos croyances, ancrées dans nos esprits et dans la société toute entière.

Résolution puis culpabilité

Juste après la lecture d’un nouveau livre nVEO, on est souvent plein d’entrain, un peu comme avec les “nouvelles résolutions” du 1er janvier ; mais, comme pour les espoirs du 1er janvier, très peu de temps après, les résolutions s’essoufflent et hop ! nous voilà de nouveau rongés par la culpabilité car on se sent nul.le et incapable de suivre nos propres nouvelles valeurs… mais bonne nouvelle : la culpabilité se transforme !

Lorsque le sentiment de culpabilité paraît, il convient d’y prêter la plus grande attention dès les premiers signes, et de considérer ce ressenti désagréable comme un véritable signal d’alarme.

Ce sentiment s’explique en deux mots : ce sont les dissonances cognitives. Il s’agit de la tension interne propre au système de pensées, croyances, émotions et attitudes (cognitions) d’une personne lorsque deux d’entre elles entrent en contradiction l’une avec l’autre.

Pourquoi choisir cette posture / les effets sur l’enfant

Qu’il s’agisse des enfants comme des adultes,, les réactions de notre cerveau face au stress nous viennent d’une autre époque. Certes, désormais aucun animal ne risque d’attaquer notre grotte. Dans notre partie du globe, nous avons acquis un certain confort au quotidien. Néanmoins, de nombreuses situations dans notre environnement provoquent encore en nous de vives réactions.
Notre cerveau réagit spontanément au stress par trois réactions :

  • Attaque,
  • fuite,
  • sidération.
    Lorsque l’on a des réactions vives sur l’enfant (cris, gestes brusques, froncement de sourcils), cela le place directement dans une situation de stress. Celui-ci provoque alors une chute du tonus musculaire, ainsi qu’une forte production de cortisol (l’hormone du stress). Cela a pour effet de bloquer le cerveau de l’enfant ; l’amygdale (le centre de la peur) et le cerveau archaïque prennent alors le relais, ce qui rend l’enfant totalement indisponible pour gérer la situation, comprendre ce qui se passe, et encore moins apprendre de cette situation (“en retenir une leçon”). L’enfant va juste chercher à se protéger, son but est de survivre en attendant que l’orage passe. En revanche, les enfants apprenant par imitation, ils calqueront leur comportement… sur le nôtre : si on est violent, l’enfant à son tour sera violent !
    Le cerveau de l’enfant est immature (il sera plus mature à 25 ans, à condition d’avoir été accompagné respectueusement jusque-là) et donc l’enfant est tout simplement incapable de prendre du recul immédiat sur une situation. Un enfant ne peut pas détester ses parents : ils sont la condition à sa survie, il est totalement dépendant d’eux. Alors, pour survivre dans un environnement familial violent, l’enfant va apprendre à se détester lui-même. Il va peu à peu intégrer toutes les méchancetés qui lui sont dites et faites comme des vérités acquises – s’il mérite toute cette maltraitance, c’est qu’il est vraiment méchant/mauvais/nul, … L’enfant conclut rapidement que si on ne l’aime pas, c’est qu’il ne mérite ni amour ni respect : il va alors cesser de s’aimer, avec tout ce que cela implique comme conséquences désastreuses et troubles du comportement.
    S’il a la chance de rencontrer dans sa vie ce qu’Alice Miller appelait un « témoin secourable », c’est-à-dire quelqu’un qui saura l’écouter et le revaloriser, il aura un jour le déclic (voire plus bas). Il comprendra que ses parents réagissaient contre ses comportements, et non contre sa personne toute entière, et qu’ils étaient mus par leurs propres angoisses intérieures, qui n’ont rien à voir avec lui, mais avec leur propre enfance. S’il n’a pas ce déclic, il pourra être amené à penser toute sa vie qu’il est vraiment nul, mauvais, incapable, etc.
    Au contraire, s’il grandit dans un environnement familial respectueux, où règnent la joie, l’amour et le soulagement, le cerveau de l’enfant se développera harmonieusement, et il apprendra des comportements « raisonnables » et adaptés.

La posture VIOLENTE n’est jamais un choix

Nous avons tous rencontré des enfants violents … alors il est légitime de se demander si la violence elle normale ? Réponse : Oui et non.
Explications :
Non : parce que les petits d’Homme naissent non-violents. Tous. Nous naissons tous non-violents. Nous cherchons tous dès la naissance à recevoir l’amour inconditionnel et le respect de nos parents.
Oui : parce que la norme est violente. En effet, dans le climat familial et sociétal, ça fait partie de la norme d’être violent. Les enfants apprennent par mimétisme et vivent, en France, pour la plupart dans un climat violent. Les enfants deviennent donc violents. A l’inverse, les enfants qui évoluent dans des environnements sains et non-violents reproduisent ces comportements respectueux.

Le déclic

Idéalement, certaines personnes ont le déclic de la posture nVEO eux-mêmes, pendant leur enfance, ils se promettent à eux-mêmes de ne jamais reproduire les violences qu’ils subissent de la part de leurs parents. Et dès qu’ils sont devenus parents, ils tiennent leur promesse.
Malheureusement, c’est rarement le cas, en partie à cause de la puissance de l’endoctrinement sociétal, et du conditionnement parental et familial,… alors, à peine adulte on se dit, quand j’aurais des enfants : ça filera droit !
Certaines personnes ont le déclic au moment de la grossesse, ou de l’accouchement. Ils ressentent une immense vague d’amour et acceptent de se remettre en question.
D’autres ont le déclic après avoir donné la 1ère tape. Nous avons souvent entendu ce type de témoignage : j’ai frappé, même une petite tape sur la main, et pour la première fois j’ai vu dans le regard de notre enfant qu’il avait peur de nous. Ce regard est un déclencheur. Par exemple, vers 6 mois, quand l’enfant touche à sa première prise, ou s’approche d’un coin de table basse, certains parents réagissent en proférant la première menace ou en donnant une tape sur la main. S’ensuit le premier regard de l’enfant apeuré et la prise de conscience qui va avec : « Non je ne veux pas de cette relation avec mon enfant. Je ne veux pas que mon enfant ait peur de moi. »
D’autres encore, ont le déclic avant ou au cours de leur parentalité, grâce à des lectures, des podcasts ou des vidéos nVEO. Ces médias nVEO se font de plus en plus nombreux. Nous pouvons aider ces familles en leur partageant ces supports.

 

Les blocages


Nous allons voir ensemble, que, malgré la lecture de nombreux livres, le temps passé à s’informer grâce aux nombreuses conférences et l’argent dépensé à quelques ateliers parentalité, nous ne sommes toujours pas aussi respectueux que nous voudrions l’être au quotidien. Nous culpabilisons. Nous nous sentons bloqués et dissonants.
Nous avons apprécié progresser au moment du déclic de la non-violence mais une fois passé le stade de la découverte et de l’euphorie des débuts, la pratique se trouve confrontée aux aléas du quotidien, notre cheminement s’essouffle, et on désespère.
Il y a plusieurs explications à cela. Nous allons détailler 9 de ces principales raisons dans le point suivant. Soulignons qu’il n’y a pas d’ordre particulier dans ce listing de blocages, même si nous remarquons effectivement que c’est souvent la problématique du poids de l’enfance qui est un problème de fond, et la fatigue qui est très récurrente comme problématique de forme chez les parents avec qui nous avons pu débattre de ce sujet.
Ce matin, L’OVEO a publié les premiers résultats de son étude menée sur la prise de conscience de la violence éducative ordinaire, réalisée en 5 mois et avec plus de 2000 personnes.
C’est la fatigue qui est nommée à 90 % comme le facteur poussant les personnes interrogées à recourir à des pratiques violentes, suivie par les difficultés extérieures générant du stress et par le manque de temps pour soi. Sont aussi mis en avant notre « propre éducation », les « difficultés à comprendre le comportement de l’enfant », le « manque de soutien du conjoint ou de la conjointe ».

 

Voici 9 des raisons que nous avons répertoriées pour lesquelles nous avons du mal à rester intègre : Continuer la lecture de « 9 raisons pour lesquelles il est difficile de conserver au quotidien un accompagnement respectueux (posture parentale sans VEO -Violences éducatives Ordinaires-) »

Bon plan IEF #46 – Cahiers de vacances du CP au CM2 (Pass Education)

A l’occasion du lancement de leurs CPC (Cours Par Correspondance), Pass Education offre ses cahiers de vacances du CP au CM2 ! Dès le mercredi 5 septembre, découvrez les Cours Par Correspondance pour l’école à la maison : Packs IEF (école à la maison) évaluations en ligne.

Le site pass-education.fr spécialisé dans les contenus pédagogiques lance pour la rentrée 2018-2019 son accompagnement clé en main IEF pour faire l’école à la maison de la maternelle au Cm2.

Pendant les vacances d’été et en attendant les packs IEF de la rentrée de septembre 2018, vous pouvez utiliser leurs cahiers de vacances ainsi que des lectures sur l’histoire avec la famille Pass’temps, l’anglais avec la famille Vadrouille, des fiches de soutien scolaire, en souscrivant à Pass Education.

Vous pouvez imprimer gratuitement le cahier de vacances du CP vers le CE1 :

Vous pouvez imprimer gratuitement le cahier de vacances du CE1 vers le CE2 :

Vous pouvez imprimer gratuitement le cahier de vacances du CE2 vers le CM1 :

Vous pouvez imprimer gratuitement le cahier de vacances du CM1 vers le CM2 :

Vous pouvez imprimer gratuitement le cahier de vacances du CM2 vers la 6ème :

Le site Pass Education propose un ensemble de packs pédagogiques par niveau de classe à destination des parents et familles qui souhaitent ou doivent suivre un enseignement à distance que ce soit sous la forme de cours par correspondance, de soutien scolaire ou sous la forme école à la maison, Instruction En Famille (IEF).

Les packs IEF de chez Pass éducation sont hebdomadaires. Chaque niveau de classe contient 36 packs et chaque semaine aborde différentes notions dans différentes matières. Chaque pack est composé de fiches conseils à destination des parents expliquant comment aborder les notions travaillées et de fiches à destination des enfants permettant de façon ludique d’assimiler ces notions. Des évaluations par période de 2 mois sont également disponibles.

Les contenus riches des packs IEF de chez Pass éducation ont été pensés sur le fond et la forme par des enseignants diplômés de l’Éducation nationale et suivent le programme officiel du ministère. Ils sont particulièrement adaptés aux familles suivant ou voulant suivre un enseignement à distance via des cours par correspondance ou sous la forme IEF instruction en famille, école à la maison.

Ces packs trouvent également toute leur utilité dans le cadre de la découverte et/ou de la poursuite de l’apprentissage d’un enseignement à la française pour les enfants francophones expatriés.

Nous vous invitons à suivre cette association sur Instagram @iefpasseducation, sur Facebook « IEF – Pass éducation + » et sur Twitter @IEFpasseduc.


Bons plans I.E.F. : Retrouvez un nouveau bon plan tous les lundis matins, à 7h.

Pour partager vos bons plans IEF : bons-plans-ief@vivreenfamille.org