Ressources pour les enfants qui s’intéressent à la langue/culture Allemande

Article et données mises à jour le : 23 janvier 2023

La langue allemande a longtemps souffert de préjugés et de caricatures à cause de l’Histoire qui nous lie à elle. En effet, il arrive encore souvent que les personnes qui essaient d’imiter un germanophone fassent une imitation caricaturale. Or, la langue et la culture allemande sont bien plus que cela, bien qu’elles soient souvent dépréciées par les Français (sauf pour la bière !). À l’école, exceptées dans les départements de l’Est, rares sont celles et ceux qui prennent des cours de cette langue vivante, car les préjugés ont la vie dure. Mais en IEF, il est possible, et il est même plus facile de s’en détacher ! Alors, si votre enfant s’intéresse à l’Allemagne, sa culture et sa langue, cet article est pour vous.

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La vidéo du vendredi #9 – Compter des manchots afin d’aider les scientifiques ou observer des animaux du zoo de San Diego en live

Beaucoup d’enfants aiment les animaux, certains ont même la chance de vivre en leur compagnie, et pour ceux qui ne le peuvent pas, il y a tout un tas d’alternatives pour remédier à ça (non, Papi et Mamie, pas besoin de leur offrir un petit chiot ou un petit chaton à Noël !). Les familles IEF le savent d’autant plus, les sorties dans les fermes pédagogiques, les zoos, les aquariums sont des endroits où les petits et les grands adorent aller pour rencontrer et observer les animaux. Mais il arrive parfois que ces lieux aient un certain coût, ce qui nous empêche d’y aller régulièrement. C’est la raison pour laquelle nous avions hâte de vous partager cette vidéo du vendredi, pour vous proposer une autre façon de visiter les zoos. 

Le zoo, à la maison ?

Rassurez-vous, ce n’est pas ce que vous croyez ! Il n’est bien sûr pas question de transformer votre foyer en un refuge, mais d’aller au zoo, sans quitter votre canapé. Pas besoin de faire la queue à l’entrée, ni de préparer le pique-nique pour toute la famille, ou encore de se badigeonner de crème solaire (sans oublier la casquette !) pour passer une journée entourés d’animaux sauvages. Vous aurez besoin de deux choses seulement : un ordinateur et une connexion wifi. En effet, grâce au zoo de San Diego (Californie), vous pouvez observer certains animaux du zoo en direct, 24h/24h, et 7 jours sur 7, gratuitement. Une chose à ne pas oublier cependant, à San Diego, ce n’est pas le même fuseau horaire qu’en France.

Actuellement à San Diego, nous sommes le :

et il est :

Alors, de 7 h 30 à 19 h 30, heure du Pacifique, vous regardez la caméra en direct lorsqu’il fait jour à San Diego. Lorsqu’il fait nuit, de 19 h 30 à 7 h 30, le zoo rediffuse ce qui a été enregistré le matin même.

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Alimentation intuitive / libre : la suite logique du continuum (cordon, allaitement, DME, et après ?)

L’alimentation est un besoin vital. Sur la Pyramide des Besoins de Maslow , l’alimentation apparaît dans la première catégorie, celle de la base : c’est-à-dire, celle des besoins physiologiques primaires, autrement dits : essentiels à la survie de l’être humain. Précisément parce que l’alimentation nous est si précieuse, il nous a semblé pertinent de nous pencher sur la question, afin d’inscrire ce besoin vital et quotidien dans notre logique de continuum et d’accompagnement respectueux de l’enfant – logique qui anime toute l’équipe de Vivre En Famille, et que nous avons à cœur de contribuer à faire connaître.

Ce dimanche 16 octobre 2022, c’est la journée mondiale de l’alimentation.

Le Continuum, c’est quoi ?

Disons simplement que le continuum, c’est l’homogénéité, la concordance : c’est agir dans la cohérence et le respect :

  • de nos instincts naturels,
  • de notre accompagnement d’aide au développement de l’enfant, en suivant son propre rythme,
  • de ses besoins.

Détails : Continuum

Quel est le lien entre l’alimentation et la continuité ?

Concrètement : avant sa naissance, pendant la gestation, le bébé sait d’emblée satisfaire ses besoins nutritifs aux moments où il en a besoin, et en prenant à chaque fois la quantité voulue. Il s’agit bien là d’une alimentation raisonnée, calquée sur les impératifs naturels : nous sommes alors le plus proches possible du respect de nos besoins physiologiques. Ce mode d’alimentation passe par le cordon ombilical : il est une source naturelle de nourriture, où l’enfant pioche selon ses besoins – c’est ce que la Nature a prévu pour les petits de mammifères, qu’ils soient humains ou écureuils : manger, quand notre corps nous en fait sentir le besoin.

Cependant, lorsque, à la naissance, le cordon est coupé, le bébé perd brusquement le bénéfice de cet apport alimentaire à disponibilité permanente ; s’élève alors, dans nos sociétés, pour les parents, la grande question : biberon ou allaitement ?

L’allaitement

Les premiers mois.

Jusqu’à 6 mois, c’est assez « simple » – comprenez : ça reste socialement convenable. Mais après, c’est moins évident.

Mais avant d’aller plus loin, faisons un petit retour en arrière, pour savoir comment ça se passait, autrefois. A cet égard, le livre d’Ina May Gaskin, “Guide de l’allaitement naturel“, est très enrichissant. On y apprend notamment que « l’allaitement faisait autrefois partie des relations sociales ». On découvre ainsi l’allaitement partagé : quand des mamans allaitaient les enfants des autres, de façon temporaire ou sur une longue durée. C’est de là que vient le terme de « nourrice » : en effet, dès l’Antiquité, des nourrices étaient prises sous contrat ; le système perdura plus tard dans les familles royales, ou dans celles ayant de gros héritages. Le but était d’alléger la « charge » de la maman, et surtout de lui permettre de redevenir féconde au plus vite – comme quoi, la rentabilité qui passe avant l’humain, ce n’est pas qu’une histoire des temps modernes.

En dépit des mises en garde multiples et variées, vous avez fait le choix d’allaiter votre nouveau-né. Au début, le bébé est très en demande : il a besoin d’être allaité à volonté, c’est-à-dire chaque fois que son corps lui en fait sentir le besoin – sans considération aucune pour l’horloge ou la vie de l’adulte. Quand on y réfléchit un tout petit peu, ça semble évident : comment passer d’une alimentation disponible à volonté (fournie par le cordon ombilical), à RIEN ? On se met 2 minutes à la place du bébé ? comment nous, adultes, réagirions-nous, si d’un seul coup on se voyait privés de nos petits rituels alimentaires ? on crierait, non ? Pour bébé, c’est pareil, à ceci prêt que dans son cas, il ne s’agit ni d’envie ni de gourmandise, mais bien d’un réel besoin physiologique – un besoin qui, si non-satisfait, engendre une réelle souffrance : psychique, mais, et ce n’est pas assez su des jeunes parents, aussi physique. L’enfant qui demande à manger ne fait que demander ce qui lui est dû : ce que ses parents, ou les personnes qui prennent soin de lui, se doivent de lui fournir. Il s’agit véritablement d’un droit fondamental, celui de pouvoir assouvir un besoin essentiel, un besoin primaire – l’alimentation à la demande.

En tant qu’adulte, quand on a faim, on mange. L’attente est très difficile, insupportable pour certains ; de fait, elle en rend plus d’un véritablement agressif. C’est pareil pour un bébé… sauf qu’en plus, soulignons-le à nouveau, pour le nouveau-né la faim est physiquement douloureuse – et c’est encore le cas durant les premiers mois de vie.  Alors, pour ne pas faire souffrir notre enfant inutilement, pour respecter ce continuum que notre instinct de maman nous souffle, on le nourrit à la demande.

Ce qui nous amène à un point important de notre réflexion : allaiter ok, mais un biberon ferait aussi bien l’affaire non ? Quand on donne le biberon à un bébé qui est dans les bras, les bénéfices du mode-câlin sont les mêmes qu’avec l’allaitement – croit celui qui ne sait pas – ou, en l’occurence, celle à qui on n’a pas encore tout dit…

Bienfaits physiologiques du lait maternel

Avant de développer, sachez que le don de lait maternel est tout à fait possible, et même encouragé. Néanmoins, il est aussi, pour des raisons évidentes d’hygiène et de santé publique, fortement réglementé.

Ceci étant dit, faisons maintenant un tour d’horizon des bienfaits du lait maternel. Vous verrez que certains sont quand même assez connus, alors que d’autres, beaucoup moins.

Pour Bébé :

  • Le corps maternel est ainsi conçu qu’il adapte naturellement le lait maternel selon l’évolution du corps du bébé : le lait évolue à mesure que bébé grandit, afin de répondre au mieux à ses besoins physiologiques. Le lait maternel est entièrement dévoué au bien-être de l’enfant – quel lait industriel peut prétendre à de telles propriétés ?
    • Le lait maternel contient des cellules vivantes anti-infectieuses, qui protègent le bébé contre virus, bactéries et allergies
    • Le lait maternel possède des vertus hydratantes et apaisantes puissantes. Il peut sans problème être utilisé en produit de soin, y-compris en gouttes dans les yeux pour lutter contre les conjonctivites, ou les orgelets par exemple
    • L’allaitement contribue à l’élaboration du lien d’attachement. Le contact visuel lors de la tétée est à cet égard essentiel. Diverses études menées dans des orphelinats ont montré que le contact lors d’une mise au biberon ne déclenche pas autant d’hormones positives
    • Du lait maternel naturel, recueilli via les lactariums, est donné aux grands prématurés car leur système immature ne peut pas digérer autre chose. Le lait maternel est une véritable « force de vie », un « produit de symbiose de toute alimentation possible »
    • Le lait naturel prévient le développement de troubles de l’oralité (un trouble développemental des fonctions orales et alimentaires. Particulièrement handicapant, le trouble de l’oralité transforme vite tout repas en véritable enfer pour l’enfant, comme pour ses parents
    • Le lait maternel ne contient pas les mêmes hormones le jour et la nuit. Les hormones nocturnes sont naturellement plus apaisantes pour favoriser l’endormissement du bébé
    • La tétée a des vertus antalgiques : testées et approuvées par des milliers de bébés, la tétée lors d’un soin médical par exemple, d’une prise de sang ou d’une vaccination, aide bébé à plus facilement s’apaiser et se rassurer suite à la douleur de l’acte médical

Le lait maternel est le meilleur aliment pour bébé qui soit

Ina May Gaskin

Pour le parent :

  • L’allaitement produit une décharge d’ocytocine, hormone qui favorise la construction des liens d’attachement, ainsi que les dispositions maternantes qui permettront au parent d’œuvrer au bien-être comme à la survie de son enfant
    • Il améliore les suites physiologiques de l’accouchement, réduisant notamment de manière significative le risque d’hémorragie post-partum
    • Il empêche la reprise de l’ovulation et de la menstruation – attention toutefois, uniquement lorsqu’il est exclusif (c’est-à-dire lorsque le bébé ne reçoit aucun autre apport alimentaire que le lait de sa maman). C’est alors un moyen de contraception naturel, idéal après une naissance – attention toutefois : comme tout moyen de contraception, il n’est pas infaillible
    • Il favorise la perte de poids post-partum
    • L’allaitement réduit les risques de cancer du sein, grâce à l’irrigation régulière des canaux galactophores.

Ajoutons en outre que le lait maternel n’est pas polluant, et ne représente aucune menace pour l’environnement.

Comment donc favoriser et maintenir la lactation à mesure que bébé grandit ? Tant qu’il y a stimulation du mamelon par le bébé, il y a lactation. Cette magie naturelle du corps humain a ainsi permis, par exemple, que des grands-mères puissent allaiter leurs petits-enfants, alors que les mamans subissaient des problèmes de santé qui les empêchaient de mener à bien leur allaitement (autrefois, avant que la France ne croule sur les mesures réglementaires).

D’un point de vue social, pourquoi l’allaitement pose souci ?

Il existe, dans les pays industrialisés en général et en France en particulier, une importante (et fort triste) discordance entre les intentions des femmes et la réalité. Nombre de mamans se voient niées leur droit à allaiter ; d’ailleurs, elles y renoncent souvent sans même en parler. Les dissonances cognitives entre l’instinct maternel et les diktats sociétaux ne sont que l’illustration d’un combat cruel, où règnent injonctions sociales et effacement de soi.

allaitement

Mais en fait, en quoi l’allaitement dérange t-il ?

La méconnaissance des capacités du corps ainsi que les exigences économiques de nos sociétés hyper-industrialisées renforcent le poids des divers discours qui constituent encore aujourd’hui l’ambiance de vie d’une future maman, où faire une chambre instagrammable est devenu tellement plus important que de materner bébé et d’être attentif à ses réels besoins.

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Ressources pour les enfants qui s’intéressent aux pirates

Article et données mises à jour le : 29 novembre 2022

Ce lundi 21 novembre 2022, c’est la Journée Internationale des pécheurs artisans et des travailleurs de la mer.

Chaque lundi 19 septembre, c’est la Journée Internationale du Parler Pirate.

Retrouvez dans cet article ces catégories en lien avec le monde des pirates :

  • Tout savoir sur les pirates
  • Bons Plans IEF
  • Les nœuds marins
  • Idées d’activités
  • Art
  • Activités manuelles/Bricolages
  • Exercices
  • Journées à thème
  • Gâteaux pirates
  • Chambre sur le thème des pirates
  • Idées de sorties/de visites
  • Jeux en ligne
  • Jeux de rôle
  • Jeux avec votre enfant/Jouez en famille !
  • Notices de construction LEGO
  • Livres
  • Études/Métiers
  • Dons
  • Supports vidéo
  • Musiques
  • Idées d’illustrations/coloriages/dessins
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Restriction de l’IEF (Instruction En Famille) pour la rentrée scolaire 2021 : Attention, Enfants en Danger

Emmanuel Macron, lors d’un discours sur le “séparatisme” prononcé le 2 octobre 2020, a fait part de son intention de strictement restreindre l’IEF, en limitant ce droit aux enfants ayant des problèmes de santé – lesquels restent eux-mêmes à définir.

Prendre une telle décision serait absolument dramatique pour nombre d’enfants et leur famille, et nous allons vous expliquer pourquoi.

Article et données mises à jour le : 18 octobre 2022

Qu’est-ce que l’IEF ?

IEF, c’est l’acronyme d’Instruction En Famille. Il s’agit d’un DROIT qui est malheureusement encore mal connu en France, en partie à cause des médias qui désinforment encore très souvent par l’utilisation du terme biaisé d’ “école obligatoire”, alors que c’est strictement faux : jusque-là, c’est uniquement l’INSTRUCTION qui est obligatoire. Ce droit est inscrit dans le code de l’Education, qui remonte à 1882. Pour plus d’infos sur le cadre légal, vous pouvez consulter les pages des associations de défense de l’IEF.

L’IEF, c’est donc le fait de ne pas scolariser, ou de déscolariser, son ou ses enfants : il ne va pas (ou plus) à l’école, mais est instruit en famille, par un ou des membres qui l’entourent et l’accompagnent au quotidien. Il existe probablement autant de modes d’instruction en famille, que de familles qui la pratiquent. Certains ont choisi de faire “l’école à la maison”, c’est-à-dire de reproduire, plus ou moins fidèlement, ce qui est fait en classe ou selon les programmes établis par l’Éducation nationale. D’autres, a contrario, se laissent voguer au fil des jours, saisissant chaque opportunité que la vie met sur leur chemin pour créer ou entretenir un nouvel apprentissage – on appelle cela communément le unschooling.

Restreindre l’Instruction en Famille pour lutter contre le séparatisme islamiste ?

De manière générale, l’IEF en France souffre cruellement d’un manque continu d’informations à la population. Le président de la République, dans son discours du 2 octobre, a contribué à fonder et entretenir l’amalgame entre instruction en famille (ou, non-scolarisation) et séparatisme (“islamiste”, en l’occurence). En effet, à la base, ce projet de loi s’inscrit dans le cadre de son plan de lutte contre le “séparatisme islamiste”.

L’amalgame en a choqué plus d’un, dans les milieux IEF comme dans les milieux musulmans, mais il a aussi choqué -et heureusement- des gens qui ne sont concernés par aucun des deux. Cet amalgame est d’autant plus dangereux qu’il stigmatise les familles musulmanes en IEF, les pointant du doigt comme étant potentiellement des menaces à la Nation – ce genre de discours ne vous rappelle rien ?

Dans la réalité, qu’en est-il ? existe-t-il réellement un lien entre la non-scolarisation d’un enfant et le terrorisme ?

  • On ne retrouve AUCUN CAS CONCRET de terroriste français ayant été instruit en famille ! Bien au contraire, tous les terroristes incriminés sur le territoire national ces dernières années ont tous fréquenté les bancs de l’école de la République.
  • Si l’on creuse un peu et que l’on prend le temps de se renseigner et d’observer le quotidien des familles IEF, on se rend rapidement compte que leur voie est bien plus souvent celle de la liberté d’opinion et de la tolérance. Les familles IEF sont ouvertes au monde, et participent très souvent à des rencontres permettant aux enfants de côtoyer des populations très variées
  • L’Instruction en Famille est déjà contrôlée, strictement, encore plus depuis le décret du 2 août 2019. Le projet de loi du président vient donc totalement remettre en cause les bons soins des membres de ces rectorats, mandataires de l’autorité de l’Éducation Nationale… ce qui ne manque pas de poser question, alors qu’il manifeste son intention d’envoyer encore plus d’enfants sur les bancs de l’école …
  • Enfin, l’État veille aussi au grain grâce aux travaux du groupe Miviludes, chargé de surveiller les activités sectaires ou affiliées. Or, ce groupe de recherches n’a à ce jour rapporté aucun souci de séparatisme ou de radicalisation provenant de familles IEF.

On se demande donc sur quoi se base le président pour évoquer un risque de radicalisation islamiste lié à l’Instruction en Famille. Peut-on réellement remettre en cause la vie de plusieurs dizaines de milliers d’enfants, sur un doute n’ayant absolument aucun fondement ? est-ce là le principe de la Justice dans notre pays ?

Pourquoi se battre pour conserver ce droit ?

Alors que pour certaines familles, perdre ce droit serait leur pire cauchemar, il reste que beaucoup de parents se demandent sans doute encore pourquoi c’est si important de conserver ce droit – outre le fait élémentaire que perdre un droit, constitue en soi une vraie régression.

Afin d’informer ceux qui ne le sont pas, faisons un tour d’horizon succinct et non-exhaustif, mais listant néanmoins les principaux arguments en faveur de l’IEF – autant d’éléments qui crient la nécessité absolue de conserver ce droit !

En quoi l’école française pose-t-elle souci pour bien des enfants ?

Les violences institutionnelles

Tout d’abord, évoquons les violences institutionnelles ordinaires. Les découvertes des neurosciences de ces 30 dernières années nous ont appris énormément de choses sur le développement de l’enfant, que ce soit au niveau cérébral, psychique ou physique – les trois étant étroitement liés, et dépendants les uns des autres. Il s’agit là d’un point majeur : comment le gouvernement pourrait-il décemment nous obliger à mettre nos enfants à l’école, et ce dès 3 ans, alors que les principes fondamentaux de cette même école n’ont pas été remodelés depuis des décennies ? aucune adaptation concrète n’a été faite dans les institutions scolaires alors que les preuves scientifiques ont bel et bien été établies. Comment peut-on décemment, sachant ce que l’on sait grâce aux neurosciences, continuer en toute légalité à ne pas respecter les besoins élémentaires de l’enfant ? Comment, en France, en 2020, peut-on encore penser qu’un enfant de 3, 4 ou 5 ans, et même au-delà, va aller aux toilettes/boire/manger/dormir/faire telle activité ou telle autre, sur commande, quand cela arrange l’adulte ?

La santé

Dans son discours du 2 octobre 2020, Emmanuel Macron PROPOSE que l’instruction en famille soit, à partir de septembre 2021, strictement limitée aux impératifs de santé. Cela pose plusieurs problèmes majeurs :

  1. comment évaluer décemment la limite à partir de laquelle l’enfant pourra ou non bénéficier du droit restreint à l’Instruction en Famille ?
  2. comment seront gérées les erreurs de diagnostic ?
  3. comment seront pris en compte les problèmes d’errance médicale, de longueur du parcours avant la pose de diagnostic ? de difficultés matérielles d’accès aux soins ? de difficultés d’accès à l’information elle-même ?
  4. les praticiens bénéficieront-ils enfin de formations adéquates, qui leur permettent d’être au fait des évolutions des connaissances liées aux progrès des neurosciences ?
  5. l’école française, à l’heure actuelle, faillit déjà à accueillir convenablement tous les élèves… Comment donc pourrait-elle prétendre en rajouter quelques dizaines de milliers ?(l’estimation du nombre d’enfants actuellement en IEF est, selon Emmanuel Macron, de 50000)
  6. le racisme est encore très présent dans le pays, à tous les niveaux – à l’école, comme dans le parcours médical. Quelle prise en charge donc pour les enfants “non-blancs” souffrant de trouble, de handicap, et dont certaines familles vivent déjà en précarité économique, sociale et médicale ?

En effet, cette société non-inclusive (et donc, validiste) ne prend pas en compte bon nombre de handicaps invisibilisés, comme par exemple les DYS-, TSA, TDA/H. Ce n’est pas parce qu’on ne les voit pas au premier coup d’œil que ces handicaps n’existent pas. Bien souvent, les praticiens eux-mêmes, faute de disponibilité ou de formation suffisante aux progrès permanents en terme de compréhension de la neurodiversité, sont inaptes à poser le bon diagnostic. Il semble aberrant que, malgré les progrès scientifiques, il reste très difficile d’obtenir un diagnostic qui corresponde vraiment à la réalité de l’enfant, et pourtant c’est une cruelle réalité. Comment, dans ces conditions, est-il éthiquement possible de suspendre un droit inscrit dans nombre de textes officiels à des diagnostics qui ont déjà énormément de difficultés à être posés ?

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