Ressources pour les enfants qui s’intéressent aux pirates

Article et données mises à jour le : 23 septembre 2022

Ce lundi 19 septembre, c’est la Journée Internationale du Parler Pirate.

Être un pirate c’est quoi

Être un pirate ne s’arrête pas uniquement à l’image que l’on s’en fait lorsque l’on est enfant. Les enfants se les imaginent un peu comme des super-héros, des héros de la mer, dans de géants bateaux… (et avec des trésors en plus !) C’est clair qu’il y a de quoi rêver ! Votre enfant (selon son âge, bien entendu) a-t-il conscience des barbaries qu’ont fait et que font les pirates ? Avez-vous déjà débattu ensemble du fait que, sans doute, les pirates n’avaient pas vraiment « eu le choix », qu’ils s’étaient finalement retrouvés dans cette situation de vie horrible, « par hasard » ? Votre enfant souhaite devenir un vrai pirate mais sait-il toutes les compétences qu’il doit maîtriser avant de prendre la mer ? Votre enfant est passionné. Et même si ce monde vous fait peut-être peur, vous pouvez accompagner les rêves de votre enfant car c’est dans ses périodes sensibles (comme disait Maria Montessori) que l’enfant s’intéresse, apprend, comprend et ancre ses connaissances !

Il y a de fortes probabilités pour que cette passion des pirates change, évolue avec le temps. Il y a des tas d’autres métiers en rapport avec le milieu marin, les bateaux et les trésors ! Saviez-vous qu’il existe aussi, de nos jours, de gentils pirates, qui défendent les éco-systèmes marins menacés ?

La Sea Shepherd Conservation Society est une organisation non gouvernementale internationale maritime à but non lucratif, vouée à la protection des écosystèmes marins et de la biodiversité.

Profitez donc de l’intérêt que développe votre enfant pour lui expliquer que vous avez trouvé une liste sur internet qui explique tout ce que doit savoir faire un pirate avant de partir en mer. Cet article est fait pour les enfants de tous les âges. Nous vous avons regroupé toutes les ressources utiles pour une personne souhaitant en apprendre plus sur les pirates. Les nombreuses idées d’activités qui vont suivre, en lien avec le monde marin, sont multi-âges et pluridisciplinaires. Elles vont donc également permettre à votre enfant passionné du monde aquatique, peu importe son âge, de valider quelques notions -compétences- attendues par le socle commun de l’Éducation Nationale.

 

Les compétences que doit maîtriser un pirate :

 La navigation

 Les nœuds marins

 Les cartes marines

La météorologie

⛵️ Les noms des parties du bateau

Les mers et océans

🚩 Le code de la navigation

🗺 Les distances en nœuds

📜 Le savoir “vivre” sur un bateau (besoins et limites)

❇️ Les pointes sèches et boussoles

La géographie

La cuisine

La couture

☠️ La survie

Les premiers soins


Retrouvez dans cet article ces catégories en lien avec le monde des pirates :

  • Tout savoir sur les pirates
  • Bons Plans IEF
  • Les nœuds marins
  • Idées d’activités
  • Art
  • Activités manuelles/Bricolages
  • Exercices
  • Journées à thème
  • Gâteaux pirates
  • Chambre sur le thème des pirates
  • Idées de sorties/de visites
  • Jeux en ligne
  • Jeux de rôle
  • Jeux avec votre enfant/Jouez en famille !
  • Notices de construction LEGO
  • Livres
  • Études/Métiers
  • Dons
  • Supports vidéo
  • Musiques
  • Idées d’illustrations/coloriages/dessins

Tout savoir sur les pirates :

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Formel : l’école à la maison, homeschooling

Article et données mises à jour le : 20 septembre 2022

Le 28 mars 1882, la loi Ferry instaure l’instruction obligatoire en laissant le choix que cette instruction ait lieu dans un établissement scolaire ou au sein des familles. Nous allons nous concentrer sur l’instruction donnée en famille, ce que l’on appelle aussi l’école à la maison ou le homeschooling.

En France, cette pédagogie concerne quelques milliers d’enfants et d’adolescents. Le choix de déscolariser ses enfants est très souvent accompagné d’une volonté très forte de repenser les relations éducations entre les adultes et les enfants. Une nouvelle parentalité, un nouvel accompagnement dans lesquels les besoins, les envies et les intérêts des enfants sont particulièrement pris en compte. 

Les pionniers du homeschooling

L’instruction en famille est très répandue dans les pays anglo-saxons et particulièrement aux États-Unis et en Angleterre. Dans ces deux pays, deux grands pédagogues ont pu permettre à l’instruction en famille de se démocratiser.

Tout d’abord, la Britannique Charlotte Mason pour qui l’enfant doit être considéré comme une personne à part entière que nous devons respecter dans toute sa personne. Pour Charlotte Mason, il est indispensable de trouver un équilibre harmonieux entre l’enseignement écrit et l’enseignement oral. La coéducation, entre parents et enfants, est la clé pour trouver cet équilibre. Par ailleurs, Charlotte Mason fait la part belle aux livres vivants qui sont vitaux pour le développement intellectuel de l’enfant qui a besoin d’idées vivantes pour grandir. Ces « living books » doivent apporter des idées exaltantes qui permettront de nourrir tous les domaines d’études (géographie, histoire, grammaire, astronomie…).

Notre travail d’éducateur est d’exposer l’enfant à un maximum de belles et grandes idées : il a besoin d’une grande quantité de matière noble pour bâtir sa propre vie.

La pédagogie Charlotte Mason, par Laura Laffon

Ensuite, parmi le militant de l’instruction en famille, nous retrouvons également le militant américain du droit des enfants et du homeschooling : John Holt. Pour cet enseignant, il est impossible de réformer le système scolaire. Il est donc indispensable d’avoir recours à l’instruction à la maison.

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La pédagogie par la nature

Faire grandir nos enfants au plus près de la nature. Cette notion est très présente chez les pédagogues et les réformateurs de l’éducation. Celles et ceux qui veulent une nouvelle école incluent très naturellement la nature dans leurs idées. Montessori, Freinet, Decroly ou encore Steiner, mais aussi Jean-Jacques Rousseau bien avant eux, pour chacun d’eux, c’est une nécessité pour (re) trouver une belle harmonie dans le corps et l’esprit que de vivre en présence de la nature. 

Ces femmes et ces hommes précisent dans leur pédagogie qu’il est indispensable de sortir de la classe pour prendre le temps d’observer, de comprendre et d’apprendre grâce à la vie elle-même. 

La nature est ainsi un lieu propice pour les apprentissages. Cet environnement naturel permet à l’enfant d’être lui, de bouger librement, de jouer, et de respecter ses besoins et son rythme naturel.

En 1907, grâce au mouvement scout créé par Robert Baden-Powell, l’idée d’une éducation informelle avec des activités pratiques et de plein air commence à émerger. Il faudra attendre 1941 pour voir naître les premières écoles écocitoyennes et forestières, Outward Bound Schools, en Grande-Bretagne grâce au pédagogue allemand Kurt Hahn. Parmi son programme, on retrouve une série d’activités physiques en extérieur, mais aussi des expéditions. Ces sorties sont basées sur des projets ayant pour objectif d’apprendre, de développer des compétences et des connaissances du milieu naturel, mais aussi des autres matières plus formelles.

Sur le chemin des écoles de la forêt

D’abord nés aux États-Unis, les Forest Schools se sont développées en Europe après la Seconde Guerre mondiale, et particulièrement en Scandinavie. Ces écoles forestières font ainsi partie intégrante du programme scolaire des enfants. Elles sont également apparues en Allemagne et en Grande-Bretagne. En France, les écoles de et dans la nature sont encore timides, l’Éducation nationale les voyant comme des activités périscolaires. 

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Restriction de l’IEF (Instruction En Famille) pour la rentrée scolaire 2021 : Attention, Enfants en Danger

Emmanuel Macron, lors d’un discours sur le “séparatisme” prononcé le 2 octobre 2020, a fait part de son intention de strictement restreindre l’IEF, en limitant ce droit aux enfants ayant des problèmes de santé – lesquels restent eux-mêmes à définir.

Prendre une telle décision serait absolument dramatique pour nombre d’enfants et leur famille, et nous allons vous expliquer pourquoi.

Article et données mises à jour le : 20 septembre 2022

Qu’est-ce que l’IEF ?

IEF, c’est l’acronyme d’Instruction En Famille. Il s’agit d’un DROIT qui est malheureusement encore mal connu en France, en partie à cause des médias qui désinforment encore très souvent par l’utilisation du terme biaisé d’ “école obligatoire”, alors que c’est strictement faux : jusque-là, c’est uniquement l’INSTRUCTION qui est obligatoire. Ce droit est inscrit dans le code de l’Education, qui remonte à 1882. Pour plus d’infos sur le cadre légal, vous pouvez consulter les pages des associations de défense de l’IEF.

L’IEF, c’est donc le fait de ne pas scolariser, ou de déscolariser, son ou ses enfants : il ne va pas (ou plus) à l’école, mais est instruit en famille, par un ou des membres qui l’entourent et l’accompagnent au quotidien. Il existe probablement autant de modes d’instruction en famille, que de familles qui la pratiquent. Certains ont choisi de faire “l’école à la maison”, c’est-à-dire de reproduire, plus ou moins fidèlement, ce qui est fait en classe ou selon les programmes établis par l’Éducation nationale. D’autres, a contrario, se laissent voguer au fil des jours, saisissant chaque opportunité que la vie met sur leur chemin pour créer ou entretenir un nouvel apprentissage – on appelle cela communément le unschooling. Vous trouverez une foule d’articles à ce sujet sur le site pass-education.fr, rubrique IEF (en haut à droite, en orange).

Restreindre l’Instruction en Famille pour lutter contre le séparatisme islamiste ?

De manière générale, l’IEF en France souffre cruellement d’un manque continu d’informations à la population. Le président de la République, dans son discours du 2 octobre, a contribué à fonder et entretenir l’amalgame entre instruction en famille (ou, non-scolarisation) et séparatisme (“islamiste”, en l’occurence). En effet, à la base, ce projet de loi s’inscrit dans le cadre de son plan de lutte contre le “séparatisme islamiste”.

L’amalgame en a choqué plus d’un, dans les milieux IEF comme dans les milieux musulmans, mais il a aussi choqué -et heureusement- des gens qui ne sont concernés par aucun des deux. Cet amalgame est d’autant plus dangereux qu’il stigmatise les familles musulmanes en IEF, les pointant du doigt comme étant potentiellement des menaces à la Nation – ce genre de discours ne vous rappelle rien ?

Dans la réalité, qu’en est-il ? existe-t-il réellement un lien entre la non-scolarisation d’un enfant et le terrorisme ?

  • On ne retrouve AUCUN CAS CONCRET de terroriste français ayant été instruit en famille ! Bien au contraire, tous les terroristes incriminés sur le territoire national ces dernières années ont tous fréquenté les bancs de l’école de la République.
  • Si l’on creuse un peu et que l’on prend le temps de se renseigner et d’observer le quotidien des familles IEF, on se rend rapidement compte que leur voie est bien plus souvent celle de la liberté d’opinion et de la tolérance. Les familles IEF sont ouvertes au monde, et participent très souvent à des rencontres permettant aux enfants de côtoyer des populations très variées
  • L’Instruction en Famille est déjà contrôlée, strictement, encore plus depuis le décret du 2 août 2019. Le projet de loi du président vient donc totalement remettre en cause les bons soins des membres de ces rectorats, mandataires de l’autorité de l’Éducation Nationale… ce qui ne manque pas de poser question, alors qu’il manifeste son intention d’envoyer encore plus d’enfants sur les bancs de l’école …
  • Enfin, l’État veille aussi au grain grâce aux travaux du groupe Miviludes, chargé de surveiller les activités sectaires ou affiliées. Or, ce groupe de recherches n’a à ce jour rapporté aucun souci de séparatisme ou de radicalisation provenant de familles IEF.

On se demande donc sur quoi se base le président pour évoquer un risque de radicalisation islamiste lié à l’Instruction en Famille. Peut-on réellement remettre en cause la vie de plusieurs dizaines de milliers d’enfants, sur un doute n’ayant absolument aucun fondement ? est-ce là le principe de la Justice dans notre pays ?

Pourquoi se battre pour conserver ce droit ?

Alors que pour certaines familles, perdre ce droit serait leur pire cauchemar, il reste que beaucoup de parents se demandent sans doute encore pourquoi c’est si important de conserver ce droit – outre le fait élémentaire que perdre un droit, constitue en soi une vraie régression.

Afin d’informer ceux qui ne le sont pas, faisons un tour d’horizon succinct et non-exhaustif, mais listant néanmoins les principaux arguments en faveur de l’IEF – autant d’éléments qui crient la nécessité absolue de conserver ce droit !

En quoi l’école française pose-t-elle souci pour bien des enfants ?

Les violences institutionnelles

Tout d’abord, évoquons les violences institutionnelles ordinaires. Les découvertes des neurosciences de ces 30 dernières années nous ont appris énormément de choses sur le développement de l’enfant, que ce soit au niveau cérébral, psychique ou physique – les trois étant étroitement liés, et dépendants les uns des autres. Il s’agit là d’un point majeur : comment le gouvernement pourrait-il décemment nous obliger à mettre nos enfants à l’école, et ce dès 3 ans, alors que les principes fondamentaux de cette même école n’ont pas été remodelés depuis des décennies ? aucune adaptation concrète n’a été faite dans les institutions scolaires alors que les preuves scientifiques ont bel et bien été établies. Comment peut-on décemment, sachant ce que l’on sait grâce aux neurosciences, continuer en toute légalité à ne pas respecter les besoins élémentaires de l’enfant ? Comment, en France, en 2020, peut-on encore penser qu’un enfant de 3, 4 ou 5 ans, et même au-delà, va aller aux toilettes/boire/manger/dormir/faire telle activité ou telle autre, sur commande, quand cela arrange l’adulte ?

La santé

Dans son discours du 2 octobre 2020, Emmanuel Macron PROPOSE que l’instruction en famille soit, à partir de septembre 2021, strictement limitée aux impératifs de santé. Cela pose plusieurs problèmes majeurs :

  1. comment évaluer décemment la limite à partir de laquelle l’enfant pourra ou non bénéficier du droit restreint à l’Instruction en Famille ?
  2. comment seront gérées les erreurs de diagnostic ?
  3. comment seront pris en compte les problèmes d’errance médicale, de longueur du parcours avant la pose de diagnostic ? de difficultés matérielles d’accès aux soins ? de difficultés d’accès à l’information elle-même ?
  4. les praticiens bénéficieront-ils enfin de formations adéquates, qui leur permettent d’être au fait des évolutions des connaissances liées aux progrès des neurosciences ?
  5. l’école française, à l’heure actuelle, faillit déjà à accueillir convenablement tous les élèves… Comment donc pourrait-elle prétendre en rajouter quelques dizaines de milliers ?(l’estimation du nombre d’enfants actuellement en IEF est, selon Emmanuel Macron, de 50000)
  6. le racisme est encore très présent dans le pays, à tous les niveaux – à l’école, comme dans le parcours médical. Quelle prise en charge donc pour les enfants “non-blancs” souffrant de trouble, de handicap, et dont certaines familles vivent déjà en précarité économique, sociale et médicale ?

En effet, cette société non-inclusive (et donc, validiste) ne prend pas en compte bon nombre de handicaps invisibilisés, comme par exemple les DYS-, TSA, TDA/H. Ce n’est pas parce qu’on ne les voit pas au premier coup d’œil que ces handicaps n’existent pas. Bien souvent, les praticiens eux-mêmes, faute de disponibilité ou de formation suffisante aux progrès permanents en terme de compréhension de la neurodiversité, sont inaptes à poser le bon diagnostic. Il semble aberrant que, malgré les progrès scientifiques, il reste très difficile d’obtenir un diagnostic qui corresponde vraiment à la réalité de l’enfant, et pourtant c’est une cruelle réalité. Comment, dans ces conditions, est-il éthiquement possible de suspendre un droit inscrit dans nombre de textes officiels à des diagnostics qui ont déjà énormément de difficultés à être posés ?

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Le dossier pédagogique pour l’IEF (Instruction En Famille)

Article et données mises à jour le : 20 septembre 2022

L’instruction en famille est un droit. Cependant, pour que cela le reste, nous sommes soumis à une enquête de la mairie tous les deux ans et un contrôle de l’inspection académique une fois par an afin d’attester que l’enfant reçoit bel et bien l’instruction nécessaire et adaptée à ses capacités pour atteindre le socle commun. Pour en savoir plus sur les démarches nécessaires et l’aspect légal de l’instruction en famille, vous pouvez vous référer aux articles de la catégorie « Tout savoir sur l’IEF – Que dit la loi / l’IEF ? »

Afin que le contrôle pédagogique se déroule dans les meilleures conditions pour vous, et surtout, pour votre enfant, vous pouvez préparer un dossier dit pédagogique (justement). Vous pourrez l’envoyer au DSDEN (Directeur académique des services de l’Éducation nationale) ou directement aux personnes mentionnées dans le courrier afin qu’elles puissent en savoir plus sur votre quotidien et vos enfants avant votre rencontre. N’hésitez pas à en imprimer une copie que vous pourrez garder vers vous le jour de l’entretien. Ce dossier n’est en aucun cas un dossier d’évaluation. Il doit permettre d’établir le dialogue et conserver un lien rassurant avec l’administration de l’Éducation nationale.

Que mettre dans votre dossier pédagogique ? 

Si vous êtes en panne d’inspiration, voici quelques éléments que vous pouvez mentionner.

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