Le dossier pédagogique

L’instruction en famille est un droit. Cependant, pour que cela le reste, nous sommes soumis à une enquête de la mairie tous les deux ans et un contrôle de l’inspection académique une fois par an afin d’attester que l’enfant reçoit bel et bien l’instruction nécessaire et adaptée à ses capacités pour atteindre le socle commun. Pour en savoir plus sur les démarches nécessaires et l’aspect légal de l’instruction en famille, vous pouvez vous référer aux articles de la catégorie « Tout savoir sur l’IEF – Que dit la loi / l’IEF ? »

Afin que le contrôle pédagogique se déroule dans les meilleures conditions pour vous, et surtout, pour votre enfant, vous pouvez préparer un dossier dit pédagogique (justement). Vous pourrez l’envoyer au DSDEN (Directeur académique des services de l’Éducation nationale) ou directement aux personnes mentionnées dans le courrier afin qu’elles puissent en savoir plus sur votre quotidien et vos enfants avant votre rencontre. N’hésitez pas à en imprimer une copie que vous pourrez garder vers vous le jour de l’entretien. Ce dossier n’est en aucun cas un dossier d’évaluation. Il doit permettre d’établir le dialogue et conserver un lien rassurant avec l’administration de l’Éducation nationale.

Que mettre dans votre dossier pédagogique ? 

Vous pouvez y notifier tout ce qui vous semble important, nécessaire, pourvu que vous ne sortiez pas du cadre légal. Avant de le rédiger, n’hésitez pas à vous remémorer les attentes et limites du contrôle. Je ne suis pas sûre que l’inspecteur soit très intéressé par la luxation de la hanche de Mamie Martine ou de la castration récente de votre chat. 

Si vous êtes en panne d’inspiration, voici quelques éléments que vous pouvez mentionner. Bien sûr, libre à vous d’en ajouter ou d’en retirer, ce ne sont que des idées !

Continuer la lecture de « Le dossier pédagogique »

Nous pouvons tous être des « témoins secourables » (notion d’Alice Miller)

Vous avez aperçu cette expression à plusieurs reprises au détour d’un article, ou bien sur les réseaux sociaux, dans des groupes de témoignage, d’entraide et de conseil parentaux, et vous vous demandez bien ce que cela signifie ?


Cette notion de témoin secourable vient d’Alice Miller (1923-2010). Psychologue brillante et renommée, Alice Miller s’était retirée en Provence afin de se consacrer à l’écriture des résultats de ses nombreuses recherches concernant le développement de l’enfant. Elle travaillait plus particulièrement sur les violences imposées aux enfants – celles que l’on voit, mais aussi et surtout celles que l’on tait – et les répercussions de ces violences sur l’individu à l’âge adulte.

Elle écrivit ainsi pas loin de 15 ouvrages dédiés à ce sujet, ainsi que de nombreux articles. Certains sont consultables en ligne, notamment sur son site dont voici le lien : alice-miller.com.

Alice Miller écrivait en allemand ou en anglais, aussi il peut arriver que les traductions varient, et que l’on trouve tour à tour les appellations suivantes : témoin empathique, éclairé, lucide, salvateur ou secourable. Nous nous sommes longuement penchés sur la question afin de décrypter ses diverses appellations, et nous allons tenter d’éclaircir ses notions, afin qu’elles puissent être utiles au plus grand nombre, dans l’intérêt des Enfants qui ont besoin d’aide (qu’ils soient intérieurs, ou pas).

Pour résumer de façon très succincte :

  • un témoin secourable est quelqu’un qui aime un enfant maltraité
  • un témoin empathique/éclairé/lucide est quelqu’un qui écoute une victime avec sollicitude et sans jugement, permettant ainsi la libération de l’enfant intérieur qui souffre dans un corps devenu adulte. 

L’affection comme la libération sont primordiales et essentielles au bonheur de chaque individu. Sans cela, l’enfant intérieur jamais écouté, jamais consolé, voit son corps ployer sous sa souffrance. Cela se manifeste à l’âge adulte (parfois avant) par des soucis très variés mais bien concrets, pouvant aller des troubles de la personnalité à des maladies chroniques ou graves, en passant par la transmission de la violence aux générations suivantes.

Voici de plus amples explications :

Le témoin secourable de l’enfance

Le témoin secourable est quelqu’un qui montre à un enfant qui souffre de maltraitance, quelle qu’elle soit, qu’autre chose est possible, que l’amour existe bien, et que cette victime peut aussi faire l’objet d’affection, comme n’importe qui d’autre. 

Le témoin secourable est, pour reprendre les termes d’Alice Miller,

une personne auprès de laquelle [on] pouvait se sentir en sécurité, aimé, protégé, respecté

Alice Miller

C’est une personne…

  • qui revalorise l’être humain en souffrance
  • qui lui rappelle qu’il a le droit d’exister
  • qui lui rappelle qu’il mérite bien mieux que cette maltraitance dont il fait l’objet
  • qui le rassure sur le fait qu’il est, lui aussi, aimable – au sens où il peut faire l’objet d’affection de la part de quelqu’un. 

Ce rôle peut être assumé par n’importe quelle personne que la victime est amenée à croiser sur sa route : quelqu’un de la famille, ou bien un ou une inconnue, un enseignant, une voisine, une employée de maison, etc. Ce témoin est une personne qui apporte à l’enfant délaissé un peu de sympathie, idéalement même de l’amour. Cette personne ne cherche jamais à manipuler la victime, sous prétexte d’éducation ou autre, elle lui fait confiance et lui ré-apprend l’idée qu’il n’est pas « méchant » mais mérite bien que l’on soit gentil avec lui.

Grâce à ce témoin, qui ne sera d’ailleurs pas forcément conscient de son rôle crucial et salvateur, l’enfant apprend qu’il existe en ce monde quelque chose comme de l’amour.

Si les circonstances se montrent favorables, il arrivera à faire confiance à autrui, à préserver sa capacité d’aimer et de faire preuve de bonté, à sauvegarder en lui d’autres valeurs de la vie humaine. En l’absence totale de témoin secourable, l’enfant glorifie la violence et, plus tard, l’exercera souvent à son tour, de façon plus ou moins brutale et sous le même prétexte hypocrite.

Alice Miller – « Notre corps de ment jamais »

Pour illustrer cela de manière très simple, Alice Miller cite souvent l’exemple de Dostoïevski – un père extrêmement brutal mais une mère aimante, qui n’empêchait pas les coups mais témoignait de l’affection à son enfant – une mère « témoin secourable », qui montrait à son enfant que l’amour est possible malgré la violence, et qu’il pouvait en faire l’objet.

Tous les hommes et les femmes interrogés, par Alice Miller ou par d’autres, qui avaient subi des violences à des degrés divers dans leur enfance mais qui n’ont pas perpétué les schémas de la violence sur leurs propres enfants, ont tous dit avoir bénéficié de l’appui d’un « témoin secourable », c’est-à-dire une personne qui, si elle n’a pas empêché les sévices, a au moins manifesté de l’affection, voire de l’amour, à l’enfant victime.

Le témoin lucide de l’âge adulte

Continuer la lecture de « Nous pouvons tous être des « témoins secourables » (notion d’Alice Miller) »

Isoler un enfant

Isoler un enfant peut se faire sur le plan physique (c’est la très classique mise au coin ou au piquet) mais aussi sur le plan psychique. L’isolement est induit par n’importe quelle forme de punition, et même par les violences verbales : le fait de punir est une atteinte au lien affectif qui lie l’enfant à ses parents, cela le met à l’écart, c’est comme une pause dans la relation. Cela place l’enfant dans une position extrêmement inconfortable d’insécurité affective (d’autant plus grave si elle vient s’ajouter à une insécurité physique).

La mise au coin, qu’elle soit physique ou verbale, est connue sous l’appellation anglo-saxonne « time-out »  : un terme qui, selon nous, exprime bien toute la violence de la démarche. Il peut aussi bien s’agir :

  • de la punition classique que de nombreuses générations ont connue à l’école,
  • d’une humiliation verbale en public,
  • d’une volonté plus dangereuse de la part de l’adulte qui la décrète.

Il s’agit d’un phénomène sociétal culturel, qui malheureusement reste très répandu, que ce soit au niveau familial ou dans les structures d’accueil de la petite enfance. C’est encore pratiqué couramment dans certaines écoles primaires, et parfois même, c’est recommandé par des pédiatres.

Voir l’article Les violences éducatives ordinaires dans nos écoles

Un adulte cherche à isoler un enfant pour :

  • s’en débarrasser, s’en décharger (il se sent en incapacité d’accueillir les besoins et les émotions de l’enfant, qui peuvent le renvoyer à sa propre histoire) ;
  • le forcer à réfléchir à son comportement (alors que l’enfant n’en a pas les capacités cérébrales) ;
  • le punir en le blessant “pour qu’il comprenne” (alors, que, on le sait : la punition n’a aucun intérêt en terme d’accompagnement) ;
  • asseoir son autorité, par la peur, la menace, la contrainte (alors que ces pratiques sont terriblement néfastes).

Voir l’article Pourquoi les punitions, récompenses, menaces et le chantage sont néfastes ?

Quoiqu’il en soit, il apparaît très clairement à la lumière des découvertes en neurosciences de l’enfant, que ses effets sont dévastateurs sur le développement du cerveau.

Les recherches scientifiques montrent toutes sans équivoque que la détresse émotionnelle provoquée par l’isolement est telle que les dégâts infligés au cerveau sont aussi graves et délétères que ceux provoqués par les violences physiques.

L’impact désastreux de l’isolement sur le développement de l’enfant

Isoler un enfant, c’est le mettre en état de désespoir. L’adulte cherche à isoler l’enfant au moment où, au contraire, celui-ci a le plus besoin de contact et de rapprochement. Il faudrait donc, au contraire du « time-out », proposer un « time-in ».

Continuer la lecture de « Isoler un enfant »

L’indifférence

Indifférence et privation d’affection

Les démonstrations d’affection sont primordiales pour le jeune enfant, pour ne pas dire vitales. Considérez déjà vous, adulte, comme vous vous sentez mal quand une personne qui vous est chère ne vous démontre pas d’affection ? que ce soient des bisous, des câlins, des mots doux, du temps passé ensemble, les enfants en ont besoin pour leur bon développement. N’oublions pas que l’enfant dépend totalement de ses parents : pour lui, un manque d’affection sera interprété comme une mise en danger de sa survie.

Par ailleurs, le jeune enfant agit par mimétisme. S’il est aimé et sécurisé par ses parents, il agira de même, plus tard, dans ses relations avec autrui. A l’inverse, s’il est maltraité, négligé, il risque fort de reproduire le même type de comportement négatif toute sa vie.

Malheureusement, le mode de vie trépidant de nos sociétés modernes fait que bien souvent les parents oublient de montrer des signes d’affection, ils sont tout le temps dans la course et le stress, et n’ont bien souvent qu’une hâte le soir, c’est de se coucher (=se débarrasser des enfants), alors que l’enfant a précisément besoin d’être câliné, rassuré, et lui aussi réconforté de sa dure journée.

D’autre part, plus l’enfant grandit, plus le parent a tendance à « oublier » de montrer ces signes d’affection, considérant souvent que l’enfant, plus grand, n’en a tout simplement plus besoin. Et puis il faut bien l’avouer, la pudeur de nos sociétés quant à la démonstration des sentiments, fait que s’il est commun de papouiller un bébé, il n’en va pas de même du tout pour un enfant de 10 ans, et encore moins, a fortiori, pour un adolescent – qui pourtant, est bien souvent dans une détresse absolue, et serait tellement aidé si les barrières mentales sociales tombaient, et que ses parents lui démontraient plus d’affection. Le manque de communication qui s’installe à l’adolescence, et qui pourrit bien des familles, vient principalement du fait que les jeunes ne se sentent ni aimés, ni compris. Ils vont donc se replier sur eux-mêmes ou choisir la voie de l’agressivité comme système de défense, et d’expression de leur détresse. Le parent, piqué au vif, réagit généralement et fort malheureusement, à l’inverse de ce qui lui est demandé, à savoir qu’il va lui aussi chercher à se défendre. C’est alors l’escalade infernale.

Il est primordial de montrer des signes d’affection aux enfants, y compris aux nourrissons – imaginez un bébé passer ses journées dans un état de stress permanent ? il faut bien être conscient que le cerveau de l’enfant se développe constamment jusqu’à l’âge de 8 ans environ pour les principales fonctions, mais en réalité, jusqu’à 25 ans. Le cerveau de l’enfant, à la naissance, est prêt à ressentir toutes sortes d’émotions, mais il n’est absolument pas prêt à les exprimer correctement (comprenons, de manière à ce que l’adulte les comprenne), et encore moins à les gérer (d’ailleurs, on peut se demander si on ne l’est jamais totalement ?). Or, un enfant manquant de signes affectifs, ne pourra accéder correctement à la maturation cérébrale. L’ocytocine, hormone du bonheur, responsable de cette maturation, lui fait défaut. Cet individu grandira avec des difficultés cognitives, sociales, une incapacité à gérer ses émotions, des problèmes comportementaux, qui perdureront sa vie durant, s’il ne se fait pas aider par un thérapeute compétent et spécialisé.

L’indifférence des parents peut avoir plusieurs causes :

  • C’est un modèle éducatif qu’ils ont eux-mêmes subi durant leur enfance ;
  • Ils sont épuisés et pas loin du burn-out ;
  • Ils se réfugient derrière ce type d’éducation pour forger des enfants « forts » ;
  • L’enfant, trop idéalisé par les normes sociales et les pressions familiales, n’a pas répondu à leurs attentes ;
  • On parle aussi d’éducation négligente, notamment lorsque la dimension financière entre en compte dans l’indifférence dont les enfants font l’objet (l’investissement parental, dans tous les sens du terme, fait défaut).

Parents : les situations ordinaires où l’on se montre indifférents.

Un des aspects essentiels de l’amour parental réside dans l’affection, l’acceptation inconditionnelle, et le simple fait d’entretenir une relation. L’indifférence, c’est priver l’enfant de ce dont il a besoin au quotidien, notamment de l’affection, mais c’est aussi le rejeter. Être indifférent, c’est se comporter comme si l’enfant n’était pas là ou n’existait pas. Cela se traduit par de multiples manifestations qui sont autant de Violences Éducatives Ordinaires :

  • Parler de lui à quelqu’un d’autre en sa présence ;
  • Ne pas prendre le temps de passer des moments de qualité avec son enfant ;
  • Avoir des conversations qui l’excluent car il ne peut pas les comprendre ;
  • Ne pas l’écouter quand il parle ;
  • Ne pas accueillir ni entendre ses émotions et sentiments ;
  • Ne pas le protéger quand il en a besoin ;
  • Ne pas exprimer de reconnaissance quand il fait quelque chose, alors que nous le ferions pour un adulte (les « merci » se font souvent rares quand il s’agit des gestes des enfants, beaucoup de parents considérant que c’est normal par exemple qu’il débarrasse la table) ;
  • Ne pas prendre en compte ses goûts et ses opinions ;
  • Être plus intéressé(e) par son journal/téléphone/série télé, ne pas interrompre nos activités lorsque l’enfant nous parle ou a besoin de nous ;
  • Ne pas réagir aux pleurs/ à la détresse de son enfant ;
  • Ne pas répondre aux besoins ponctuels de l’enfant (d’être rassuré, câliné, porté, de passer un moment de complicité, etc) ;
  • Nier ses souffrances, minimiser ses douleurs (« c’est rien », « tu pleurniches tout le temps », « quel bébé », etc) ;
  • Négliger son suivi médical ou ne pas consulter en cas de troubles importants ou récurrents ;
  • Ne pas encourager l’enfant dans sa voie ; 
  • Lui imposer nos activités sans tenir compte de son intérêt et de ses rythmes biologiques ;
  • Faire passer notre confort avant le sien ; etc, etc …
Continuer la lecture de « L’indifférence »

Les douces violences

Qu’est-ce que c’est ?

C’est ce que l’on considère comme « les petits riens » du quotidien, des actes ou des paroles brefs, ancrés dans nos habitudes de parents, que l’on fait inconsciemment ou involontairement, et que l’on juge anodins. Il s’agit d’actions que l’on ne considère pas comme gênantes, que l’on peut même trouver drôles (mais c’est notre point de vue d’adulte). Ce sont tous ces gestes, comportements et paroles qui sont générés par les habitudes sociales, mais aussi souvent par notre impuissance en tant que parent, ainsi que par notre propre expérience, étant enfant, des douces violences.

Il est important de souligner que les douces violences sont également très présentes et même systématiques dans les lieux d’accueil de la petite enfance, qu’il s’agisse de petites structures comme les accueils en maison d’assistantes maternelles, ou des structures plus grosses et plus institutionnalisées, comme les crèches ou les écoles. Ce sujet est très largement développé dans les ouvrages de Christine Schuhl.

Les douces violences regroupent tous les comportements perçus comme banals mais qui ont bel et bien un impact sur le développement affectif, social et psychologique de l’enfant. En effet, toutes ces douces violences créent un malaise chez l’enfant, un mal-être, et mènent à l’insécurité affective, ainsi qu’elles installent un climat de crainte et de méfiance, voire de rancœur liée à la frustration.

Quelle est la différence entre douce violence et VEO ?

Le parent qui pratique les douces violences comme celui qui pratique les VEO ne le fait généralement pas consciemment, au sens où il n’est pas délibérément en train de faire du mal à l’enfant : il ne cherche pas à nuire. Les 2 comportements sont étroitement liés. Cependant, on peut noter cette différence :
Avec les VEO, le parent pense éduquer son enfant : lui apprendre, en lui imposant son comportement, à faire comme il faut. C’est le fameux « c’est pour son bien » dénoncé par Alice Miller lorsqu’elle parle de pédagogie noire ;
Avec les douces violences, le parent n’a absolument pas conscience que son comportement peut blesser l’enfant : c’est le cas très évident du petit surnom qui blesse l’enfant, alors que l’adulte le trouve « trop mignon ». C’est aussi le cas lorsque nous imposons à l’enfant tout ce qui nous concerne, mais que lui ne comprend pas, et qui ne répond pas à ses besoins, ni à ses envies.

Tout comme pour les VEO, nous avons tous été confrontés aux douces violences dans notre propre enfance : nous allons donc automatiquement les reproduire avec nos propres enfants (faute de développement personnel). Cela est d’autant plus facile que, nous l’avons dit plus haut, les douces violences sont considérées comme anodines, et comme n’ayant pas d’impact sur le développement et le bonheur de l’enfant. Avec les douces violences, les parents ne culpabilisent pas, bien au contraire : ils reproduisent des schémas ancrés dans nos sociétés, sans avoir la moindre conscience du mal qui est ainsi fait. C’est pour cette raison qu’elles sont appelées « douces violences » .

Liste non-exhaustive de douces violences

C’est tout ce qui est parole blessante, geste maladroit, manque d’attention (on reste le visage figé sur le portable alors que l’enfant nous parle), jugements, a priori, etc. C’est aussi quand on laisse nos propres sentiments/opinions/goûts/envies/besoins prendre le dessus sur ce que ressent l’enfant – on l’empêche de s’exprimer, on nie son existence en tant qu’individu, on considère que notre opinion/envie prime parce qu’on est adulte et donc supérieur.

  • Donner des surnoms péjoratifs que l’on trouve mignons mais qui en réalité blessent l’enfant (« petit monstre »), qui a besoin pour se construire et se sentir exister en tant qu’individu reconnu d’être appelé par son prénom ;
  • Faire des promesses mais ne pas les tenir (en pensant par exemple que l’enfant, parce qu’il est enfant, aura vite oublié) ;
Continuer la lecture de « Les douces violences »