Le 15 septembre, c’est la JIPLI ! (Journée Internationale Pour la Liberté de l’Instruction)

Chaque année, aux environs du 15 septembre, c’est la JIPLI ! (Journée Internationale Pour la Liberté de l’Instruction)

Article et données mises à jour le : 20 décembre 2020

La JIPLI, qu’est-ce que c’est ?

Les personnes ayant à cœur de conserver la liberté d’instruction de leurs enfants se regroupent partout en France pour revendiquer la liberté pour tous de choisir le mode d’instruction qui leur convient : à l’école, qu’elle soit publique, privée sous contrat ou hors contrat, à distance ou en dehors de l’école dans le cadre de l’instruction en famille.

La JIPLI a lieu partout en France et dans le monde le 15 septembre de chaque année ou dans le courant du même mois. Chacun est libre d’organiser localement un pique-nique, des ateliers, des jeux : retrouvez tous les événements sur la carte de la JIPLI.

Et pour 2020 alors ?

Un week-end de manifestations pour la liberté de l’instruction se déroule début décembre 2020 dans plusieurs villes de France.

Cette mobilisation vise à informer le Conseil d’État lors de son assemblée générale du 5 décembre que nous attendons sa prise de position sur le caractère inconstitutionnel de l’interdiction de l’instruction en famille. Elle vient en réponse à la volonté du président, annoncée le 2 octobre dernier, de mettre fin à la pratique de l’instruction en famille au prétexte qu’elle ne respecte pas les principes républicains.

En savoir plus : Communiqué de presse Wepli.

Pour plus de rencontres à travers le monde avec de nombreuses familles IEF : Découvrez La carte IEF.


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Quelle préparation pour l’allaitement ?

L’allaitement, acte naturel, qui date de la nuit des temps et a d’ailleurs permis à notre espèce de survivre si longtemps. Seule source de nourriture des nourrissons, dans l’hypothèse où les biberons n’existent pas, comment ferions-nous pour satisfaire ce besoin primaire ? En théorie, notre corps sait, notre bébé sait. Cependant au fil des années, les femmes ont perdu confiance en leur capacité innée à donner le sein. Ce geste naturel devient un acte très théorisé. Alors, on se demande ordinairement si une préparation est nécessaire pour allaiter. Devons-nous nous préparer pour savoir alimenter notre tout-petit à sa naissance ? Si oui, comment ?

En réalité, la réponse n’est pas binaire. C’est-à-dire qu’on ne peut pas y répondre tout à fait par oui ou non. D’un point de vue strictement physique, il ne semble absolument pas nécessaire de préparer son corps à l’allaitement. On oublie les conseils foireux. NON, on ne frotte pas ses mamelons à la brosse à dent pour les préparer. C’est une mauvaise idée qui peut uniquement vous apporter de la douleur. Les massages aux huiles sont loin d’être nécessaires, on peut même plutôt penser qu’ils n’ont pas grand intérêt (si ce n’est de rassurer la maman) puisque les crevasses résultent surtout d’une mauvaise prise du sein. Inutile de tirer son lait au préalable, c’est même plutôt une mauvaise idée. Si vous craignez de manquer de lait, référez-vous à l’article L’offre et la demande afin de mieux comprendre le fonctionnement de la lactation.

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Restriction de l’IEF (Instruction En Famille) pour la rentrée scolaire 2021 : Attention, Enfants en Danger

Emmanuel Macron, lors d’un discours sur le “séparatisme” prononcé le 2 octobre 2020, a fait part de son intention de strictement restreindre l’IEF, en limitant ce droit aux enfants ayant des problèmes de santé – lesquels restent eux-mêmes à définir.

Prendre une telle décision serait absolument dramatique pour nombre d’enfants et leur famille, et nous allons vous expliquer pourquoi.

Article et données mises à jour le : 20 décembre 2020

Qu’est-ce que l’IEF ?

IEF, c’est l’acronyme d’Instruction En Famille. Il s’agit d’un DROIT qui est malheureusement encore mal connu en France, en partie à cause des médias qui désinforment encore très souvent par l’utilisation du terme biaisé d’ “école obligatoire”, alors que c’est strictement faux : jusque-là, c’est uniquement l’INSTRUCTION qui est obligatoire. Ce droit est inscrit dans le code de l’Education, qui remonte à 1882. Pour plus d’infos sur le cadre légal, vous pouvez consulter les pages des associations de défense de l’IEF.

L’IEF, c’est donc le fait de ne pas scolariser, ou de déscolariser, son ou ses enfants : il ne va pas (ou plus) à l’école, mais est instruit en famille, par un ou des membres qui l’entourent et l’accompagnent au quotidien. Il existe probablement autant de modes d’instruction en famille, que de familles qui la pratiquent. Certains ont choisi de faire “l’école à la maison”, c’est-à-dire de reproduire, plus ou moins fidèlement, ce qui est fait en classe ou selon les programmes établis par l’Éducation nationale. D’autres, a contrario, se laissent voguer au fil des jours, saisissant chaque opportunité que la vie met sur leur chemin pour créer ou entretenir un nouvel apprentissage – on appelle cela communément le unschooling. Vous trouverez une foule d’articles à ce sujet sur le site pass-education.fr, rubrique IEF (en haut à droite, en orange).

Restreindre l’Instruction en Famille pour lutter contre le séparatisme islamiste ?

De manière générale, l’IEF en France souffre cruellement d’un manque continu d’informations à la population. Le président de la République, dans son discours du 2 octobre, a contribué à fonder et entretenir l’amalgame entre instruction en famille (ou, non-scolarisation) et séparatisme (“islamiste”, en l’occurence). En effet, à la base, ce projet de loi s’inscrit dans le cadre de son plan de lutte contre le “séparatisme islamiste”.

L’amalgame en a choqué plus d’un, dans les milieux IEF comme dans les milieux musulmans, mais il a aussi choqué -et heureusement- des gens qui ne sont concernés par aucun des deux. Cet amalgame est d’autant plus dangereux qu’il stigmatise les familles musulmanes en IEF, les pointant du doigt comme étant potentiellement des menaces à la Nation – ce genre de discours ne vous rappelle rien ?

Dans la réalité, qu’en est-il ? existe-t-il réellement un lien entre la non-scolarisation d’un enfant et le terrorisme ?

  • On ne retrouve AUCUN CAS CONCRET de terroriste français ayant été instruit en famille ! Bien au contraire, tous les terroristes incriminés sur le territoire national ces dernières années ont tous fréquenté les bancs de l’école de la République.
  • Si l’on creuse un peu et que l’on prend le temps de se renseigner et d’observer le quotidien des familles IEF, on se rend rapidement compte que leur voie est bien plus souvent celle de la liberté d’opinion et de la tolérance. Les familles IEF sont ouvertes au monde, et participent très souvent à des rencontres permettant aux enfants de côtoyer des populations très variées
  • L’Instruction en Famille est déjà contrôlée, strictement, encore plus depuis le décret du 2 août 2019. Le projet de loi du président vient donc totalement remettre en cause les bons soins des membres de ces rectorats, mandataires de l’autorité de l’Éducation Nationale… ce qui ne manque pas de poser question, alors qu’il manifeste son intention d’envoyer encore plus d’enfants sur les bancs de l’école …
  • Enfin, l’État veille aussi au grain grâce aux travaux du groupe Miviludes, chargé de surveiller les activités sectaires ou affiliées. Or, ce groupe de recherches n’a à ce jour rapporté aucun souci de séparatisme ou de radicalisation provenant de familles IEF.

On se demande donc sur quoi se base le président pour évoquer un risque de radicalisation islamiste lié à l’Instruction en Famille. Peut-on réellement remettre en cause la vie de plusieurs dizaines de milliers d’enfants, sur un doute n’ayant absolument aucun fondement ? est-ce là le principe de la Justice dans notre pays ?

Pourquoi se battre pour conserver ce droit ?

Alors que pour certaines familles, perdre ce droit serait leur pire cauchemar, il reste que beaucoup de parents se demandent sans doute encore pourquoi c’est si important de conserver ce droit – outre le fait élémentaire que perdre un droit, constitue en soi une vraie régression.

Afin d’informer ceux qui ne le sont pas, faisons un tour d’horizon succinct et non-exhaustif, mais listant néanmoins les principaux arguments en faveur de l’IEF – autant d’éléments qui crient la nécessité absolue de conserver ce droit !

En quoi l’école française pose-t-elle souci pour bien des enfants ?

Les violences institutionnelles

Tout d’abord, évoquons les violences institutionnelles ordinaires. Les découvertes des neurosciences de ces 30 dernières années nous ont appris énormément de choses sur le développement de l’enfant, que ce soit au niveau cérébral, psychique ou physique – les trois étant étroitement liés, et dépendants les uns des autres. Il s’agit là d’un point majeur : comment le gouvernement pourrait-il décemment nous obliger à mettre nos enfants à l’école, et ce dès 3 ans, alors que les principes fondamentaux de cette même école n’ont pas été remodelés depuis des décennies ? aucune adaptation concrète n’a été faite dans les institutions scolaires alors que les preuves scientifiques ont bel et bien été établies. Comment peut-on décemment, sachant ce que l’on sait grâce aux neurosciences, continuer en toute légalité à ne pas respecter les besoins élémentaires de l’enfant ? Comment, en France, en 2020, peut-on encore penser qu’un enfant de 3, 4 ou 5 ans, et même au-delà, va aller aux toilettes/boire/manger/dormir/faire telle activité ou telle autre, sur commande, quand cela arrange l’adulte ?

La santé

Dans son discours du 2 octobre 2020, Emmanuel Macron PROPOSE que l’instruction en famille soit, à partir de septembre 2021, strictement limitée aux impératifs de santé. Cela pose plusieurs problèmes majeurs :

  1. comment évaluer décemment la limite à partir de laquelle l’enfant pourra ou non bénéficier du droit restreint à l’Instruction en Famille ?
  2. comment seront gérées les erreurs de diagnostic ?
  3. comment seront pris en compte les problèmes d’errance médicale, de longueur du parcours avant la pose de diagnostic ? de difficultés matérielles d’accès aux soins ? de difficultés d’accès à l’information elle-même ?
  4. les praticiens bénéficieront-ils enfin de formations adéquates, qui leur permettent d’être au fait des évolutions des connaissances liées aux progrès des neurosciences ?
  5. l’école française, à l’heure actuelle, faillit déjà à accueillir convenablement tous les élèves… Comment donc pourrait-elle prétendre en rajouter quelques dizaines de milliers ?(l’estimation du nombre d’enfants actuellement en IEF est, selon Emmanuel Macron, de 50000)
  6. le racisme est encore très présent dans le pays, à tous les niveaux – à l’école, comme dans le parcours médical. Quelle prise en charge donc pour les enfants “non-blancs” souffrant de trouble, de handicap, et dont certaines familles vivent déjà en précarité économique, sociale et médicale ?

En effet, cette société non-inclusive (et donc, validiste) ne prend pas en compte bon nombre de handicaps invisibilisés, comme par exemple les DYS-, TSA, TDA/H. Ce n’est pas parce qu’on ne les voit pas au premier coup d’œil que ces handicaps n’existent pas. Bien souvent, les praticiens eux-mêmes, faute de disponibilité ou de formation suffisante aux progrès permanents en terme de compréhension de la neurodiversité, sont inaptes à poser le bon diagnostic. Il semble aberrant que, malgré les progrès scientifiques, il reste très difficile d’obtenir un diagnostic qui corresponde vraiment à la réalité de l’enfant, et pourtant c’est une cruelle réalité. Comment, dans ces conditions, est-il éthiquement possible de suspendre un droit inscrit dans nombre de textes officiels à des diagnostics qui ont déjà énormément de difficultés à être posés ?

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Allaitement : Les autres utilisations du lait maternel

Les bienfaits du lait maternel ne sont plus à prouver. Mais saviez-vous que votre lait peut être consommé autrement qu’au sein ? Et même, encore plus surprenant, qu’il peut être utilisé pour d’autres choses que pour nourrir votre bébé ou votre bambin ? Aujourd’hui, je vous propose de découvrir d’autres utilisations possibles de ce qu’on appelle parfois l’or blanc (et ce n’est pas pour rien) ! Si vous avez des poches de lait remplies au congélateur ou du lait qui n’est plus consommable, ne le jetez pas. Vous trouverez comment vous en servir autrement !  

Pour cuisiner

On utilise facilement du lait animal, notamment de vache, pour cuisiner. Parfois des jus végétaux. Pourtant, on ignore souvent qu’il est possible de cuisiner avec du lait humain. Beaucoup se sentent mal à l’aise avec cette idée, même des femmes ayant allaité des années. Cela peut permettre d’avoir un apport de lait lorsque le bébé, diversifié, a des difficultés à le prendre autrement qu’à la source. Vous pouvez simplement faire le remplacement dans des recettes habituelles, mais vous pouvez aussi en trouver d’autres (à la fin de l’article, une ressource très intéressante pour des idées). Je pense par exemple à des flans. Pour se faire, on compte 2gr d’agar-agar pour 500ml de lait. Attention, l’agar-agar peut être déconseillé dans certaines conditions. N’hésitez-pas à poser la questions à des professionnels compétents.

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Allaitement : L’offre et la demande

On entend, de part et d’autre, un certain nombre de conseils. Comme nous l’avons vu ici dans l’article Allaitement : La désinformation, ceux-ci peuvent être plus ou moins avisés et nous faisons face à beaucoup de croyances, même de la part des professionnels de santé ou de la petite enfance. Pour bien se lancer dans l’aventure, comprendre comment la lactation se met en place vous donnera quelques clés pour un bon démarrage et des mois lactés tout en douceur. Alors, l’allaitement au fond, comment ça fonctionne ? S’il ne devait y avoir qu’une seule « règle » à suivre, quelle serait-elle ? Pour répondre à ces questions, nous devons dans un premier temps expliquer la façon dont la lactation se met en place, mettre en lumière ce qu’il se passe dans notre corps. Ensuite, naturellement, les conseils applicables viendront concrètement compléter ces propos pour un bon maintien.

Comment le sein est-il exactement composé ?

A l’extérieur, on aperçoit l’aréole, avec le mamelon et les glandes de Montgoméry. A l’intérieur, on trouve notamment des canaux lactifères reliant les alvéoles au mamelon. Ces alvéoles, ou glandes mammaires, sont responsables de la production de lait. Ensuite, de nombreuses hormones entreront en jeu pour que ce lait puisse s’écouler. Parmi ces hormones, il y a la prolactine fait sécréter du lait dans les alvéoles, et donc permet la production, mais aussi l’ocytocine qui les fera se contracter et permettra donc l’éjection du lait.

Quand votre bébé tète, le contact de sa bouche, une succion efficace, permettront de vider le sein. De cette façon, votre cerveau comprend qu’il y a un humain à nourrir et, au fil des semaines, la production s’adaptera aux besoins de votre enfant.

Ces informations viennent donc démonter quelques points essentiels que nous retrouvons souvent de la part de mères allaitantes. En effet, on ne peut pas manquer de lait sans raison, les seins souples ne signifient pas qu’il n’y a pas de lait. Commençons par ce dernier point avant d’expliciter plus en détails le premier.

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