A moi ! lorsque l’Ego paraît !, de Valérie Vayer – Le lien d’Amour inconditionnel

Les changements climatiques et la surutilisation des ressources fossiles ne sont pas les seuls à mettre en péril le devenir de notre civilisation – le non-respect et la négation de l’être humain sont aussi des problèmes majeurs, qui précipitent notre monde dans le mur.


Nous sommes plusieurs dans l’équipe de Vivre en Famille à avoir été bouleversés.es par la lecture de l’ouvrage « A moi ! lorsque l’Ego paraît ! Pour une égologie pratique » écrit par Valérie Vayer et édité en 2018 chez Le Hêtre Myriadis. N’ayons pas peur des mots : ce livre a littéralement changé nos vies. Nous espérons que, à l’issue de la lecture de cet article qui va vous présenter l’ouvrage et les théories de Valérie, vous aurez à votre tour l’envie de vous plonger dedans, et en ressortirez transformés.es, pour le plus grand bonheur et le bien-être des enfants, d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Tout d’abord, laissez-nous vous présenter la maison d’édition :

Les éditions Le Hêtre Myriadis est une maison d’édition indépendante, dirigée par Daliborka Milovanovic et Mélissa Plavis, dont les thèmes de prédilection sont l’écoparentalité, l’éducation et l’écologie des relations. Vous pouvez les découvrir et les suivre sur leur blog : blog.lehetremyriadis.fr 

Ces deux femmes sont très impliquées dans le maternage proximal, et tout ce qui concerne la défense des droits et besoins de l’enfant, en tenant compte de ce que la Nature a prévu, plutôt que des conditionnements omniprésents dans la société d’aujourdhui. Elles proposent des articles et des ouvrages à la vente, tous centrés sur ces mêmes thèmes, tous tournés vers un même but : revenir à des modes d’accompagnement de l’enfant plus simples et naturels.


Et l’Ego, c’est quoi en fait ?

Le dictionnaire donne une définition très simple : l’Ego, c’est le moi, le sujet pensant. Le « sentiment de soi » selon Antonio Damasio ; on peut aussi dire, la « conscience » de soi. 

Pour Valérie, l’Ego suit un cycle de vie, ce qu’elle appelle l’« ego genèse ». L’ego de chaque individu est d’abord transparent, puis débutant (durant les 7 premières années de vie) puis il s’affirme environ à partir de 9 ans (elle parle alors d’« ego confirmé ») et finalement devient mature. De ce fait, les parents ont un rôle primordial à jouer dans ce processus : un enfant qui ne peut affirmer son ego, parce que victime de maltraitances qui l’inhibent, ne développera pas sa vraie personnalité, et sera toute sa vie un autre (sauf s’il rencontre un témoin secourable qui va l’aider à retrouver son ego refoulé et enfoui, et lui permettre de se dévoiler enfin au grand jour).

L’amour inconditionnel – l’Amour avec un grand A

Selon Valérie, un ego bien portant ne nécessite qu’une chose : l’Amour inconditionnel. C’est quelque chose de naturel, d’inné, une force qui anime les mères (et parfois les pères aussi) à la naissance de leur enfant – enfin, qui devrait

L’Amour inconditionnel, c’est :

  • Aimer son enfant tel qu’il est
  • Être là pour lui quand il a besoin – et oui, y compris au début de sa vie, lorsqu’il a tout le temps besoin de sa mère 
  • Être TOUJOURS là pour lui, afin de pouvoir répondre à ses demandes et besoins sans le laisser pleurer ou se morfondre seul dans son coin, et ce jusqu’à ce qu’il n’ait plus besoin de nous (et donc oui, forcément, ça implique de ne pas être séparés)
  • Le laisser lui-même choisir ses moments d’indépendance, quand il est prêt, sans influence extérieure, et non pas quand “ça nous arrange”
  • Permettre à un enfant de vivre et grandir en écoutant son corps et son cœur, c’est-à-dire à son rythme, entouré de ceux qu’il aime et des figures d’attachement dont il a besoin pour construire sa sécurité affective
  • S’adapter à l’enfant, et non pas demander à l’enfant de s’adapter à nous – les adultes

N’oublions pas que nous sommes des mammifères

Valérie Vayer insiste sur le côté mammifère des humains, sur ce que la Nature, la physiologie de l’espèce ont prévu, initialement, avant que la société ne s’en mêle et vienne tout foutre en l’air. Comme Michel Odent, comme Jean Liedloff, Valérie nous rappelle comment ça se passait avant, lorsque nous, humains, vivions en mode tribu. Il est maintenant temps pour nous d’aborder la continuité et son contraire, le séparatisme.

La continuité

La continuité, ou continuum, c’est :

  • Ce que la Nature a prévu pour l’évolution des mammifères (dont nous faisons partie, – on ne le répétera jamais assez), pour permettre à l’ego de chacun de se développer libre et heureux, garantissant ainsi des relations et une vie saines par la suite (et si tout le monde s’y mettait … vous imaginez un peu la société du futur, menée par des êtres libres et heureux, ne manquant pas d’Amour ?)
  • Ce qui est perpétué par les quelques tribus qui vivent encore sur cette planète (cf. Jean Liedloff et « Le concept du Continuum »)
  • Ce qui se passait avant que nos sociétés s’industrialisent
  • C’est ce dont nos enfants ont réellement, totalement besoin
  • C’est vivre notre vie de mammifère
  • C’est l’expression de l’Amour inconditionnel 
  • C’est accompagner notre enfant sur le chemin de la vie, jusqu’à ce qu’il décide lui-même de voler par ses propres ailes, quand il est prêt
  • C’est la suite logique à la grossesse : on n’abandonne pas le bébé parce qu’il est sorti du ventre de sa mère. Il est encore totalement dépendant d’elle, et, à ce titre, elle doit se consacrer à lui (comme le font les mamans mammifères chez les animaux). Cela implique 
    • un maternage proximal extensif
    • une attention et une disponibilité constantes afin de répondre immédiatement aux besoins physiologiques du bébé. Cela nécessite de le porter afin qu’il soit toujours prêt de sa mère, ou même d’un autre membre de la tribu, tant que l’enfant a confiance en cette personne. Cela implique aussi, on l’a vu, de ne pas être séparés.

Le séparatisme, qu’est-ce que c’est ?

Dans nos sociétés occidentales, ce terme a une connotation péjorative. Beaucoup pensent sans doute d’emblée au séparatisme en politique, lorsqu’une région veut quitter un pays, par exemple (nous ne citerons personne).

En parentalité, le séparatisme c’est le fait de séparer parents et enfants, et plus particulièrement la mère et l’enfant. C’est un détachement physique, mais qui mène au détachement psychique, à la rupture de la continuité et, si trop fréquent ou trop prolongé, met véritablement en péril le lien parent-enfant.

Dans les pays occidentaux, il y a à cet égard une vraie pression sociétale, qui submerge les parents parfois même avant la naissance, lorsqu’ils se voient imposer des méthodes d’accouchement qui ne correspondent pas à leurs souhaits physiologiques. Par la suite, c’est la crèche, puis l’école, voire même parfois l’internat. Les familles qui ont l’audace de faire des choix différents se voient souvent attirer les foudres de leurs propres parents, de leurs proches, des voisins, des collègues de travail, et bien souvent même, de l’administration.

Le dogme social du séparatisme prend ses racines et s’appuie sur la souffrance de générations entières ayant subi la séparation :

  • on ne connaît pas autre chose
  • c’est forcément la meilleure solution
  • ça nous permet de respirer (autrement dit, de nous débarrasser de nos enfants quand on  a besoin/envie de faire autre chose)

Et pourtant … Pourtant, ce n’est pas ce que la Nature avait prévu pour les petits mammifères. Car ce séparatisme empêche l’idéal, qui est, selon les termes de Valérie Vayer, d’être « connecté à l’Amour et donc, libre de vivre ce qu’il est [l’enfant], de grandir tel qu’il est, dans un entourage bienveillant, en continuité ». La continuité, ou le « continuum » : c’est le contraire du séparatisme, c’est vivre avec son enfant, c’est ne pas l’abandonner aux collectivités, aux nounous, aux landaus.

Le séparatisme stoppe net la continuité : le séparatisme sépare les corps, mais aussi les esprits. Il n’est pas nécessaire pour cela de placer bébé en collectivité : Valérie Vayer dénonce la culture occidentale du « bébé posé » (cf. le landau) et ses traditionnelles injonctions : « il a mangé ? remets le dans son lit/parc/ou tu veux, mais surtout ne le gardes pas dans tes bras, tu ne vas quand même pas l’habituer à recevoir trop de douceur, d’Amour, d’attention ! » – comme si un bébé pouvait recevoir trop de marques d’Amour – … franchement.

Cette culture du « bébé posé » est donc perpétuée, comme une condition innée de notre société « civilisée » (d’ailleurs, dans la définition du dictionnaire, le terme « civilisation » est très justement décrit comme « un ensemble de caractères communs aux sociétés les plus complexes … opposé à la nature »).

Valérie Vayer lance donc un gros appel au secours, en dénonçant, à travers la passion séparatiste de nos sociétés, la négation des egos. En effet, ne pas permettre à un ego de se construire librement, c’est ne pas le respecter, c’est l’aimer sous conditions : c’est dangereusement compromettre son avenir. Sans ego, pas de respect de l’autre, et alors le cercle vicieux se perpétue allègrement :

nos liens défaillants signent, à terme, l’effondrement de sociétés invivables.

À moi ! Lorsque l’ego paraît, de Valérie Vayer

Le gros souci, c’est que ce cercle vicieux se perpétue depuis des années, des siècles même, et les technologies modernes ne font que faciliter la bonne application du dogme séparatiste. La prise de conscience est très difficile, il est beaucoup plus aisé de rester « du côté obscur ». Valérie cite par deux fois dans son ouvrage la mythologie des films Star Wars, basée sur l’opposition côté obscur/lumière, et c’est bien de cela dont il s’agit, hélas : la plupart d’entre nous restent du côté obscur, plutôt que de se tourner vers la Lumière, c’est-à-dire l’Amour inconditionnel et la disponibilité à 100% pour nos enfants, jusqu’à ce qu’ils décident eux-mêmes qu’ils n’en ont plus besoin

Pourquoi  le séparatisme ?

  • Parce que c’est acquis dans nos sociétés hyper productrices : « les enfants sont une charge »
  • Parce que nous avons été élevés.es comme ça, et nos parents avant nous, et nos grands-parents avant nous, … et que donc on applique aveuglément ce qui nous a été inculqué : on ne sait finalement, pas faire autrement, et la société se charge avec délectation d’orienter dans cette voie les parents qui seraient encore indécis
  • Parce que tout est conçu dans la société pour faciliter l’adhésion au côté obscur – « la normalisation des petits est une affaire très rentable » : 
  • des poussettes et porte bébés toujours plus sophistiqués
  • des crèches nocturnes, dominicales ou sur les lieux de travail
  • des laits infantiles dont les versions sont déclinées à l’infini
  • des activités extra-scolaires dont le nombre et la variété dépassent l’entendement, 
  • des dénigrements, voire des rejets physiques de mamans allaitant, etc – Valérie parle de l’« enfant collectivisé »
  • Parce que ne pas être séparatiste, dans le monde d’aujourd’hui, c’est, finalement, hors norme : « nos enfants doivent se séparer de nous ».  Alors parfois, malheureusement, même si notre instinct nous dit de basculer hors de la norme, on ne le fait pas
  • Parce qu’on croit qu’on « n’a pas le choix » (cf. l’impuissante apprise)
  • parce qu’on ne peut pas diminuer notre temps de travail
  • parce qu’on a besoin de préserver notre temps personnel pour sortir avec les ami.e.s, faire le jogging, les courses ou la manucure 
  • parce que cet enfant a besoin de comprendre dès le départ que dans la vie tout n’est pas rose et qu’il faut se battre, parce qu’il ne faut surtout pas le « couver », ça en ferait une « lopette » : c’est « pour son bien »
  • Parce que, enfin et surtout, Valérie n’a pas peur de l’écrire : « Les adultes ne peuvent pas supporter le contact continu sans impression d’étouffer » : parce qu’ils ont eux-mêmes été habitués dès leur plus jeune âge à la séparation et à la solitude. Rappelons que, jusqu’à il y a quelques dizaines d’années, les nouveau-nés étaient séparés de leur mère à la naissance et placés dans des couveuses en salles collectives, et nourris à heure fixe. On imagine aisément combien il est difficile pour tous les parents issus de ces générations-couveuses de faire autrement, une fois leur propre bébé venu au monde – et ce, ne serait-ce que parce que leur enfant intérieur, encore déchiré par tant de souffrance non-reconnue, ne peut tolérer qu’un autre ait droit à ce bonheur : « leur propre base est rarement suffisamment installée pour y accueillir vraiment un autre, même en fusion […] ils n’ont en général pas de place pour eux ».

Valérie parle de « conscience ordinaire sclérosée » : c’est comme si nous étions éteints à l’Amour, aveugles aux appels des tout-petits, sourds à leur détresse – mais s’est-il trouvé quelqu’un, en fait, pour entendre la souffrance de notre enfant intérieur à nous ? s’est-il trouvé quelqu’un pour relever notre Ego et nous faire comprendre qu’il doit vivre et être heureux, pour permettre aux autres de faire de même ?

Parqués et rejetés.es

Alors, on se retrouve avec des enfants pris au piège de nos « espaces-temps cloisonnés », où règnent :

  • Le « dirigisme du corps (enfant-paquet extrait d’un utérus, récuré, enveloppé, gavé, posé, trimballé, contrôlé) » 
  • Le « non-maternage »
  • La « répression émotionnelle »
  • Le « parcage en collectivité » 
  • La « mise à l’écart des vies de ses proches »

Les mères aussi sont prises au piège : si elles écoutent leur instinct et deviennent une maman-continuité, une « maman-base » pour reprendre l’expression de Valérie, la société les rejette, bien souvent aussi leur entourage direct, et parfois même le papa ne les soutient pas. En effet, la société a imprimé en nous le fait que si quelqu’un refuse la norme, adulte ou enfant, c’est qu’il « ne va pas bien ». La maman qui porte son bébé non-stop, qui répond instantanément à ses pleurs, qui l’allaite à la demande jusqu’à un certain âge, qui ne le scolarise pas, c’est elle le danger. Elle ne prépare pas son enfant à devenir un être sociable, ni un être qui a confiance en lui.

Or, en réalité, c’est tout le contraire… En effet, ainsi que le prouvent les études menées dans les tribus aux modes de vie ancien, plus une maman Aime son enfant, l’accompagne avec respect et confiance, plus cet enfant aura en lui les ressources nécessaires pour aller de l’avant, prendre des initiatives et même des risques, et aller vers les autres. Parce que sa maman, en assurant la continuité jusqu’à ce que l’enfant se sente prêt, l’aura rendu suffisamment fort et sécure pour qu’il trouve sa place dans le monde.

A contrario, une maman hyper stressée et qui ne connaît pas bien son enfant (faute de passer suffisamment de temps avec lui), se sentira angoissée à la moindre initiative. L’enfant, sentant le stress de sa mère, l’absorbera et agira en conséquence. C’est ainsi qu’un enfant de 2 ans élevé dans une tribu Inuit manipulera sans problème un grand couteau à viande, ou qu’un enfant élevé en tribu africaine grimpera sans souci au plus haut d’un arbre, là où un enfant éduqué dans le séparatisme occidental assurément se blessera.

Un monde où chacun est enfermé ailleurs

À moi ! Lorsque l’ego paraît, de Valérie Vayer

Tout cela aboutit à « la perte généralisée de liens humains, solides, durables », qui mène à « l’accumulation du stress et de l’angoisse », de la tristesse, du malheur. Une accumulation d’émotions négatives qui elle-même mène au côté obscur : l’ego, plus ou moins consciemment, se rebelle contre le manque d’Amour, ce manque d’Amour qui l’empêche d’être LUI. Cette société qui se veut tellement sociabilisante, enferme en fait, par les multiples applications de son dogme séparatiste, chaque individu dans une cage où règnent la détresse et le chaos émotionnel – autant d’entraves au bon développement de l’ego, du MOI. Valérie Vayer insiste bien sur le fait que, quelles que soient les raisons, les motivations des parents derrière l’acte de séparation, il s’agit bel et bien d’un abandon de l’enfant, qui lui n’a rien demandé et qui souhaiterait plus que tout rester dans son cocon avec ses parents – c’est un besoin naturel, qui est nié, annihilé par la société civilisée.

Le temps volé à la continuité [(donc le temps passé en collectivité)] se vit en rupture, c’est un temps « hors-liens ».

À moi ! Lorsque l’ego paraît, de Valérie Vayer

Nous sommes presque tous des « abandonnés chroniques », qui avons appris à vivre sans Amour. Face à tant de souffrance, et parce que personne ne peut survivre sans refouler les émotions liées à l’abandon, les enfants apprennent « à se taire ou à se résigner, et recherchent très tôt des compensations ». Cela explique toutes les dérives que nous pouvons observer dans la société : l’abondance de troubles psychiques et corporels, les maladies, les addictions (les victimes recherchant désespérément dans les produits toxiques ce qu’ils n’ont pas trouvé dans leur entourage), la violence (terrible expression du manque d’Amour, et même d’amour, au sens affection), etc.

Quelle tragédie pour l’espèce humaine … « La liste est infinie de ce que nous détruisons » …

À moi ! Lorsque l’ego paraît, de Valérie Vayer

Comment y mettre un terme ?

En favorisant la prise de conscience collective :

  • Lisons et relisons le livre de Valérie Vayer, et d’autres ouvrages similaires (Michel Odent, Jean Liedloff, …), parlons-en autour de nous, diffusons le concept de continuité un maximum afin d’ébranler les fondations du dogme séparatiste
  • Débarrassons-nous des acquis sociétaux et posons-nous les bonnes questions : 
  • Comment « transmettre [à un enfant] des valeurs de partage et de liberté “on a le choix” alors qu’on contrôle sa vie ? »
  • De quoi mon enfant a-t-il besoin pour être heureux ? (renseignons-nous par exemple sur les découvertes fondamentales des neurosciences sur le développement et l’épanouissement de l’enfant)
  • De quoi avons-NOUS -les parents- réellement besoin pour être heureux ? sommes-nous satisfaits de cette vie séparatiste ? répond-elle à nos vrais besoins (à ceux de notre ego, s’il existe encore) ?
  • Privilégions la culture de l’instant présent, cessons de vivre dans l’avenir et/ou le passé, et savourons ce qui est là, avec nous, MAINTENANT : nos enfants 
  • Prenons conscience que nous avons toujours le choix, en nous informant : sur nos droits (combien de personnes en France aujourd’hui croient-elles encore que l’école est obligatoire, alors que seule l’instruction l’est ?) et sur des modes de vie où l’argent n’est pas roi (minimalisme, zéro déchet, Do It Yourself)


Quelques témoignages à propos du non-séparatisme

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Lorsqu’on aborde le sujet de la filiation, de l’amour filiale, on entend souvent parler d’amour infini, inconditionnel, de lien indéfectible… et pourtant… Il arrive que cette utopie s’effrite. Quand on doit se séparer de son bébé tout neuf, alors même que l’on commence à comprendre son langage… Livré le plus souvent à une ou plusieurs personnes étrangères, qui n’ont aucun lien d’amour avec ce bébé ou ses parents. La base solide de cet enfant, ne sera accessible que les week-ends et jours fériés, et le soir une poignée de minutes. Mais il y a le travail, il y a la routine qui doit suivre, il y a le sport à reprendre, les amis avec qui on aimerait sortir, et autour, tout nous dit que malgré notre déchirement intérieur, à peine remise de l’accouchement, la fatigue au coin des yeux, alors qu’on trouve presqu’enfin le nouveau rythme avec son bébé… c’est ce que l’on doit faire… : Couper le cordon. •1/3• . Suite de ce post au prochain numéro 😊 #artmash @procreate #naissance #mamanaufoyer #reprisedutravail #cordon #maternage #accouchement #separation #ego #canevas #amphigary

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Couper le cordon? Si vite, si tôt ? Ce bébé en fusion 9 mois, doit être hâté de se détacher de ses parents, pour que leurs vies propres se poursuivent comme « avant ». Ce n’est pas très valorisé d’accompagner son enfant dans les premières années de sa vie. Et quand bien même, il y aura une séparation à l’école. Un déchirement, parfois vécu comme un drame terrible, et le monde nous dira « Ça va passer, c’est NORMAL ». A 3 ans, déjà plongé dans le monde, coupé des siens la majeure partie du temps. Avec d’autres que ses parents, il grandira, en liens distendus, et ses parents manqueront les étapes clés de son dvp… On a crée une société où les gens vivent séparément, on a dressé des murs entre nous, avec ceci vient la notion de propriété, nous excluant de ce qui nous rend humain: le groupe. On vit dans « l’intimité ». Une intimité toute artificielle, qui nous isole, nous enferme. Dès le premier âge on nous apprend à s’isoler pour gérer seul nos tempêtes, c’est tout naturellement qu’à l’adolescence on voudra rompre les derniers cordages qui nous relient. Autrefois les gens évoluaient en communauté, les mères vaquaient à leurs occupations, travaux, pendant que d’autres participaient à répondre aux besoins des enfants, non loin, toujours accessibles. Et en grandissant les enfants s’éloignaient d’eux-mêmes. Aujourd’hui on les pousse à l’extérieur à qq semaines à peine, ils sont tenus loin de nos travails, on ne sait plus faire d’activités sportives, culturelles, ludiques, avec des enfants autour, ils « gênent, déconcentrent ». On a perdu cette faculté… Il y a alors deux mondes : celles qui travaillent et les autres. Les mamans isolées dans leurs foyers, se noient sous le poids de la charge mentale, les nourrices assignées à résidence craquent régulièrement, par manque de lien avec d’autres adultes… Et les enfants sont profondément abîmés au passage par cet abandon qu’il soit social ou parental… On a toujours ce double discours, « une mere doit rester près de son enfant » versus « une femme libérée part travailler en confiant ses enfants à d’autres tout aussi compétents ». •2/3• . Suite de ce post au prochain numéro 😊 #separation #lien #ego #canevas #amphigary

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On ne remet pas en question ce modèle séparatiste très récent dans l’histoire de l’humanité, des parents qui travaillent éloignés de leurs enfants. Pire on nous vend cette pseudo évolution des « crèches d’entreprise » qui perpétuent la séparation, bien que, moins lointaine… Où qu’il soit, l’enfant entamera une relative indépendance. Période charnière, lorsque l’enfant commence à dvp son « MOI », à l’extérioriser. Il affirme son avis propre, sa personnalité, ses pensées secrètes ; fait pousser son jardin intérieur. C’est là que le cordon s’étire. L’Égo se dvp… Un concept éclairé dans le merveilleux livre de Valérie Vayer « A moi ! Lorsque l’Ego paraît. ». L’Égo, c’est soi, c’est cette flamme en nous, ce soleil intérieur qui a besoin d’être nourri en continu, dès la naissance et tout au long de la vie. Et puis il y a l’Amour, celui qu’on nous a pris, ou plutôt retiré parce qu’on ne remplissait pas les « conditions » de l’enfant sage, « méritant »… Ce manque qui fait qu’on porte en nous l’Égo d’un enfant écorché, et qui nous laisse un goût amer, et nous rend fragile, particulièrement sensible à la tristesse ou la peur, ou embrumé par le masque de la colère. L’Égo en bonne santé c’est celui qu’on n’a jamais cessé d’aimer, qui n’a pas été abandonné à un âge précoce, qui n’a pas été brisé par une relation coercitive. Cet Égo là, vit en lien avec les siens. Mais est-ce vraiment possible de permettre l’éclosion d’un Égo qui s’épanouit librement ? Peut-on recréer un environnement respectueux et favorable au lien. Je suppose que oui, c’est du moins ce que je m’attelle à parier dans cette vie ci : ébouler les digues, se connecter à soi, aux autres ; dans une communauté favorable à l’épanouissement et la liberté d’être naturel ; vivre bien « ensemble », rendre l’envie de fuir caduc ; se déconditionner des croyances et automatismes ; comprendre et soigner les blessures ; briser la chaîne transgénérationnelle ; ne pas se résigner, jamais ; réapprendre toujours, ce qu’on nous a fait oublier, nier ; redécouvrir notre nature, nos instincts ; juste l’Amour qui croît via l’Égo. •3/3• . #ego @lehetremyriadis #valerievayer #separation #canevas #amphigary

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Comment remplir mes besoins sans me séparer de mes enfants ? Ça fait maintenant bientôt 4 ans que je passe mes journées avec Rose et Suzy. Ça été difficile au début, j’avais l’impression de ne pas avoir de temps pour moi, je demandais beaucoup de relais au papa, j’avais un énorme besoin de souffler. Puis petit à petit, j’ai réussi à aménager mes journées avec des activités qui nous convenaient à toutes. A faire des activités qui étaient compatibles avec des enfants dans les parages. J’avais encore besoin d’1h seule pour faire du sport. Et puis récemment, Rose a appris à faire du vélo. Alors je me suis équipée d’un vélo pour en faire avec elle puis d’une remorque pour emmener Suzy. Et voilà, je peux enfin remplir tous mes besoins sans me séparer de mes filles, sans les faire garder par le papa. Quand une mère va mal, je lis souvent des conseils qui vont dans le sens d’une séparation. « Fais garder tes enfants !». Ce ne sont pas nos enfants le problème, c’est la manière dont on s’organise pour remplir nos besoins en leur présence. C’est la manière dont la société accueille ses enfants. Il m’est arrivé de me faire refouler d’une association de loisirs créatif parce que les enfants n’y étaient pas les bienvenus. Ça laisse à réfléchir sur la place des enfants dans notre société ? #enfant #enfants #parents #parent #mere #maman #parentalite #parentalitepositive #maternité #maternage #stopveo #veo #nveo #activiteenfant #activitesportive #velo #nonseparatisme #continuum #continuumconcept

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(Post 1/7) L’ego. Je m’intéresse depuis maintenant 5 années à ce terme pourtant court, mais qui compte énormément pour moi : « l’ego », et pour lequel mes questions restaient toujours sans réponse. . Je n’ai pourtant jamais cessé d’en parler autour de moi, afin de trouver des réponses. . Il y a alors 3 ans, lors d’un documentaire, j’entends un prof témoigner qu’au quotidien il demande aux enfants d’ « écraser » leur ego. Et que « ça fonctionne ». L’ego y est décrit comme le « petit chef » de l’enfant. . J’avais alors apparement la réponse à une de mes questions qui était « devons-nous laisser s’exprimer notre ego ? », mais cette dernière me laissait tout de même un goût amer. . A ce moment de ma vie je ne connaissais pas la non-violence et ce concept décrié par cette prof -mais aussi malheureusement par tant d’entre nous encore aujourd’hui- me fit taire pendant un moment : Puisque tout le monde avait l’air de penser que l’ego était quelque chose qu’on devait « étouffer », -mais cette réponse ne me satisfaisait pas- alors j’ai un peu mis de côté mes recherches (mais pas l’intérêt! Oh non!) pendant un temps. Jusqu’à ce que…. Deux années plus tard, je rencontre la femme qui allait devenir mon illustratrice mais surtout mon amie : @amphigary 💝 Elle m’a alors offert le plus beau cadeau qu’on ait pu me faire jusqu’ici. Un livre qui m’a servi de témoin secourable vis à vis de mon enfance, un livre qui a changé ma vie, et celle de nombreuses personnes qui ont eu la chance d’avoir ce livre entre les mains : . 📗 « A moi ! lorsque l’Ego paraît ! Pour une égologie pratique » écrit par Valérie Vayer et édité en 2018 chez @lehetremyriadis . À côté de ça j’étais en même temps en train de cheminer pour une posture nVEO et pour l’IEF, comme je te l’ai déjà expliqué dans mes 7 dernières publications. Tu verras justement que tout est lié. . Et justement le lien on va en parler… . 🔗 La suite plus tard.

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(2/7) L’ego. Après plusieurs mois de discussions et de débats autour de ces mêmes intérêts -l’ego, mais également la nVEO et le unschooling-, nous pouvons enfin définir l’Ego et les causes de ses blessures, et répondre à nos nombreuses autres questions. . 📗 « A moi ! lorsque l’Ego paraît ! Pour une égologie pratique » écrit par Valérie Vayer et édité en 2018 chez @lehetremyriadis . . Ce livre nous a permis de répondre à nos questions mais il a fait bien plus que ça. Ce livre est une révélation. Ce livre nous amène à de la culpabilité saine, celle qui nous permet d’entrer enfin en consonance : une révolution intérieure. Valérie Vayer dénonce ces violences que nous subissons tous chaque jour. Ces violences sont tellement inclues dans nos modes de fonctionnement, qu’il y a 5 ans, je n’aurais probablement pas eu le recul nécessaire pour les voir et surtout valider que – Oui, en effet, il s’agit de violences. 📌Les violences séparatistes : C’est le fait de ne pas être en lien avec ses enfants, c’est quand les enfants « gênent », nous empêchent de vivre « comme avant », ils sont une charge, une contrainte. C’est quand on veut qu’ils nous « laissent tranquille », c’est couper le continuum -et d’autres « fous moi la paix ». Alors -nos bébés- on les pose, on les fait « garder », en somme : ON LES ABANDONNE. On brise le lien un peu plus chaque jour… et l’ego se construit dans cet environnement violent, avec cette mère « trop occupée », et souvent bien trop loin de Lui -son Enfant-. Ce livre, et les réflexions qui en ont découlées, m’ont fait l’effet d’un effondrement. J’étais à terre et portais sur mes épaules toutes les violences séparatistes que j’avais fait subir à nos enfants et celles que j’avais moi subi (et que je subis encore) depuis toujours dans cette société séparatiste. Ce livre m’a permis de me rendre compte que je suis handicapé de l’Amour (c’est un terme que Valerie Vayer utilise pour décrire les personnes ayant été privé du lien d’Amour inconditionnel, à cause de la posture séparatiste).J’ai alors compris que l’Ego doit être entouré d’Amour, que de toute notre âme entière on doit l’aimer suffisamment pour qu’il puisse évoluer sainement.

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(3/7) L’ego. Un ego sain c’est un ego qui n’a pas été contrôlé, qui n’a pas manqué de Lien, de confiance, de protection, de liberté, d’Amour… ❣️ Grâce à ce livre, 📗 « A moi ! lorsque l’Ego paraît ! Pour une égologie pratique » écrit par Valérie Vayer et édité en 2018 chez @lehetremyriadis j’ai alors compris que c’était la société toute entière qui poussait nos mères à ne pas habituer le bébé à « trop » recevoir d’amour, à « trop » souvent être porté, à trop souvent dire « oui ». 🙈 Selon la croyance générale, on doit habituer nos bébés à souffrir pour qu’ils s’habituent au monde d’aujourd’hui et de demain. 😰 Cette idée me gêne beaucoup parce que le monde d’aujourd’hui, l’entourage que je me crée et le monde demain, celui que je m’imagine, sont justement sans violence. Alors ça ne me fait vraiment pas sens d’habituer mes enfants à quelque chose que je souhaite voir disparaître -la violence-. . 🌍 Il semble qu’apparemment nous n’avons pas la même ambition pour ce que nous souhaitons voir pour demain. 🤷‍♀️ . 🔗 La suite plus tard. . ❤️ En attendant la suite, tu peux aller lire l’article @vivreenfamille « A moi ! lorsque l’Ego paraît !, de Valérie Vayer – Le lien d’Amour inconditionnel », le lien est dans ma bio. Et t’abonner aux éditions @lehetremyriadis 🙏 . #egologie #ecologie #punkparenting #nveo #veo #violenceseducativesordinaires #violenceséducativesordinaires #nonveo #accompagnementrespectueux #stopveo #stopadultisme #notreplanete #ourplanet #ecology #ego #developpementpersonnel

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(4/7) L’ego. Se séparer de son enfant -en lui demandant de s’éloigner de nous ou en nous éloignant nous-même de lui – » n’est pas un besoin. C’est en fait une stratégie qui répond à un besoin. . Cette stratégie est malheureusement justement celle que la société en générale (les médias etc) nous pousse à utiliser depuis des tas d’années, et de fait c’est aussi ce que nos parents nous ont inculqué. Mais pourtant non, le “besoin” d’être seul.e n’existe pas. C’est une stratégie, et parfois elle incombe aux autres de subir une séparation. Ce que nous cherchons à ne pas faire avec la posture non-séparatiste. Un enfant ne peut pas développer sainement son Ego lorsqu’il est loin de ses parents, principalement sa maman-base -comme l’appelle Valérie Vayer. . Nous cherchons donc plutôt à savoir quels sont les besoins du parent. Il s’agit parfois sûrement d’un besoin de relationnel, de récréation ou de bien-être physique, prendre soin de sa santé, etc. Ces besoins sont universels. Nous avons tous de tels besoins à remplir. Chacun sa stratégie ! Plutôt que de penser à faire garder son enfant, s’en éloigner, “avoir la paix”, “être tranquille”, etc nous cherchons comment il serait possible de remplir notre/nos besoin/s SANS la séparation subie. . 🔗En restant en lien tous ensemble🔗 Les enfants peuvent être entourés par d’autres adultes, d’autres enfants, ils peuvent demander à aller jouer avec eux. Mais les enfants auront toujours besoin d’avoir leur maman-base à vue. Un port d’attache. Et s’ils ne demandent pas à être séparés, c’est qu’ils comblent déjà suffisamment leurs besoins près de nous. . 🔗 La suite plus tard. . ❤️ En attendant la suite, tu peux aller lire l’article @vivreenfamille « A moi ! lorsque l’Ego paraît !, de Valérie Vayer – Le lien d’Amour inconditionnel », le lien est dans ma bio. Et t’abonner aux éditions @lehetremyriadis 🙏 . #egologie #ecologie #punkparenting #nveo #veo #violenceseducativesordinaires #violenceséducativesordinaires #nonveo #accompagnementrespectueux #stopveo #stopadultisme #notreplanete #ourplanet #ecology #ego #developpementpersonnel

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(5/7) L’ego. La posture non-séparatiste permet de réfléchir à des stratégies qui nous permettent de rester en lien avec nos enfants, tout en comblant nos besoins d’adulte. Le besoin de relation est un besoin universel. Les Humains sont faits pour avoir des relations avec les autres Humains. Oui, on veut échanger/parler à nos amis. Mais cela doit-il forcément faire subir une séparation à l’enfant ? Aucun suspens, la réponse est non. Les besoins de nos enfants et nos besoins (aux parents) ne sont pas en compétition. Il faut ajuster sa vie et trouver des stratégies pour combler les besoins des deux côtés. Avec la posture non-séparatiste, nous nous plaçons du point de vue de l’enfant et de ses besoins, à contrario de ceux de la société. . Aucun bébé ne demande pas à être séparé ou éloigné de ses parents. Ça arrive naturellement et bien plus tard, des années après. . Notre propre base est tellement instable qu’on peine à en maintenir une solide pour nos enfants. . Nous n’avons pas été Aimé. . Combien d’entre nous sont réellement bien entourés (famille, amis, pro de la santé respectueux, etc) ? Combien d’entre nous participent à des cercles de femme ? Combien d’entre nous échangent lors de moment parent-enfant ? Combien d’entre nous font complètement confiance à une autre personne pour lui confier son enfant en cas d’extrême urgence ? Très peu. Trop peu parce que c’est à nous de faire les démarches, c’est à nous de sortir du cadre pour réussir à faire sortir les gens de leur case. Parce que la société les enferme, les sépare. . Sortir du cadre fait peur, parce qu’on a peur de se faire rejeter par le reste de notre communauté. Notre réaction de résignation, c’est de la protection, du à l’impuissance apprise qu’on ne nous Aime qu’à condition -ici, rester dans le cadre🖼 . . 🔗 La suite plus tard. . ❤️ En attendant la suite, tu peux aller lire l’article @vivreenfamille « A moi ! lorsque l’Ego paraît !, de Valérie Vayer – Le lien d’Amour inconditionnel », le lien est dans ma bio. Et t’abonner aux éditions @lehetremyriadis 🙏 . 📗 « A moi ! lorsque l’Ego paraît ! Pour une égologie pratique » écrit par Valérie Vayer et édité en 2018 chez Le Hêtre Myriadis. . #egologie

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(6/7) L’ego. Beaucoup de personnes associent l’arrivée de l’enfant au fait qu’ils n’arrivent plus à combler leurs besoins. L’enfant devient alors -parmi les blocages limitants du parent- : un frein, une contrainte. La pensée automatique qui contrôle le système de valeur à ce moment-là et qui prend le dessus sur le lien d’Amour inconditionnel parent-enfant est dû au conditionnement parental et sociétal. Tu connais l’ « impuissance apprise » ? https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Impuissance_apprise Nos parents nous ont déjà dit que nous les “empêchions” de faire ceci ou cela, que s’ils ne pouvaient pas faire ça et ça, c’est parce que nous, nous étions là, dans leur vie. Nos parents ont soit disant choisi telle et telle chose parce qu’ils ont des enfants, et que s’ils n’avaient pas eu d’enfants, ils auraient fait autrement. Nous -les Enfants- les empêchions de faire ce qu’ils voulaient ; de se reposer le dimanche, et puis de toute façon c’est à cause de Nous s’ils ne sont pas assez reposés tout court. Les pubs et les films, elles, nous ont fait comprendre encore une fois, que sans les enfants, les adultes s’amusent beaucoup mieux. Les adultes sont contre les enfants. De fait, les enfants doivent s’opposer aux adultes. Lorsque nous étions enfant et que nous n’avions qu’une seule envie : JOUER* AVEC NOTRE MÈRE/PÈRE. Comment aurions-nous aimé que notre parent réagisse ? Rappelle toi. Toi, l’Enfant. Ferme les yeux et souviens toi. Quel lien d’Amour entre ton parent et toi aurais-tu aimé voir conservé ? Quel lien sommes-nous en train de briser lorsque nous montrons à nos enfants qu’ils sont une contrainte et qu’il est ennuyeux de passer du temps avec eux ? . 🔗 La suite plus tard. . Le jeu : *JOUER : @andresternofficial . 📗 « A moi ! lorsque l’Ego paraît ! Pour une égologie pratique » écrit par Valérie Vayer et édité en 2018 chez Les éditions @lehetremyriadis

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(7/7) L’ego. Plus on mettra en place des stratégies pour répondre à nos besoins tout en restant en Lien avec nos enfants, plus l’Enfant sera materné, aimé, entouré ; plus il aura des moments de qualité avec nous ; alors ce sera moins difficile de supporter les moments sans nous. . Parce que dans notre société séparatiste c’est presque inévitable (cf l’hôpital te séparera de ton enfant en cas d’urgence). Cependant ces moments restent très rares. La personne qui sera avec lui à ce moment là devra assurer le lien entre lui et l’enfant ; en répondant à ses besoins. On devra alors par la suite ne jamais minimiser son ressenti d’abandon et lui servir de témoin secourable. 🌍 Nous vivons en France, en 2019, donc en effet c’est compliqué de trouver une personne respectueuse qui maintiendra le lien continuum et du coup là on parle de violence culturelle et pas de violence éducative. Il s’agit de la posture séparatiste ; qu’on nous a inculqué depuis tout petit ; Nous ne sommes pas en lien d’Amour avec nos enfants, nous avons besoin de nous en séparer « pour être tranquille », avoir du temps pour soi. Nous peinons énormément à remplir nos propres besoins en même temps que ceux nos enfants. Personne ne nous l’a appris. En France on parle beaucoup de notion de « sacrifice » : « j’ai sacrifié ma carrière pro pour mon enfant » ; par exemple ; Bref, on n’est pas aidé : toute la société fonctionne avec comme base une posture séparatiste donc c’est tout le système français qu’il faudrait revoir. Nous pouvons aussi adapter notre vie en nous entourant de personnes nVEO en qui nous avons confiance ; pour les cas d’urgence (si nous avons besoin de moments pour prendre soin de notre santé et que nous ne pouvons pas amener notre enfant) pour confier nos enfants. . 🔗Fin de cette série de 7 publications. . 🔗29/09/2014 – 29/09/19 ❤️ . J’ai encore pleins d’infos à te partager, je le ferais en story, tout bientôt. . En attendant, tu peux aller lire l’article @vivreenfamille « A moi ! lorsque l’Ego paraît !, de Valérie Vayer – Le lien d’Amour inconditionnel », le lien est dans ma bio. Et t’abonner aux éditions @lehetremyriadis 🙏

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