Restriction de l’IEF (Instruction En Famille) pour la rentrée scolaire 2021 : Attention, Enfants en Danger

Emmanuel Macron, lors d’un discours sur le “séparatisme” prononcé le 2 octobre 2020, a fait part de son intention de strictement restreindre l’IEF, en limitant ce droit aux enfants ayant des problèmes de santé – lesquels restent eux-mêmes à définir.

Prendre une telle décision serait absolument dramatique pour nombre d’enfants et leur famille, et nous allons vous expliquer pourquoi.

Article et données mises à jour le : 20 novembre 2020

Qu’est-ce que l’IEF ?

IEF, c’est l’acronyme d’Instruction En Famille. Il s’agit d’un DROIT qui est malheureusement encore mal connu en France, en partie à cause des médias qui désinforment encore très souvent par l’utilisation du terme biaisé d’ “école obligatoire”, alors que c’est strictement faux : jusque-là, c’est uniquement l’INSTRUCTION qui est obligatoire. Ce droit est inscrit dans le code de l’Education, qui remonte à 1882. Pour plus d’infos sur le cadre légal, vous pouvez consulter les pages des associations de défense de l’IEF.

L’IEF, c’est donc le fait de ne pas scolariser, ou de déscolariser, son ou ses enfants : il ne va pas (ou plus) à l’école, mais est instruit en famille, par un ou des membres qui l’entourent et l’accompagnent au quotidien. Il existe probablement autant de modes d’instruction en famille, que de familles qui la pratiquent. Certains ont choisi de faire “l’école à la maison”, c’est-à-dire de reproduire, plus ou moins fidèlement, ce qui est fait en classe ou selon les programmes établis par l’Éducation nationale. D’autres, a contrario, se laissent voguer au fil des jours, saisissant chaque opportunité que la vie met sur leur chemin pour créer ou entretenir un nouvel apprentissage – on appelle cela communément le unschooling. Vous trouverez une foule d’articles à ce sujet sur le site pass-education.fr, rubrique IEF (en haut à droite, en orange).

Restreindre l’Instruction en Famille pour lutter contre le séparatisme islamiste ?

De manière générale, l’IEF en France souffre cruellement d’un manque continu d’informations à la population. Le président de la République, dans son discours du 2 octobre, a contribué à fonder et entretenir l’amalgame entre instruction en famille (ou, non-scolarisation) et séparatisme (“islamiste”, en l’occurence). En effet, à la base, ce projet de loi s’inscrit dans le cadre de son plan de lutte contre le “séparatisme islamiste”.

L’amalgame en a choqué plus d’un, dans les milieux IEF comme dans les milieux musulmans, mais il a aussi choqué -et heureusement- des gens qui ne sont concernés par aucun des deux. Cet amalgame est d’autant plus dangereux qu’il stigmatise les familles musulmanes en IEF, les pointant du doigt comme étant potentiellement des menaces à la Nation – ce genre de discours ne vous rappelle rien ?

Dans la réalité, qu’en est-il ? existe-t-il réellement un lien entre la non-scolarisation d’un enfant et le terrorisme ?

  • On ne retrouve AUCUN CAS CONCRET de terroriste français ayant été instruit en famille ! Bien au contraire, tous les terroristes incriminés sur le territoire national ces dernières années ont tous fréquenté les bancs de l’école de la République.
  • Si l’on creuse un peu et que l’on prend le temps de se renseigner et d’observer le quotidien des familles IEF, on se rend rapidement compte que leur voie est bien plus souvent celle de la liberté d’opinion et de la tolérance. Les familles IEF sont ouvertes au monde, et participent très souvent à des rencontres permettant aux enfants de côtoyer des populations très variées
  • L’Instruction en Famille est déjà contrôlée, strictement, encore plus depuis le décret du 2 août 2019. Le projet de loi du président vient donc totalement remettre en cause les bons soins des membres de ces rectorats, mandataires de l’autorité de l’Éducation Nationale… ce qui ne manque pas de poser question, alors qu’il manifeste son intention d’envoyer encore plus d’enfants sur les bancs de l’école …
  • Enfin, l’État veille aussi au grain grâce aux travaux du groupe Miviludes, chargé de surveiller les activités sectaires ou affiliées. Or, ce groupe de recherches n’a à ce jour rapporté aucun souci de séparatisme ou de radicalisation provenant de familles IEF.

On se demande donc sur quoi se base le président pour évoquer un risque de radicalisation islamiste lié à l’Instruction en Famille. Peut-on réellement remettre en cause la vie de plusieurs dizaines de milliers d’enfants, sur un doute n’ayant absolument aucun fondement ? est-ce là le principe de la Justice dans notre pays ?

Pourquoi se battre pour conserver ce droit ?

Alors que pour certaines familles, perdre ce droit serait leur pire cauchemar, il reste que beaucoup de parents se demandent sans doute encore pourquoi c’est si important de conserver ce droit – outre le fait élémentaire que perdre un droit, constitue en soi une vraie régression.

Afin d’informer ceux qui ne le sont pas, faisons un tour d’horizon succinct et non-exhaustif, mais listant néanmoins les principaux arguments en faveur de l’IEF – autant d’éléments qui crient la nécessité absolue de conserver ce droit !

En quoi l’école française pose-t-elle souci pour bien des enfants ?

Les violences institutionnelles

Tout d’abord, évoquons les violences institutionnelles ordinaires. Les découvertes des neurosciences de ces 30 dernières années nous ont appris énormément de choses sur le développement de l’enfant, que ce soit au niveau cérébral, psychique ou physique – les trois étant étroitement liés, et dépendants les uns des autres. Il s’agit là d’un point majeur : comment le gouvernement pourrait-il décemment nous obliger à mettre nos enfants à l’école, et ce dès 3 ans, alors que les principes fondamentaux de cette même école n’ont pas été remodelés depuis des décennies ? aucune adaptation concrète n’a été faite dans les institutions scolaires alors que les preuves scientifiques ont bel et bien été établies. Comment peut-on décemment, sachant ce que l’on sait grâce aux neurosciences, continuer en toute légalité à ne pas respecter les besoins élémentaires de l’enfant ? Comment, en France, en 2020, peut-on encore penser qu’un enfant de 3, 4 ou 5 ans, et même au-delà, va aller aux toilettes/boire/manger/dormir/faire telle activité ou telle autre, sur commande, quand cela arrange l’adulte ?

La santé

Dans son discours du 2 octobre 2020, Emmanuel Macron PROPOSE que l’instruction en famille soit, à partir de septembre 2021, strictement limitée aux impératifs de santé. Cela pose plusieurs problèmes majeurs :

  1. comment évaluer décemment la limite à partir de laquelle l’enfant pourra ou non bénéficier du droit restreint à l’Instruction en Famille ?
  2. comment seront gérées les erreurs de diagnostic ?
  3. comment seront pris en compte les problèmes d’errance médicale, de longueur du parcours avant la pose de diagnostic ? de difficultés matérielles d’accès aux soins ? de difficultés d’accès à l’information elle-même ?
  4. les praticiens bénéficieront-ils enfin de formations adéquates, qui leur permettent d’être au fait des évolutions des connaissances liées aux progrès des neurosciences ?
  5. l’école française, à l’heure actuelle, faillit déjà à accueillir convenablement tous les élèves… Comment donc pourrait-elle prétendre en rajouter quelques dizaines de milliers ?(l’estimation du nombre d’enfants actuellement en IEF est, selon Emmanuel Macron, de 50000)
  6. le racisme est encore très présent dans le pays, à tous les niveaux – à l’école, comme dans le parcours médical. Quelle prise en charge donc pour les enfants “non-blancs” souffrant de trouble, de handicap, et dont certaines familles vivent déjà en précarité économique, sociale et médicale ?

En effet, cette société non-inclusive (et donc, validiste) ne prend pas en compte bon nombre de handicaps invisibilisés, comme par exemple les DYS-, TSA, TDA/H. Ce n’est pas parce qu’on ne les voit pas au premier coup d’œil que ces handicaps n’existent pas. Bien souvent, les praticiens eux-mêmes, faute de disponibilité ou de formation suffisante aux progrès permanents en terme de compréhension de la neurodiversité, sont inaptes à poser le bon diagnostic. Il semble aberrant que, malgré les progrès scientifiques, il reste très difficile d’obtenir un diagnostic qui corresponde vraiment à la réalité de l’enfant, et pourtant c’est une cruelle réalité. Comment, dans ces conditions, est-il éthiquement possible de suspendre un droit inscrit dans nombre de textes officiels à des diagnostics qui ont déjà énormément de difficultés à être posés ?

Le séparatisme à l’occidentale

Et il n’y a pas que ça : un enfant peut tout simplement ne pas se sentir bien en collectivité, sans qu’il ait pour autant un trouble ou un handicap ! n’est-il pas simplement plus naturel de juste rester en famille ? Pourquoi donc, dans nos sociétés occidentales dites modernes, faut-il à tout prix que parents et enfants soient séparés le plus -vite, tôt et souvent- possible ? Pour travailler plus, pour produire davantage ? pour qui ? posons-nous réellement la question, pour quoi, pour qui faisons-nous des enfants, si c’est pour les laisser à la collectivité dès leurs premières années de vie ? au fond de nous, au plus profond de nous, dans notre cœur, notre âme et notre conscience, est-ce que, sincèrement, on ne préfèrerait pas plutôt : ne pas avoir toutes ces contraintes, mais juste avoir plus de temps de qualité à passer avec nos enfants ? Certains enfants, ceux qui n’ont pas encore renoncé, ceux qui n’ont pas encore été brisés, ceux qui écoutent encore leurs besoins intérieurs, naturels, l’ont bien compris : ils ne veulent pas aller à l’école, simplement parce que leur instinct naturel leur dit que leur place est au côté de leurs parents. Et la voilà, la vraie définition du séparatisme : vouloir séparer les enfants de leurs parents, le plus possible et le plus tôt possible. C’est un des chevaux de bataille de toute notre équipe chez Vivre en Famille, mais aussi d’autres auteurs et de parents, même si tous n’osent pas encore le dire haut et fort. Le séparatisme (terme tiré des travaux de Valérie Vayer) en France est un vrai sport culturel, et à bon nombre de niveaux ! Nous sommes en 2020, il est particulièrement urgent que la population ouvre les yeux au sujet de la banalisation du non-respect du continuum !

Anéantir les dispositions spontanées de l’enfant (en le faisant rentrer dans le moule)

Chaque enfant est un individu… ce qui signifie qu’il est UNIQUE. Il a ses propres centres d’intérêt, son propre rythme, ses propres envies et besoins en matière d’apprentissage. Nous, parents, savons tous cela : nous n’avons pas tous la même façon de travailler, pas les mêmes méthodes pour travailler et mémoriser ; l’un adore l’histoire et l’autre la géographie, etc. L’école hélas, met tout le monde dans le même moule, pour des raisons logistiques évidentes, causées notamment par le nombre d’enfants et le coût financier de la chose. Ce faisant, elle éteint peu à peu l’étincelle présente en chacun de nous, ces “dispositions spontanées” si chères à André Stern. Ce faisant, elle prive la Nation toute entière, pour ne pas dire le Monde, d’autant de cerveaux qui auraient pu se développer sainement si seulement on leur en avait laissé l’opportunité… Et en effet, les médias le taisent souvent, mais beaucoup de célébrités ne sont pas allées à l’école.

Les violences ordinaires

L’école, de par son mode de fonctionnement même, favorise intrinsèquement les violences ordinaires – elle en est le terreau. Il ne s’agit en effet pas seulement du non-respect de l’enfant en tant qu’individu ayant des besoins qui lui sont propres. Il s’agit aussi de toute une cohorte de fléaux qui détruisent des vies entières – et ce, même si l’enfant ne va pas jusqu’au suicide. En voici une liste non-exhaustive :

  • harcèlement scolaire, phobie scolaire
  • sexisme, transphobie
  • racisme, xénophobie, islamophobie
  • validisme, psychophobie, non inclusion des personnes sourdes
  • négation, moquerie ou ignorance des troubles d’apprentissage
  • burn-out de l’enfant
  • etc…

Il est bien réel, hélas, et se pencher dessus devrait peut-être devenir une priorité gouvernementale, avant de chercher à y envoyer plus d’enfants… ?

En quoi l’IEF sauve des enfants ?

  • les besoins primaires de l’enfant peuvent être respectés sans problème
  • il grandit en s’épanouissant auprès de sa famille : ses figures d’attachement. Il n’est pas terrorisé à l’idée de passer sa journée avec des adultes inconnus, qui ne le connaissent pas et qui n’ont pas forcément les mêmes valeurs de respect de l’enfant que ses parents
  • les enfants souffrant d’errance médicale ou d’erreur de diagnostic ne sont pas laissés pour compte au fond d’une salle de classe, ils sont accompagnés pour leur singularité avec toutes leurs particularités
  • les enfants sont libres d’apprendre à leur rythme et selon leurs envies, accompagnés par leurs parents qui veillent à mettre à leur disposition de quoi nourrir leur curiosité naturelle
  • l’enfant grandit à l’abri de la violence institutionnelle. Rassuré par la présence aimante de ses parents, il se développe et s’épanouit en toute sécurité : une étape éducative essentielle pour forger des individus aptes par la suite à affronter la société. Contrairement à ce qui est communément admis, confronter l’enfant dès son plus jeune âge à la violence sociétale ne lui permet pas d’apprendre à se défendre. Bien au contraire, il en devient à son tour une victime. Alors que l’enfant qui aura grandi en confiance, trouvera la force.

Cela fait rêver, n’est-ce pas ? Honnêtement, posez la question à votre cœur de papa ou de maman, est-ce que ce mode de vie ne vous semble pas idéal pour le bien-être de votre enfant ? pour sa bonne santé, physique et mentale ?

Pourquoi sommes-nous TOUS CONCERNÉS (et pas uniquement les familles IEF) ?

Pour rappel, voici ce que l’OMS préconise pour la bonne santé de chaque individu :

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. » Cette définition colle plutôt bien à tout ce que permet l’IEF, vous ne trouvez pas ?

Pourtant, l’intention du gouvernement est bien de limiter strictement l’accès à l’Instruction en Famille pour raisons de santé. Il est tellement injuste d’imaginer que la liberté d’apprentissage ne serait autorisée qu’aux personnes assez infirme ou malade pour la “mériter” – ce serait une stigmatisation de plus, avec des conséquences psychologiques dramatiques. Combien d’enfants, face à cette loi, face à son simple projet-même, vont véritablement se rendre malade pour avoir droit au précieux sésame ?

La France, depuis 1946, fait partie des 61 Etats fondateurs de l’OMS et à ce titre doit demeurer fermement attachée au développement sain de l’enfant. Comment le fait d’obliger des enfants à se rendre à l’école de force pourrait-il être pertinent pour la santé, et compatible avec une bonne santé pérenne ?

Au-delà de l’IEF, une vraie menace pour nos libertés fondamentales

Ainsi que nous l’avons déjà évoqué, la liberté du choix d’instruction est un DROIT, que l’on retrouve dans plusieurs textes fondamentaux régissant nos sociétés occidentales :

Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leur enfants.

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 1948, article 26-3

L’Etat, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et cet enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques.

Protocolo additionnel à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, 1952, article 2, protocole n°1.

Les Etats parties garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité

Convention internationale des droits de l’enfant, 1989, Article 12-1

Afin de respecter la liberté de religion et de conscience des parents, les États doivent : […] S’abstenir de s’immiscer dans la manière dont les parents éduquent leurs enfants à la maison

PIDCP, Article 18 (Pacte international relatif aux droits civils et politiques)

La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie.

Art 16 – Code Civil

Ces extraits ont été choisis parmi beaucoup d’autres, que l’on pourrait également citer.

On constate aisément que le président s’attaque donc à un droit bel et bien inscrit et reconnu. Comment cela est-il possible ? et surtout, où est-ce que cela va nous mener ? Nous sommes réellement tenus de nous interroger ici, TOUS, citoyens français, sur l’avenir de nos libertés.

N’hésitons donc pas à faire entendre nos droits, et n’hésitons pas à encourager les enfants à faire de même : cela participe pleinement à leur “éducation civique”, si chère à l’Éducation nationale, et cela va tellement à l’encontre de leur argument de séparatisme ! Leur montrer que nous ne sommes absolument pas les terroristes qu’ils redoutent tant, c’est construire une meilleure défense de nos droits.

L’UNICEF, qui milite pour les droits de l’enfant à travers le monde depuis le lendemain de la seconde guerre mondiale, peut nous aider dans notre combat, notamment en donnant la parole aux enfants.

Par ailleurs, si vous souhaitez nous aider à maintenir le droit à l’instruction en famille, et ainsi contribuer à lutter pour la pérennité de nos droits et libertés, pour ce qui fait la valeur de la République, sachez que l’association nationale de défense de l’IEF, l’UNIE, recense sur son site les actions que chacun peut mettre en place.

Dans l’optique d’informer les personnes qui ne connaissent pas du tout l’existence de l’enfance hors école, l’espace IEF chez Pass éducation met à l’honneur des témoignages de familles.

Nous avons réuni quelques vidéos au sein d’une playlist #TouchePasàMonIEF sur notre chaîne youtube :

Pensez à rester Uni.e.s (sans jeu de mot!) en rejoignant les groupes et pages facebook IEF de votre région, ainsi que le groupe pour le maintien de l’ief (instruction en famille) en 2021 qui est modéré par notre équipe.


Signons et diffusons au plus grand nombre la pétition qui sera présentée devant l’assemblée : https://www.mesopinions.com/petition/enfants/maintien-droits-instruction-famille/107871 On a dépassé les 100 000 ! Continuez de partager svp !

Soutenons les associations :


L’équipe de Vivreenfamille.org a réellement à cœur de conserver les droits des familles IEF pour la liberté d’instruire leurs enfants de la manière qui leur semble la plus appropriée pour l’épanouissement de chacun. Notre site s’inscrit de ce fait parmi les cosignataires de la pétition pour le maintien des droits à l’instruction en famille.

Nous disposons d’une catégorie dédiée à l’IEF depuis 2017. Au sein de cet espace, nous partageons de multiples ressources utiles pour les parents instructeurs et les enfants instruits en famille.

Illustration par : @amphigary (instagram) / @amphigary (facebook) / amphigary@icloud.com


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DISSONANCES GOUVERNEMENTALES (lol je trouvais que ça sonnait bien comme titre) . Les 5 premières captures sont le discours du président (je ne mets pas de majuscule volontairement, je suis une rebelle, et même que plus bas je vais le mentionner wesh). Dans son discours, Manu PROPOSE (c’est pas une loi actée et officielle hein mais il -et les médias le relayent en plus, ces con-ditionnés- a tendance à s’enflammer en mode « j’ai pris une décision » nan nan retourne à ta place : tu proposes, on dispose. Et notre liberté wesh?) que l’instruction en famille #IEF soit, à partir de septembre 2021, strictement limitée aux impératifs de santé. . À vomir 🤢🥴 . Et en deuxième partie, voici un petit rappel de ce que l’OMS préconise pour une bonne santé de chaque individu. L’ @who (l’OMS) précise : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. » . C’est là qu’arrive la dissonance 😳 à quel moment le fait de foutre nos enfants à l’école de force serait pertinent pour une bonne santé ? JE VOUS POSE LA QUESTION. . @emmanuelmacron (hihi c’est là le moment où je le mentionne 🤘) dois-je te rappeler que nous faisons partie de ces 61 États ayant adopté la constitution de l’OMS ? . Dois-je te rappeler que la plupart des classes ne sont pas adaptées aux besoins de l’enfant ? Que les profs ont très peu de moyen et ne sont même pas formés concernant les #VEO #ViolencesEducativesOrdinaires , les #neurosciences ? Dois-je te rappeler le #harcèlementscolaire, la #phobiescolaire ? Le #burnout chez l’enfant ? Dois-je te rappeler le nombre d’enfant n’ayant pas accès à un #diagnostic ? Dois-je te rappeler la #précarité ? Dois-je te rappeler le #racisme et le #sexisme ? . Dezo pas dezo : Nous on restera en pyjama, on continuera à partir en vacances en septembre, on continuera à finir le ptit dej vers midi. On continuera à apprendre à notre rythme, et à vivre dans le vrai monde. . Bisou Manu. . #TouchePasAMonIEF #InstructionEnFamille #Unschooling #Homeschooling #ecoleobligatoire #ecolebuissonniere #islamophobie #validisme #oppressionssystemiques

Une publication partagée par Kirstin Guilbert Letouzé (@kirstinguilbertletouze) le

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