9 raisons pour lesquelles il est difficile de conserver au quotidien un accompagnement respectueux (posture parentale sans VEO -Violences éducatives Ordinaires-)

C’est à l’occasion de la journée de la non-violence éducative de ce 30 avril que nous publions ce dossier.

Dans ce dossier, nous allons voir ensemble 9 des raisons qui nous ralentissent voire nous empêchent souvent d’être en accord autant qu’on le souhaiterait avec notre nouvelle posture nVEO –non Violences Educatives Ordinaires-, bien que l’on connaisse désormais la théorie par cœur. Avant de commencer à répertorier 9 de ces freins à la posture nVEO, nous tenons à faire un rappel de quelques bases de la nVEO et du cheminement vers un accompagnement respectueux qui va de pair.

Nous, adultes et parents, savons que, nous sommes responsables de nos propres besoins et de ceux de notre enfant… Et pourtant ! En effet, beaucoup de parents sont éveillés et conscients de ce qu’ils ont vécu et ressenti pendant leur enfance, ont le déclic de la posture non violente, sont extrêmement désireux d’accompagner leur enfant respectueusement… mais le quotidien en est autrement… Ce qui peut amener culpabilité et désespoir. On connaît la théorie sur le bout des doigts, on est même souvent amené à conseiller d’autres parents à propos de la posture et nVEO et pourtant il nous arrive encore -trop- souvent de perdre patience, d’être énervé en réaction à un comportement de l’enfant… alors que pourtant on a bien conscience qu’il n’en fait pas exprès, que son cerveau n’est pas au même stade de développement que le nôtre.

 

La posture parentale

L’accompagnement respectueux se base sur les recherches récentes en neurosciences. Cette posture parentale prend donc en compte chaque étape du développement du cerveau de l’enfant pour être sûr de ne pas être en décalage sur les attentes que l’on projette sur l’enfant.

En effet, on a souvent tendance à croire que l’enfant est capable de faire une action, parce qu’il l’a déjà réalisé une fois “tout seul”. On a aussi parfois des facilités à penser que l’enfant fait exprès de ne pas réussir quelque chose, ou qu’il nous cherche.

Une fois que l’on connait les étapes et rythmes du développement de l’enfant, on se rend compte que la plupart de nos attentes sont irréalistes.

Pour rappel, voici le listing des VEO (Violences Éducatives Ordinaires) sur le merveilleux blog enfances épanouies. Cette liste regroupe : les violences physiques, les violences psychologiques, les violences culturelles, les douces violences, les maltraitances ainsi que les violences médicales.

Chez VEF, nous disposons également de deux listes des VEO à propos de deux sujets spécifiques :

Cette liste est un but à atteindre, petit pas par petit pas. Il s’agit de nous déconditionner de toutes nos croyances éducatives.

Changer de posture peut faire peur pour plusieurs raisons. Tout d’abord, on est conforté dans nos habitudes, alors s’imaginer changer demande un certain effort.

Comprendre que l’enfant roi n’existe pas, comprendre la notion d’adultisme, aide beaucoup à se défaire de toutes nos croyances. Jusqu’à déconstruire toutes nos attentes, justement.

 

Résolution puis culpabilité

Juste après la lecture d’un nouveau livre nVEO, on est souvent plein d’entrain, de la même manière que l’effet “nouvelle résolution” du 1er janvier ; puis à peine quelques temps après, les résolutions s’essoufflent et hop ! De nouveau rongé par la culpabilité car on se sent nul et incapable de suivre nos propres nouvelles valeurs… mais bonne nouvelle : la culpabilité se transforme !

Lorsque le sentiment de culpabilité paraît, il convient au contraire d’y prêter la plus grande attention dès les premiers signes. Considérons alors ce ressenti désagréable comme une sorte de signal d’alarme.

Ce sentiment s’explique en deux mots. Ce sont les dissonances cognitives. Il s’agit de la tension interne propre au système de pensées, croyances, émotions et attitudes (cognitions) d’une personne lorsque deux d’entre elles entrent en contradiction l’une avec l’autre.

 

Pourquoi choisir cette posture / les effets sur l’enfant

Enfant comme adulte, les réactions de notre cerveau face au stress nous viennent d’une autre époque. Certes, désormais aucun ours risque d’attaquer notre grotte. Dans notre partie du globe, nous avons acquis un certain confort au quotidien. Néanmoins, de nombreuses situations dans notre environnement peuvent encore nous provoquer de vives réactions. Notre cerveau réagit spontanément au stress par trois réactions : attaque, fuite, sidération.

Lorsque l’on a des réactions vives sur l’enfant (cris, gestes brusques, froncement de sourcils), l’enfant est sous stress.

Le stress provoque donc une chute du tonus musculaire chez notre enfant, il n’est donc pas disponible pour apprendre de la situation (“en retenir une leçon”). De plus, les enfants apprennent par l’exemplarité et donc il calquera son comportement… sur le notre !

Le cerveau de l’enfant est immature (il le sera à 25 ans, à condition d’avoir été accompagné respectueusement jusque là) et donc l’enfant est pour l’instant incapable de prendre du recul immédiat sur une situation.

Pour survivre dans son environnement, l’enfant commence par se détester lui-même avant de détester ses parents. L’enfant conclut donc rapidement qu’on ne l’aime pas, qu’il ne mérite pas l’amour et le respect.

S’il en a la chance, il aura un jour le déclic (voire plus bas), il comprendra alors que ses parents étaient en réaction uniquement à ses comportements, et non sa personne entière. S’il n’a pas ce déclic, il pourra être amené à penser toute sa vie qu’il est vraiment nul, mauvais, incapable, etc.

La joie, l’amour et le soulagement sont des émotions qui permettent au cerveau de l’enfant d’apprendre des comportements adaptés.

 

La posture VIOLENTE n’est jamais un choix

Nous avons tous déjà rencontré des enfants violents … alors il est légitime de se demander si la violence elle normale ? Réponse : Oui et non. Explications :

Non : parce que les petits d’Homme naissent non-violents. Tous. Nous naissons tous non-violents. Nous fonctionnons tous dès la naissance avec comme principe de base : l’amour inconditionnel et très fort en lien.

Oui : parce que la norme est violente. En effet, dans le climat familial et sociétal, ça fait parti de la norme d’être violent. Les enfants apprennent par mimétisme et vivent, en France, pour la plupart dans un climat violent. Les enfants deviennent donc violents.

Les enfants qui évoluent dans des environnements sains et non violents reproduisent ces comportements respectueux. 

 

Le déclic

Idéalement, certaines personnes ont le déclic de la posture nVEO eux-mêmes, pendant leur enfance, ils se promettent à eux-mêmes de ne jamais reproduire les violences qu’ils subissent de la part de leurs parents. Et dès qu’ils sont parents, ils tiennent leur promesse.

Malheureusement, souvent il en va autrement, endoctriné par le conditionnement parental, familial et sociétal,… alors à peine adulte on se dit, quand j’aurais des enfants : ça filera droit !

D’autres personnes ont le déclic au moment de la grossesse, ou de l’accouchement. Ils ressentent cette claque d’amour et acceptent de se remettre en question.

Un témoignage que nous avons souvent entendu : il s’agit de la première fois qu’on se rend compte que notre enfant a eu peur de nous. Par exemple, vers 6 mois, quand l’enfant touche à sa première prise, ou s’approche d’un coin de table basse, la première menace suivie d’une tape sur la main. S’ensuit le premier regard de l’enfant apeuré et la prise de conscience qui va avec : « Non je ne veux pas de cette relation avec mon enfant. Je ne veux pas que mon enfant ait peur de moi. »

D’autres personnes ont le déclic avant ou au cours de leur parentalité, grâce à des lectures, des podcasts ou des videos nVEO. Ces médias nVEO se font de plus en plus nombreux. Nous pouvons aider ces familles en leur partageant ces supports.

 

Les blocages

Nous allons voir ensemble, que, passée la lecture de nombreux livres, le temps passé à s’informer grâce aux nombreuses conférences données à propos de la parentalité et l’argent dépensé à quelques ateliers parentalité, nous ne sommes toujours pas aussi respectueux que ce que nous voudrions l’être au quotidien. Nous culpabilisons. Nous nous sentons bloqués et dissonants.

Nous avons appréciés progresser au moment du déclic de la non-violence mais dépassée le stade de la découverte, la bonne pratique s’essouffle et on désespère.

Cette contradiction viendrait de plusieurs raisons. Nous allons détailler 9 de ces principales raisons dans le point suivant.  Pour information : il n’y a pas d’ordre particulier dans ce listing de blocages, même si nous remarquons effectivement que c’est souvent la problématique du poids de l’enfance qui est un problème de fond, et la fatigue qui est très récurrent comme problématique de forme chez les parents avec qui nous avons pu débattre de ce sujet.

Ce matin, L’OVEO a publié les premiers résultats de son étude menée sur la prise de conscience de la violence éducative ordinaire, réalisée en 5 mois et avec plus de 2000 personnes.

C’est la fatigue qui est nommée à 90 % comme le facteur poussant les personnes interrogées à recourir à des pratiques violentes, suivie par les difficultés extérieures générant du stress et par le manque de temps pour soi. Sont aussi mis en avant « sa propre éducation », les « difficultés à comprendre le comportement de l’enfant », le « manque de soutien du conjoint ou de la conjointe ».

Voici 9 des raisons que nous avons répertoriées pour lesquelles nous avons du mal à rester intègre : Continuer la lecture de « 9 raisons pour lesquelles il est difficile de conserver au quotidien un accompagnement respectueux (posture parentale sans VEO -Violences éducatives Ordinaires-) »

Stress : différentes stratégies pour apaiser les enfants avec TSA

Quelles sont les conséquences du stress au quotidien ?

Un état de stress induit une augmentation du taux de cortisol pour se préparer à faire face à une situation de crise. Ce cortisol va engendrer la mort de neurones, notamment au niveau de l’hippocampe qui est le siège de la mémoire. En plus de cela, le stress et l’état d’hypervigilance qu’il engendre dans l’organisme consomment énormément d’énergie. Notre enfant a donc moins d’énergie pour gérer ses difficultés, ce qui va augmenter son niveau de stress, et moins d’énergie pour les apprentissages. Il vit dans un état « d’urgence » en permanence.

Diminuer cet état d’hypervigilance semble donc être une priorité pour libérer de l’énergie à notre enfant et diminuer son taux de cortisol pour protéger ses neurones. L’idéal serai d’avoir comme objectif un réel bien être et une détente de l’enfant, lui rendant le quotidien léger et agréable. Il sera alors plus disponible pour les nombreux apprentissages qui se présentent à lui.

Le TSA (Trouble du Spectre Autistique), ça change quoi au quotidien ?

Le soucis lorsque l’on a un enfant avec TSA, c’est que les sources de stress sont démultipliées à cause de l’environnement généralement peu ou pas adapté. Le cerveau de notre enfant n’a pas de filtre de triage et se retrouve en surcharge d’informations en permanence. Plus notre enfant est en stress et moins il supporte de stimuli et c’est un cercle vicieux qui s’installe, moins il a d’énergie et plus il vit les stimuli comme des agressions… Une stratégie qui nous semble facile à mettre en place c’est de diminuer les sources de stress qui nous demandent le moins d’énergie à nous adulte même si elles semblent causées peu de stress à notre enfant. Pourquoi ? Parce que cela permettra une lutte durable contre ce stress puisque c’est assez facile pour nous, c’est un effort que l’on maintiendra sur le long terme. Et on enclenchera un effet boule de neige, comme notre enfant sera un peu moins stressé, il aura plus d’énergie pour affronter efficacement les autres sources de stress, notamment celles où nous adultes avons le moins de prise.

Commencer par diminuer les sources de stress

La première des choses est d’enlever les sources de stress connues et que l’on peut retirer du quotidien avec peu d’effort. Par exemple, nous avons la possibilité de remplacer les assiettes en verre par des assiettes en terre cuite et nous pouvons aussi enlever tout les ballons de baudruches, lorsqu’un enfant en a peur.

Ensuite, les stratégies visent à diminuer les stimuli extérieurs qui arrivent à notre enfant. Nous pouvons proposer un casque anti bruit à notre enfant, lui laisser à disposition pour quand il sature du bruit et l’avoir avec nous en cas de bruits forts lors des sorties. Nous pouvons aussi adapter sa garde robe pour proposer des vêtements dans lesquels il se sente bien. Certains enfants ne supportent pas les boutons ou les étiquettes, certaines coutures… ce sont des détails, mais marcher toute la journée avec un cailloux dans la chaussure rends la journée beaucoup plus difficile, n’est ce pas ? C’est la même chose avec une étiquette qui gratte. Nous pouvons aussi proposer un endroit calme dans la maison où il y a moins de stimuli comme une cabane, un coin calme que l’on installe avec notre enfant ou sous une couette, qui a un double effet de contenir l’enfant.

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Votre bébé est sourd ? Pas de panique !

Vous venez d’apprendre que votre bébé est sourd et n’y connaissant rien vous vous êtes surement tourné vers le corps médical…

Que faire ?

S’orienter vers la médecine ?

Certes, les médecins peuvent être d’une grande aide puisqu’ils sont très forts pour connaitre l’anatomie de l’oreille. Par contre, seulement une petite minorité de médecins saura vous conseiller réellement sur la surdité comme la loi de février 2005 l’exige. La grande majorité ne vous proposera que de « réparer » les oreilles. Malheureusement, la formation spécifique des professionnels de santé et du secteur médico-social (article 7 de la loi de 2005) concernant l’évolution des connaissances relatives, notamment, à l’accueil et l’accompagnement des personnes handicapées, ainsi que l’annonce du handicap, n’a pas encore fait l’objet de mesures particulières pour le handicap auditif. Continuer la lecture de « Votre bébé est sourd ? Pas de panique ! »

Les jeux vidéos en IEF (Instruction En Famille) – Les points positifs des jeux en ligne

Les jeux vidéos en IEF

Beaucoup d’adolescents instruits en famille sont passionnés par les jeux vidéos et le monde de l’informatique en général. C’est un moyen comme un autre de sociabiliser, au travers des échanges avec les autres joueurs.

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[DIVORCE] Le choix du mode d’instruction revient à quel parent ?

Que ce soit pour aller d’une école publique vers une école privée, d’une école vers l’Instruction En Famille, le choix de l’instruction doit être décidé par une personne bénéficiant de l’autorité parentale sur l’enfant.

 

En France, les parents d’enfants âgés entre 6 et 16 ans ont plusieurs solutions pour instruire leurs enfants. Idéalement et le plus souvent, c’est un choix que les parents prennent ensemble.

En cas de divorce, si un parent n’est pas d’accord avec le choix de l’autre parent, les parents pourront alors donner la décision du choix d’instruction à un juge, qui en fonction de l’âge et les capacités physiques et psychologiques de l’enfant, prendra la décision qu’il jugera la plus adaptée. Peu importe que ce soit le parent hébergeant (celui qui a le + de temps de garde, et donc celui à qui l’enfant est à charge administrativement)  ou le parent non-hébergeant (celui qui a 1 week-end sur deux, par exemple) qui fait la demande ; les deux parents ont autant de poids dans la prise de décision puisqu’ils ont tous les deux l’autorité parentale.

En général, c’est la situation qui était d’actualité avant le divorce, qui fait choix.

 

Par exemple :

L’enfant était scolarisé avant le divorce. Continuer la lecture de « [DIVORCE] Le choix du mode d’instruction revient à quel parent ? »

[Frise chronologique familiale] Expliquez toute sa vie à votre enfant !

  • La date de naissance de chacun de ses arrières grands-parents,
  • le jour de rencontre de ses grands-parents,
  • le mariage de ses grands-parents,
  • la date de naissance de ses parents,
  • le mariage de ses parents,
  • le jour de sa naissance,
  • le divorce de ses parents,
  • le jour où votre enfant à rencontrer sa nouvelle belle-mère,…

Pensez-vous que votre enfant saurait situer tous ces événements sur une frise chronologique ?

C’est très difficile, lorsque l’on est enfant, d’arriver à situer les événement dans le temps. Continuer la lecture de « [Frise chronologique familiale] Expliquez toute sa vie à votre enfant ! »

Un ado en IEF participe au jeu des 1000€ (France Inter, le 11/04/2018)

Le mercredi , c’est le spécial jeune du jeu des 1000€ sur France Inter !

Dans l’édition spécial jeune du 11 avril 2018, dans le département de l’Aude, au nord-est de Carcassonne, dans la petite commune du Caunes-Minervois, a été accueilli un jeune ado qui pratique l’IEF (Instruction En Famille) niveau 4ème, sans le CNED, avec sa mère. Continuer la lecture de « Un ado en IEF participe au jeu des 1000€ (France Inter, le 11/04/2018) »

Découverte naturelle de la lecture par l’enfant

Pourquoi apprend-on à lire ?

On apprend à lire pour comprendre, s’intégrer, durant toute notre vie, dans un monde où l’écriture est omniprésente. C’est indispensable pour comprendre et participer au monde qui nous entoure : que ce soit les enseignes des magasins, les panneaux de circulation, les documents administratifs ou simplement les e-mails : partout on nous demande de savoir lire et écrire. La lecture donne accès à toutes sortes d’informations et une fois que l’on sait lire, on devient d’ailleurs plus autonomes dans nos apprentissages. Aussi, l’écriture permet de communiquer avec le reste du monde.

Comment faire pour “apprendre à lire” à mon enfant ?

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IEF Le film : Bande annonce – (Hélène Douay)

Nous sommes heureux et fiers de vous faire découvrir la belle Hélène Douay et son film dédié à l’IEF.

Hélène Douay est photographe, vidéaste, voix-off et maman d’une fille née en 2008 qui est déscolarisée depuis 2016.

Elle monte un film qui casse les mythes et les clichés souvent entendus à propos de l’IEF. Elle souhaite faire connaître la réalité de l’instruction en famille. Continuer la lecture de « IEF Le film : Bande annonce – (Hélène Douay) »