Steiner-Waldorf, une pédagogie axée sur l’art et la spiritualité

Article et données mises à jour le : 5 juillet 2022

Les programmes scolaires se font et se défont sans cesse. Malheureusement, une donnée n’est presque jamais prise en considération : le plaisir d’apprendre. Les écoles classiques perpétuent cette tradition vieillissante qui consiste à calquer les acquis sur une idéologie utopique. Elles ignorent volontairement les faits scientifiques et physiologiques de l’enfant. C’est là que les pédagogies dites alternatives interviennent. Et parmi celles-ci, la pédagogie Steiner-Waldorf. Décriée par certains et plébiscitée par d’autres, ce qui est sûr, c’est qu’elle ne laisse personne indifférent. Cette conception de l’éducation novatrice met en exergue le triptyque : cœur, esprit et corps. Pour Rudolph Steiner, pas d’apprentissage des savoirs sans intérêt, pas d’intellectualisation sans manipulation concrète. Jusque-là, tout va bien. Là où les avis divergent, c’est lorsque le célèbre pédagogue révèle utiliser l’éducation à des fins bien précises. Il rêve d’une société sprituelle détachée de tout matérialisme et basée sur les principes de l’antroposophisme dont il est le fondateur. Pour vous forger votre propre opinion, voici les grands traits de la pédagogie Steiner-Waldorf. Continuer la lecture de « Steiner-Waldorf, une pédagogie axée sur l’art et la spiritualité »

La pédagogie Freinet, individualisation du travail et coopération dans l’apprentissage

Article et données mises à jour le : 5 juillet 2022

Les guerres dévastent tout sur leur passage. Mais, elles peuvent produire des effets insoupçonnables sur notre perception du monde. La der des der, celle de 14-18, a transformé bien des vies et des mentalités. Et, il y en a un qui n’est pas passé au travers : Célestin Freinet. Ce jeune professeur n’en sortira pas indemne. Il a abandonné son poste pour rejoindre les rangs de l’armée française. Blessé par une balle au poumon, il rentre avant l’armistice et redevient instituteur. Mais l’ancien soldat mutilé n’a plus les mêmes capacités physiques qu’auparavant. Il a le souffle court et fatigue vite. C’est cet événement, combiné à son esprit pacifique, qui changera à jamais sa façon de concevoir l’instruction. L’horreur du conflit mondial et de l’obéissance aveugle et inconditionnelle à une hiérarchie vont nourrir sa pédagogie. Il va bousculer une tradition scolaire centenaire et vieillissante. Au 19e siècle, sonne déjà le glas de l’éducation nouvelle. Fervent militant, il va s’y jeter à corps perdu et fonder l’école moderne ((l’ICEM et le FINEM).

Une coopérative enseignante

Pour le célèbre pédagogue, l’ensemble de la communauté professorale a le devoir de partager ses découvertes, ses succès, tout comme ses échecs. Comment évoluer en même temps que la société quand les instructeurs sont esseulés ? Comment désamorcer des querelles et venir à bout d’une impasse quand on manque d’objectivité ? Ils s’épuisent dans la masse de travail. Nous en faisons l’amer constat tous les jours. Les instituteurs sont désemparés et sombrent dans des dépressions à répétition. Ils ne savent plus comment gérer le stress et venir en aide aux élèves en difficultés. Ils ne progressent plus car ils ne mettent pas en commun leurs expériences. C’est pour cela qu’il n’existe pas de formation, à proprement parlé, pour devenir un professeur dans un établissement estampillé Freinet. Il s’agit plus d’une auto-formation à travers la revue coopérative Le nouvel éducateur et diverses rencontres au sein de l’école ou lors de congrès. Chacun soumet son point de vue aux autres pour mutualiser les acquisitions. Cette micro-société collaborative se retrouve même au sein de la classe Freinet.

Les petits apprenants participent activement à leur apprentissage dans des classes en ateliers autonomes. Chacun y a un rôle bien défini. Les manuels et les cours magistraux sont bannis. Ils sont remplacés par les BD (Bureau de Travail), des exposés, des exercices libres et des discussions. C’est une véritable petite fourmilière où chacun sait ce qu’il a à faire et s’active dans son travail en toute concentration. Ils suivent un plan bien particulier. En effet, il n’y a pas de notes, mais un système de brevets emprunté au scoutisme. Il y a des passations obligatoires (les dominantes fondamentales comme le français et les maths) et facultatives (artiste, mécanicien, nageur…). Il y en a 30 en tout. L’écolier avance à son rythme pour pouvoir, in fine, tous les obtenir. Ils savent où ils en sont et ont envie de réussir, contrairement aux notations qui classent, mais ne font pas progresser. Les élèves sont impliqués dans une dialectique entre travail collectif et individuel.

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La pédagogie Montessori

Article et données mises à jour le : 12 septembre 2022

Maria Montessori a été une pionnière en matière d’éducation. Pour elle, il était primordial d’avoir toute confiance en l’enfant et en ses capacités à apprendre pour mieux accompagner les enfants dans leurs apprentissages. Pour elle, tout enfant est en capacité d’apprendre à condition de respecter le rythme de chacun.

C’est en s’intéressant aux enfants porteurs de handicap mental que Maria Montessori découvre que, grâce à la manipulation, ils font de formidables progrès. Elle décide alors d’élargir son travail auprès de tous les enfants. En 1906, elle va s’occuper des enfants de 2 à 6 ans pour lesquels elle va créer sa propre méthode pédagogique. L’année suivante, elle ouvre son école la « Casa dei bambini » et de nombreuses autres écoles ouvriront à travers l’Europe.

Mais Maria Montessori est une femme, et dans un monde très patriarcal, il est difficile de se faire une place. Mais cette femme a une force incroyable et résiste face aux critiques de pédagogues comme Célestin Freinet. 

Elle fait également face au régime fasciste italien qui pense voir dans l’éducation nouvelle de Maria Montessori un parfait moyen de transformer la société. Mais la pédagogue s’oppose fermement à cette idéologie et décide de s’exiler en Espagne, Mussolini faisant fermer ses écoles en Italie. Elle part ensuite pour les Pays-Bas, puis pour l’Inde où elle restera six années. Elle y ouvre plusieurs écoles, dont la plus grande école privée du monde qui regroupe aujourd’hui 40 000 élèves de la maternelle au supérieur.

Une pédagogie porteuse de valeurs

En 1929, Maria Montessori fonde l’Association Montessori International qui permet à sa pédagogie de connaître un fort essor à travers le monde.

Chaque école qui adhérent à ce mouvement doit respecter les principes et les valeurs portés par Maria Montessori : 

  • La constitution d’une classe multiâges ;
  • Un éducateur formé et diplômé par l’Association Montessori Internationale ;
  • L’utilisation du matériel et des jeux mis en place par l’Association ;
  • Un rythme de travail continu de 2 h 30 à 3 h le matin et l’après-midi.

À travers le monde, c’est plus de 22 000 écoles qui existent dans plus d’une centaine de pays. En France, on compte plus de 200 établissements Montessori qui rassemblent les enfants de la maternelle au collège. Dans ces écoles, et dans chaque niveau, les enfants sont répartis par classes d’âges. Ainsi, pour la maternelle, les enfants de 3 à 6 ans sont regroupés, pour l’élémentaire on retrouve un niveau CP-CE1-CE2 et CM1-CM2.

Les principes de la pédagogie Montessori

Pour Maria Montessori, la priorité est l’autonomie de l’enfant. Et cette construction, qui va le mener vers l’émancipation, passe par la prise en compte de ses besoins. Mais aussi par sa capacité à s’imprégner de son environnement grâce à son esprit absorbant. Cette capacité est développée lors de ses périodes sensibles, les premières années de sa vie.

Les principes du programme pédagogique de Maria Montessori sont : 

  • Aide-toi toi-même

Pour Montessori, c’est en étant acteur de ses propres apprentissages que l’enfant devient autonome. Ainsi, les activités de la pédagogue ont toutes pour objectif d’apporter du sens et de l’intérêt à l’enfant. 

Montessori a classé en quatre catégories les plans de développement de l’enfant : 

De 0 à 6 ans : « Aide-moi à être et à agir par moi-même ».

De 6 à 12 ans : « Aide-moi à penser par moi-même et à découvrir le monde ».

De 12 à 18 ans : « Aide-moi à vivre avec les autres ».

De 18 à 24 ans : « Aide-moi à m’engager dans la société ».

  • Le libre choix

Pour Montessori, il est primordial que l’enfant puisse choisir l’activité qui lui convient pour mieux s’imprégner et expérimenter. Ainsi, toutes les activités sont présentées en différents espaces, laissant la liberté à l’enfant d’agir selon sa propre sensibilité.

  • L’esprit absorbant

L’enfant a cette impressionnante capacité à s’imprégner d’informations et de situations qu’il perçoit dans son environnement. C’est un « esprit absorbant ». Et c’est au cours des six premières années de vie de l’enfant que cet esprit va se structurer dans une ambiance et un environnement pédagogique adapté.

  • Les périodes sensibles

Ces périodes s’étendent de la naissance aux 6 ans de l’enfant. Elles peuvent être liées aux objets, au langage, à l’ordre, au mouvement, au sensoriel ou encore au social. Le programme pédagogique de Maria Montessori est ainsi adapté afin de répondre à chacune de ces périodes et à la soif naturelle d’apprendre et de créer de l’enfant.

Le matériel pédagogique Montessori

Maria Montessori a ainsi imaginé un matériel didactique adapté permettant le libre choix, l’esprit absorbant et les périodes sensibles de s’exprimer.

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Instruction En Famille (I.E.F.), Homeschooling, Unschooling : Liens utiles

Article et données mises à jour le : 20 septembre 2022

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