Le dossier pédagogique

L’instruction en famille est un droit. Cependant, pour que cela le reste, nous sommes soumis à une enquête de la mairie tous les deux ans et un contrôle de l’inspection académique une fois par an afin d’attester que l’enfant reçoit bel et bien l’instruction nécessaire et adaptée à ses capacités pour atteindre le socle commun. Pour en savoir plus sur les démarches nécessaires et l’aspect légal de l’instruction en famille, vous pouvez vous référer aux articles de la catégorie « Tout savoir sur l’IEF – Que dit la loi / l’IEF ? »

Afin que le contrôle pédagogique se déroule dans les meilleures conditions pour vous, et surtout, pour votre enfant, vous pouvez préparer un dossier dit pédagogique (justement). Vous pourrez l’envoyer au DSDEN (Directeur académique des services de l’Éducation nationale) ou directement aux personnes mentionnées dans le courrier afin qu’elles puissent en savoir plus sur votre quotidien et vos enfants avant votre rencontre. N’hésitez pas à en imprimer une copie que vous pourrez garder vers vous le jour de l’entretien. Ce dossier n’est en aucun cas un dossier d’évaluation. Il doit permettre d’établir le dialogue et conserver un lien rassurant avec l’administration de l’Éducation nationale.

Que mettre dans votre dossier pédagogique ? 

Vous pouvez y notifier tout ce qui vous semble important, nécessaire, pourvu que vous ne sortiez pas du cadre légal. Avant de le rédiger, n’hésitez pas à vous remémorer les attentes et limites du contrôle. Je ne suis pas sûre que l’inspecteur soit très intéressé par la luxation de la hanche de Mamie Martine ou de la castration récente de votre chat. 

Si vous êtes en panne d’inspiration, voici quelques éléments que vous pouvez mentionner. Bien sûr, libre à vous d’en ajouter ou d’en retirer, ce ne sont que des idées !

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Le DAL, qu’est-ce que c’est ?

Au fil de vos lectures sur l’allaitement maternel, vous pourrez être amené.e à rencontrer ce terme, mais qu’est-ce qu’il signifie ? Et, à quoi sert-il ? Dans quel cas l’utiliser ? DAL signifie « Dispositif d’Aide à la Lactation », appelé aussi parfois SNS « Système de Nutrition Supplémentaire », il permet de nourrir votre bébé en votre absence ou de le complémenter. Vous pouvez en acheter déjà prêts, notamment auprès de Medela. Mais vous pouvez également le fabriquer vous-même.

Pour cela, il vous faut : 

→ Une sonde à nutrition gastrique que vous pouvez vous faire prescrire par votre médecin traitant, pédiatre ou sage-femme. Pour le lait maternel ou si le débit est trop rapide, préférez une sonde ch5, peu importe l’âge de votre bébé. Pour du lait artificiel ou épaissi, commencez pas une sonde ch6.
→ Un biberon propre, ou autre contenant (qu’on puisse fermer, idéalement)

Si vous utilisez un biberon, commencez par élargir la tétine afin d’y faire passer la sonde. Elle servira de maintient de la sonde. Si vous utilisez un autre récipient, vous pouvez tout à fait utiliser du sparadrap afin de l’attacher sur le bord.

Vous pouvez couper le capuchon de l’embout. Glissez un côté de la sonde dans le contenant et attachez l’autre sur le sein ou le doigt en fonction de votre besoin.

Dans d’autres cas, notamment lors des tous premiers jours de votre enfant, lorsque ses besoins sont encore minimes, le DAL peut être simplement une seringue sans aiguille glissée dans la commissure des lèvres de votre enfant au début ou fin de tétée.

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Allaitement et freins restrictifs

Contrairement à ce qu’on peut lire parfois de la part de mères angoissées, l’allaitement ne doit pas faire mal. Si des douleurs se font sentir, c’est un signal d’alerte à prendre au sérieux. Dans ce cas, il est urgent d’en trouver la cause afin de vous soulager mais également de permettre une meilleure conduite de votre allaitement. Les causes peuvent être diverses : une mauvaise position de votre bébé, une confusion, des canaux lactifères bouchés, une mastite, une candidose… Ce n’est pas pour autant qu’elle est normale. Parmi les causes possibles, se trouvent les freins de lèvres et de langue restrictifs. Que sont-ils ? Comment les repérer ? Comment s’en sortir ? Focus sur un mal encore trop peu connu de nombreux accompagnants.

Les freins buccaux, qu’est-ce que c’est ?

Nous avons, tous, plusieurs freins dans notre bouche. Leur présence est normale. Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur celui de la lèvre supérieure et la langue. Il s’agit d’une petite membrane que nous pouvons parfois sentir en collant notre langue au palais ou en étirant notre lèvre. Il arrive parfois qu’ils soient trop courts ou trop rigides. Ils peuvent être la source de difficultés au bon développement de la structure de la bouche ou du langage, bien que, d’après la société canadienne de pédiatrie, toutes les ressources ne se rejoignent pas sur ce point. Cependant, ils peuvent être une entrave au bon déroulement de l’allaitement dans certains cas. Ils peuvent également poser problème au biberon, même si cela semble moins fréquent. Néanmoins, si le diagnostic et le traitement vous semblent laborieux, n’oubliez pas que cela ne dure qu’un temps. Et qu’une fois que tout sera passé vous pourrez découvrir des tétées plus agréables avec votre bébé. Passer « simplement » au biberon ne masquerait que le problème quelques temps. Si nous restons sur l’hypothèse où des freins restrictifs peuvent être problématiques quant au bon développement de la mâchoire et du langage, il est alors préférable d’en avoir conscience au plus tôt afin de pouvoir agir en conséquences.

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Allaitement et allergies

Quand on allaite, on peut manger de tout… En théorie ! Aucun aliment n’est strictement déconseillé à cause de l’allaitement. Cependant, il faut rester attentive aux réactions de notre bébé. En effet, les allergènes que vous consommez passants dans votre lait, si votre enfant ne supporte pas un aliment, son corps vous le dira. Comment repérer une allergie ? Quelles sont les plus courantes ? Que faire en cas d’allergie ? C’est ce que nous allons voir tout de suite.

Repérer l’allergie.

Les symptômes

Dans l’inconscient collectif, l’allergie se manifeste forcément par des gonflements, notamment à la gorge, et un choc anaphylactique. Or, ce n’est pas toujours le cas. Certains symptômes peuvent être moins visibles ou plus longs à apparaître. Certains parents se retrouvent dépassés, certains bébés se retrouvent en souffrance, parce que personne ne les oriente vers la piste de l’allergie. Ce sont des mois d’errance parfois, surtout lorsqu’il y en a plusieurs, avant de trouver les réponses… Lorsqu’elles le sont et que le symptôme n’est pas simplement masqué par des traitements divers. Éliminer le symptôme ne signifie pas éliminer la cause. Exemple : Si votre enfant souffre de reflux, la piste allergique est à explorer. Des médicaments pourront aider à apaiser la douleur des remontées ou leur fréquence, mais l’éviction permettra à l’enfant d’être réellement soulagé.

Attention, ils n’apparaissent pas nécessairement juste après le repas. Certaines peuvent mettre plusieurs jours à se déclencher (allergie retardée ou intolérance). De la même façon, les symptômes peuvent être légers chez certains, mais impressionnants chez d’autres. Voici une liste de réactions qui devraient vous pousser à vous questionner sur une allergie :

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Allaitement et travail

Une légende raconte que le travail et l’allaitement seraient incompatibles. On rencontre parfois certaines mères qui ont décidé de sevrer leur enfant juste avant la reprise ou de ne pas allaiter du tout car leur congé maternité est trop court. En France, en 2019, sa durée est de dix semaines pour les deux premiers enfants. Il est un peu plus long à partir du troisième enfant. Le congé parental existe, mais sa rémunération freine nombre de famille à y prétendre. Pourtant, toutes les femmes allaitantes ne sont pas mères au foyer. Certaines allaitent leur enfant jusqu’au sevrage naturel -qui, rappelons-le, se situe entre 2 ans et demi et 7 ans- tout en ayant une activité professionnelle, parfois même aux horaires très intenses. Si ce n’est pas forcément chose aisée, elle n’en est pas pour autant impossible. Alors, comment font-elles ? Comment allier allaitement et travail à l’extérieur ? Comment tirer son lait et le servir au bébé ? Cet article est là pour vous apporter des pistes de réponses.

Ce que dit la loi :

Dans un premier temps, sachez que la loi est de votre côté afin de vous aider à maintenir votre allaitement à la reprise du travail. Pensez également à vous référer à la convention collective de votre entreprise, certaines peuvent ajouter des éléments protecteurs supplémentaires.

Pendant une année à compter du jour de la naissance, la salariée allaitante dispose à cet effet d’une heure par jour durant les heures de travail.

Article L 1225-30

La salariée peut allaiter son enfant dans l’établissement.

Article L 1225-31

Tout employeur employant plus de cent salariées peut être mis en demeure d’installer dans son établissement ou à proximité des locaux dédiés à l’allaitement.

Article L 1225-32
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