Quelle préparation pour l’allaitement ?

L’allaitement, acte naturel, qui date de la nuit des temps et a d’ailleurs permis à notre espèce de survivre si longtemps. Seule source de nourriture des nourrissons, dans l’hypothèse où les biberons n’existent pas, comment ferions-nous pour satisfaire ce besoin primaire ? En théorie, notre corps sait, notre bébé sait. Cependant au fil des années, les femmes ont perdu confiance en leur capacité innée à donner le sein. Ce geste naturel devient un acte très théorisé. Alors, on se demande ordinairement si une préparation est nécessaire pour allaiter. Devons-nous nous préparer pour savoir alimenter notre tout-petit à sa naissance ? Si oui, comment ?

En réalité, la réponse n’est pas binaire. C’est-à-dire qu’on ne peut pas y répondre tout à fait par oui ou non. D’un point de vue strictement physique, il ne semble absolument pas nécessaire de préparer son corps à l’allaitement. On oublie les conseils foireux. NON, on ne frotte pas ses mamelons à la brosse à dent pour les préparer. C’est une mauvaise idée qui peut uniquement vous apporter de la douleur. Les massages aux huiles sont loin d’être nécessaires, on peut même plutôt penser qu’ils n’ont pas grand intérêt (si ce n’est de rassurer la maman) puisque les crevasses résultent surtout d’une mauvaise prise du sein. Inutile de tirer son lait au préalable, c’est même plutôt une mauvaise idée. Si vous craignez de manquer de lait, référez-vous à l’article L’offre et la demande afin de mieux comprendre le fonctionnement de la lactation.

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Allaitement : Les autres utilisations du lait maternel

Les bienfaits du lait maternel ne sont plus à prouver. Mais saviez-vous que votre lait peut être consommé autrement qu’au sein ? Et même, encore plus surprenant, qu’il peut être utilisé pour d’autres choses que pour nourrir votre bébé ou votre bambin ? Aujourd’hui, je vous propose de découvrir d’autres utilisations possibles de ce qu’on appelle parfois l’or blanc (et ce n’est pas pour rien) ! Si vous avez des poches de lait remplies au congélateur ou du lait qui n’est plus consommable, ne le jetez pas. Vous trouverez comment vous en servir autrement !  

Pour cuisiner

On utilise facilement du lait animal, notamment de vache, pour cuisiner. Parfois des jus végétaux. Pourtant, on ignore souvent qu’il est possible de cuisiner avec du lait humain. Beaucoup se sentent mal à l’aise avec cette idée, même des femmes ayant allaité des années. Cela peut permettre d’avoir un apport de lait lorsque le bébé, diversifié, a des difficultés à le prendre autrement qu’à la source. Vous pouvez simplement faire le remplacement dans des recettes habituelles, mais vous pouvez aussi en trouver d’autres (à la fin de l’article, une ressource très intéressante pour des idées). Je pense par exemple à des flans. Pour se faire, on compte 2gr d’agar-agar pour 500ml de lait. Attention, l’agar-agar peut être déconseillé dans certaines conditions. N’hésitez-pas à poser la questions à des professionnels compétents.

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Allaitement : L’offre et la demande

On entend, de part et d’autre, un certain nombre de conseils. Comme nous l’avons vu ici dans l’article Allaitement : La désinformation, ceux-ci peuvent être plus ou moins avisés et nous faisons face à beaucoup de croyances, même de la part des professionnels de santé ou de la petite enfance. Pour bien se lancer dans l’aventure, comprendre comment la lactation se met en place vous donnera quelques clés pour un bon démarrage et des mois lactés tout en douceur. Alors, l’allaitement au fond, comment ça fonctionne ? S’il ne devait y avoir qu’une seule « règle » à suivre, quelle serait-elle ? Pour répondre à ces questions, nous devons dans un premier temps expliquer la façon dont la lactation se met en place, mettre en lumière ce qu’il se passe dans notre corps. Ensuite, naturellement, les conseils applicables viendront concrètement compléter ces propos pour un bon maintien.

Comment le sein est-il exactement composé ?

A l’extérieur, on aperçoit l’aréole, avec le mamelon et les glandes de Montgoméry. A l’intérieur, on trouve notamment des canaux lactifères reliant les alvéoles au mamelon. Ces alvéoles, ou glandes mammaires, sont responsables de la production de lait. Ensuite, de nombreuses hormones entreront en jeu pour que ce lait puisse s’écouler. Parmi ces hormones, il y a la prolactine fait sécréter du lait dans les alvéoles, et donc permet la production, mais aussi l’ocytocine qui les fera se contracter et permettra donc l’éjection du lait.

Quand votre bébé tète, le contact de sa bouche, une succion efficace, permettront de vider le sein. De cette façon, votre cerveau comprend qu’il y a un humain à nourrir et, au fil des semaines, la production s’adaptera aux besoins de votre enfant.

Ces informations viennent donc démonter quelques points essentiels que nous retrouvons souvent de la part de mères allaitantes. En effet, on ne peut pas manquer de lait sans raison, les seins souples ne signifient pas qu’il n’y a pas de lait. Commençons par ce dernier point avant d’expliciter plus en détails le premier.

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Le DAL, qu’est-ce que c’est ?

Au fil de vos lectures sur l’allaitement maternel, vous pourrez être amené.e à rencontrer ce terme, mais qu’est-ce qu’il signifie ? Et, à quoi sert-il ? Dans quel cas l’utiliser ? DAL signifie « Dispositif d’Aide à la Lactation », appelé aussi parfois SNS « Système de Nutrition Supplémentaire », il permet de nourrir votre bébé en votre absence ou de le complémenter. Vous pouvez en acheter déjà prêts, notamment auprès de Medela. Mais vous pouvez également le fabriquer vous-même.

Pour cela, il vous faut : 

→ Une sonde à nutrition gastrique que vous pouvez vous faire prescrire par votre médecin traitant, pédiatre ou sage-femme. Pour le lait maternel ou si le débit est trop rapide, préférez une sonde ch5, peu importe l’âge de votre bébé. Pour du lait artificiel ou épaissi, commencez pas une sonde ch6.
→ Un biberon propre, ou autre contenant (qu’on puisse fermer, idéalement)

Si vous utilisez un biberon, commencez par élargir la tétine afin d’y faire passer la sonde. Elle servira de maintient de la sonde. Si vous utilisez un autre récipient, vous pouvez tout à fait utiliser du sparadrap afin de l’attacher sur le bord.

Vous pouvez couper le capuchon de l’embout. Glissez un côté de la sonde dans le contenant et attachez l’autre sur le sein ou le doigt en fonction de votre besoin.

Dans d’autres cas, notamment lors des tous premiers jours de votre enfant, lorsque ses besoins sont encore minimes, le DAL peut être simplement une seringue sans aiguille glissée dans la commissure des lèvres de votre enfant au début ou fin de tétée.

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Allaitement et freins restrictifs

Contrairement à ce qu’on peut lire parfois : l’allaitement ne doit pas faire mal. Si des douleurs se font sentir, c’est un signal d’alerte à prendre au sérieux. Dans ce cas, il est urgent d’en trouver la cause afin de vous soulager mais également de permettre une meilleure conduite de votre allaitement. Les causes peuvent être diverses : une mauvaise position de votre bébé, une confusion, des canaux lactifères bouchés, une mastite, une candidose… Ce n’est pas pour autant qu’elle est normale. Parmi les causes possibles, se trouvent les freins de lèvres et de langue restrictifs. Que sont-ils ? Comment les repérer ? Comment s’en sortir ? Focus sur un mal encore trop peu connu de nombreux accompagnants.

Les freins buccaux, qu’est-ce que c’est ?

Nous avons, tous, plusieurs freins dans notre bouche. Leur présence est normale. Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur celui de la lèvre supérieure et la langue. Il s’agit d’une petite membrane que nous pouvons parfois sentir en collant notre langue au palais ou en étirant notre lèvre. Il arrive parfois qu’ils soient trop courts ou trop rigides. Ils peuvent être la source de difficultés au bon développement de la structure de la bouche ou du langage, bien que, d’après la société canadienne de pédiatrie, toutes les ressources ne se rejoignent pas sur ce point. Cependant, ils peuvent être une entrave au bon déroulement de l’allaitement dans certains cas. Ils peuvent également poser problème au biberon, même si cela semble moins fréquent. Néanmoins, si le diagnostic et le traitement vous semblent laborieux, n’oubliez pas que cela ne dure qu’un temps. Et qu’une fois que tout sera passé vous pourrez découvrir des tétées plus agréables avec votre bébé. Passer « simplement » au biberon ne masquerait que le problème quelques temps. Si nous restons sur l’hypothèse où des freins restrictifs peuvent être problématiques quant au bon développement de la mâchoire et du langage, il est alors préférable d’en avoir conscience au plus tôt afin de pouvoir agir en conséquences.

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Allaitement et allergies

Quand on allaite, on peut manger de tout… En théorie ! Aucun aliment n’est strictement déconseillé à cause de l’allaitement. Cependant, il faut rester attentive aux réactions de notre bébé. En effet, les allergènes que vous consommez passants dans votre lait, si votre enfant ne supporte pas un aliment, son corps vous le dira. Comment repérer une allergie ? Quelles sont les plus courantes ? Que faire en cas d’allergie ? C’est ce que nous allons voir tout de suite.

Repérer l’allergie.

Les symptômes

Dans l’inconscient collectif, l’allergie se manifeste forcément par des gonflements, notamment à la gorge, et un choc anaphylactique. Or, ce n’est pas toujours le cas. Certains symptômes peuvent être moins visibles ou plus longs à apparaître. Certains parents se retrouvent dépassés, certains bébés se retrouvent en souffrance, parce que personne ne les oriente vers la piste de l’allergie. Ce sont des mois d’errance parfois, surtout lorsqu’il y en a plusieurs, avant de trouver les réponses… Lorsqu’elles le sont et que le symptôme n’est pas simplement masqué par des traitements divers. Éliminer le symptôme ne signifie pas éliminer la cause. Exemple : Si votre enfant souffre de reflux, la piste allergique est à explorer. Des médicaments pourront aider à apaiser la douleur des remontées ou leur fréquence, mais l’éviction permettra à l’enfant d’être réellement soulagé.

Attention, ils n’apparaissent pas nécessairement juste après le repas. Certaines peuvent mettre plusieurs jours à se déclencher (allergie retardée ou intolérance). De la même façon, les symptômes peuvent être légers chez certains, mais impressionnants chez d’autres. Voici une liste de réactions qui devraient vous pousser à vous questionner sur une allergie :

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Allaitement et travail

Une légende raconte que le travail et l’allaitement seraient incompatibles. On rencontre parfois certaines mères qui ont décidé de sevrer leur enfant juste avant la reprise ou de ne pas allaiter du tout car leur congé maternité est trop court. En France, en 2019, sa durée est de dix semaines pour les deux premiers enfants. Il est un peu plus long à partir du troisième enfant. Le congé parental existe, mais sa rémunération freine nombre de famille à y prétendre. Pourtant, toutes les femmes allaitantes ne sont pas mères au foyer. Certaines allaitent leur enfant jusqu’au sevrage naturel -qui, rappelons-le, se situe entre 2 ans et demi et 7 ans- tout en ayant une activité professionnelle, parfois même aux horaires très intenses. Si ce n’est pas forcément chose aisée, elle n’en est pas pour autant impossible. Alors, comment font-elles ? Comment allier allaitement et travail à l’extérieur ? Comment tirer son lait et le servir au bébé ? Cet article est là pour vous apporter des pistes de réponses.

Ce que dit la loi :

Dans un premier temps, sachez que la loi est de votre côté afin de vous aider à maintenir votre allaitement à la reprise du travail. Pensez également à vous référer à la convention collective de votre entreprise, certaines peuvent ajouter des éléments protecteurs supplémentaires.

Pendant une année à compter du jour de la naissance, la salariée allaitante dispose à cet effet d’une heure par jour durant les heures de travail.

Article L 1225-30

La salariée peut allaiter son enfant dans l’établissement.

Article L 1225-31

Tout employeur employant plus de cent salariées peut être mis en demeure d’installer dans son établissement ou à proximité des locaux dédiés à l’allaitement.

Article L 1225-32
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Allaitement et césarienne

Pour certaines personnes, cela ne fait aucun doute, allaiter après une césarienne est impossible. D’ailleurs, beaucoup de mères semblent encore penser que les deux sont totalement incompatibles. C’est faux ! Heureusement, la césarienne en elle-même n’empêche pas de donner le sein. Faisons le point sur cette croyance populaire.

  • Pourquoi dit-on qu’on ne peut pas allaiter après une césarienne ?
  • Le type de césarienne
  • Le projet de naissance
  • La séparation
  • Extraction du lait
  • La montée de lait
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Allaitement : La désinformation

Allaitement ou biberon ? Lorsque l’on se pose la question, pendant la grossesse, avant de concevoir, ou à n’importe quel moment de notre vie, en plus d’être confrontés à nos idées préconçues, nous tombons sur un grand nombre d’informations contradictoires. Que ce soit de la part de professionnels de santé, de notre famille, sur internet, et même dans les livres. Difficile de savoir où donner de la tête. Pourquoi allaiter semble si compliqué ?

Une société biberon

Depuis notre plus jeune âge, nous grandissons dans une société où le bébé est assimilé au biberon et à la tétine. Dans les livres d’histoire pour enfants, les poupons, les publicités, nous avons, pour la plupart d’entre nous, évolués dans un monde où la norme alimentaire du tout-petit était ailleurs de la norme biologique. Même dans les fermes, certains enfants n’ont jamais vu de veau téter mais auront pu donner le biberon à des chevreaux. Nous avons donc, plus ou moins consciemment, intégré que c’était normal. C’est ainsi que l’allaitement est diabolisé et peut être perçu comme quelque chose de sale et de malsain. Rejeter quelque chose qu’on ne connaît pas n’est pas un comportement rare, l’alimentation humaine n’est pas une exception dans le domaine. De fil en aiguilles, les peurs se transforment, laissent place à des mythes, qui eux aussi sèmeront doutes et peurs chez la jeune mère. Même les plus averties d’entre nous ont parfois pensé que donner le biberon serait plus simple ; ou qu’elles manquaient de lait. La promotion des laits industriels, autrefois utilisés uniquement dans les cas où la mère ne pouvait réellement pas donner le sein à laisser entendre à bon nombre de femmes qu’elles n’étaient pas capable. Petit à petit, non seulement, elles ont inconsciemment assimilé qu’un bébé doit être nourri au biberon mais elles ont également perdu confiance en leur capacités naturelles à allaiter.

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