Ressources pour les enfants qui s’intéressent à la langue/culture Espagnole

Votre enfant est intéressé pour découvrir l’Espagne et sa culture et/ou la langue Espagnole.

IEF : quelles stratégies pour répondre au besoin de l’enfant ?

Votre enfant vous a manifesté son intérêt pour la langue espagnole et/ou pour la culture espagnole mais vous ne parlez absolument pas espagnol, n’êtes jamais allé en Espagne et ne vous étiez jamais renseigné à propos de ce pays ?

Pas de panique : avec l’IEF, de nombreuses approches s’offrent à nous. Nous vous conseillons la lecture de ces articles sur le sujet des langues, en lien avec l’IEF :

Si vous parlez vous-même espagnol, nous vous conseillons de pratiquer un maximum la langue au quotidien afin que vos enfants se familiarisent et s’imprègnent de la langue. Vous pouvez également organiser des rencontres avec des personnes pratiquant cette langue.

Lorsque l’enfant est demandeur de supports écrits, d’exercices formels ou de jeux en ligne, pour les parents IEF, c’est souvent de longs moments de recherches avant de dégoter des supports :

  • intéressants pour l’enfant,
  • complets et pertinents pour un bon apprentissage de la langue,
  • et… le moins cher possible pour les parents.
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L’enfant et le temps

Confrontation de deux mondes : la temporalité des enfants face à la temporalité des adultes

Il y a dans la vie de l’enfant des stress majeurs, mais il y a aussi, à ne pas négliger, la multitude de petits stress qu’il croise dans sa journée. Et c’est là qu’il est primordial que les parents se souviennent qu’ils n’ont pas la même temporalité que leur enfant, ni les mêmes priorités : ils ne vivent tout simplement pas dans le même monde.

Lorsque l’on observe les étapes du développement du cerveau chez le jeune enfant, il apparaît que les enfants ne comprennent pas pourquoi il est si important pour l’adulte de se préparer vite le matin, de se coucher tôt le soir, de manger à telle heure, etc… De plus, demander au jeune enfant de se dépêcher, c’est le mettre en situation d’échec. Il ne peut pas, physiologiquement et psychiquement parlant, faire vite : faire vite, c’est une notion d’adultes. Cet échec va engendrer chez l’enfant frustration, tristesse, colère, peur de déplaire, ce qui mènera, à force de répétition, à installer et entretenir un climat d’insécurité affective.

On va l’aborder plus bas : l’enfant jusqu’à environ 6 ans n’a pas vraiment la notion du temps. Il vit dans l’instant présent : il aime prendre son temps, jouer, rêvasser, s’inventer des histoires. Il vit dans un monde imaginaire, son monde, où « devoir » et « se dépêcher » n’ont aucune signification, et n’ont pas de place. Il est de notre devoir de parent responsable de comprendre cela et de toujours le garder en mémoire, afin de limiter les conflits familiaux du quotidien, et de minimiser l’impact de notre propre stress sur nos enfants.

La temporalité et l’enfant

La temporalité regroupe tout ce qui concerne l’écoulement du temps. Une notion complexe pour le jeune enfant, à qui on  demande d’apprendre bien vite la différence entre le jour et la nuit, puis de savoir nommer les jours de la semaine, de quoi se compose une année, de lire l’heure, etc : en bref, tout ce qui fait ce que l’on appelle le « temps social », auquel on pense qu’il sera confronté toute sa vie.

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Accompagner les émotions de l’enfant

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Les émotions sont des réactions biologiques naturelles et involontaires à notre environnement extérieur. Exprimer ses émotions va contribuer au bien-être de l’individu ; à l’inverse, les refouler va être un facteur aggravant de stress. Il ne faut surtout pas refouler ses émotions. Savoir les décrypter nous aide à les accompagner, et à réagir au mieux au stimuli qui les a déclenchées. Il faut tirer les leçons de ses émotions – qu’est-ce qu’elles nous disent ? -Et quand ça ne va pas,- que faut-il changer pour que cela aille mieux ?

Une émotion doit donc être accueillie sans jugement. 

On peut répertorier sept émotions de base : la honte, la colère, l’amour, la peur, le dégoût, la joie et la tristesse. 

Lors d’un débordement émotionnel, il est important de garder à l’esprit (si on y arrive), que l’émotion est temporaire (elle ne dure généralement pas plus de 90 secondes) et mouvante – elle peut évoluer vers une autre émotion, ou vers l’apaisement. 

Une émotion se déroule en trois temps :

  • Charge
  • Tension
  • Décharge

La décharge est primordiale, elle aide à « déraciner les souffrances », selon Catherine Dumonteil-Kremer : c’est la décharge qui permet de libérer le corps et l’esprit de l’émotion. Bien accompagnée, elle peut même aider à se libérer de la mémoire traumatique.

Lorsqu’elle émet des sentiments négatifs (peur, colère, tristesse, …) l’émotion sert à alerter sur un sentiment d’insécurité, une frustration, une incompréhension face à une situation donnée que l’enfant est amené à vivre. Ce ne sont pas des traits de caractère, mais des états passagers. Il est important de les nommer en utilisant un vocabulaire émotionnel : dire « je me sens triste », plutôt que « je suis triste », sinon l’état de tristesse risque de s’imprimer dans le cerveau et de s’installer durablement.

Les émotions peuvent être contagieuses : sous l’effet des neurones-miroirs, les états internes d’autrui (les parents) affectent directement l’état d’esprit de l’autre (l’enfant). Cependant, il est important de veiller à ce que l’enfant n’endosse pas la surcharge émotionnelle de ses parents (rancœur trop longtemps contenue par exemple).

Les débordements émotionnels peuvent parfois être violents, ce qui est très déstabilisant pour le jeune enfant, qui ne comprend pas et n’accueille absolument pas cette tempête qui le dépasse. Cela peut parfois être très effrayant pour lui. Il est important que le parent respectueux accompagne l’enfant dans la découverte de ses émotions, et l’oriente pour y répondre au mieux.

Quels sont les bénéfices des émotions ?  

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise émotion, il n’y a que des émotions utiles. Les émotions contribuent à faire de nous tout ce que nous sommes, chacun dans son individualité propre, et leurs bénéfices sont multiples :

  • Forger sa personnalité
  • Apprendre à être et rester soi-même, ne pas nier ce que l’on ressent, ni l’enfouir au plus profond de soi au risque de développer plus tard une pathologie X ou Y, et entretenir avec les autres et avec soi-même, des relations saines
  • Entendre ses besoins personnels et y répondre 
  • S’affirmer, se défendre, apprendre à se faire entendre et respecter
  • Choisir ses goûts, sa vie
  • Apprendre à communiquer, savoir s’exprimer
  • Avoir confiance en soi, avoir une bonne estime de soi
  • Devenir autonome

Comprendre le fonctionnement du cerveau de l’enfant.

Le cerveau de l’enfant est en voie de construction, il est fragile et malléable – si on lui répète souvent quelque chose (qu’il est mauvais, qu’il est laid), il va s’en convaincre, et aura le plus grand mal, même à l’âge adulte, à se défaire de cette étiquette. 

Le cortex orbito-frontal permet de faire des choix, aimer, être empathique, avoir un sens moral. Ce cortex, ainsi que l’hippocampe (siège de la mémoire et des apprentissages) augmentent de volume, et donc de capacité, sous l’effet de l’amour parental, de l’écoute empathique et du respect.

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Violences Éducatives Ordinaires : Pourquoi les punitions, récompenses, menaces et le chantage sont néfastes ?

Qu’est-ce qui cloche dans le système éducationnel qui fonde notre société ?

Nous avons la chance de vivre à une époque où le développement des neurosciences, ainsi que de la psychologie de l’enfant, viennent remettre en cause les anciennes pratiques dont beaucoup de parents d’aujourd’hui ont souffert. Pendant longtemps, les gens croyaient qu’il fallait souffrir pour expier une faute, et ce, dès le berceau. On punit parfois sans savoir pourquoi, sans être sûr de la responsabilité de l’individu qui est puni, et en sachant par contre (pour l’avoir nous-même vécu) que cela ne sert à rien d’autre que de faire souffrir un peu plus l’enfant victime de la punition. Oui mais voilà, c’est ancré dans la norme et dans l’histoire collective.

Pourquoi c’est néfaste : Punir peut être arbitraire, on peut punir par erreur, on peut faire du favoritisme (même inconscient) au sein de la fratrie. On est influencé par notre état intérieur (fatigue, surmenage, agacement) qui va engendrer une réaction démesurée et donc dangereuse pour l’enfant. En outre, la punition ne répond pas au besoin de l’enfant derrière le comportement. En revanche, la répétition des punitions va installer nombre d’émotions négatives sur le long terme – frustration, colère, rancœur, repli sur soi, et, pour les plus âgés (à partir de la pré-adolescence), désir de vengeance.

La punition fait culpabiliser l’enfant, elle est humiliante, une souffrance inutile. Elle est tout à l’opposé d’un accompagnement respectueux. La punition est juste satisfaisante pour l’adulte, parce qu’elle lui permet d’établir son pouvoir sur l’enfant. Elle fait souvent écho à un souci dans l’histoire du parent de l’époque où il était lui-même enfant, et n’appelle en rien à comprendre le besoin de chacun. Ceci, au contraire, va favoriser l’empathie. Le parent pourra alors accompagner l’enfant en choisissant ensemble la mise en place de nouvelles stratégies qui répondent aux besoins de chacun. L’enfant qui est confronté à l’autorité, son problème (celui qui a conduit au geste puni), n’est ni entendu, ni compris, ni pris en compte. Il peut également s’agir de l’expression d’un besoin non-comblé ou une émotion exprimée d’une manière qui ne répond pas à nos besoins -sécurité, calme- d’adulte (cris, coups, etc). En revanche, s’impriment dans le cerveau de l’enfant, des valeurs et des émotions négatives, qui vont affecter durablement, lorsque les punitions sont répétées, son système neuronal.

En effet, à chacune de nos expériences, les neurones réagissent, y compris dans le cerveau des plus jeunes : des synapses se créent, d’autres se renforcent, de nouvelles connexions se font, d’autres se défont. C’est pour cela que l’on dit que le cerveau est malléable. Le rôle des parents est donc primordial : s’ils répètent des gestes ou paroles violentes, l’enfant les imprime et les ancre dans son cerveau. En revanche, cela marche aussi dans l’autre sens. Lorsque vous passez de bons moments en famille ou entre amis, lorsque vous dîtes je t’aime à votre enfant, lorsque vous jouez ensemble : cela crée des connexions neuronales positives, qui alimenteront les hormones du bonheur, ainsi que les capacités de l’individu à nouer des relations sociales. 

Le cerveau se transforme, se modèle, en fonction de notre vécu, de nos centres d’intérêt.

Dan Siegel

Malheureusement, punir les enfants, fait parfois « du bien » à certains parents. Ils sont prisonniers des humiliations subies dans leur propre enfance. Reproduire les schémas dont ils ont été victimes représente une sorte de vengeance (c’est alors l’enfant intérieur qui s’exprime), une forme d’expiation, de “justice rendue” : « On me l’a fait, donc je peux le faire, et puis de toute façon j’en suis pas mort ! ». C’est aussi se donner du pouvoir quand on n’en a jamais eu ; c’est, à son tour, prendre l’ascendant sur une autre personne, dominer, être le plus fort, le contrôler : la punition n’est rien d’autre qu’un rapport de force.

Est-ce vraiment le genre de relation que vous voulez entretenir avec vos enfants ?

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Alice Miller

D’origine polonaise, Alice Miller est une des plus grandes autrices spécialistes de la violence éducative ordinaire, et sans doute la plus grande spécialiste ayant écrit sur les répercussions des violences subies durant la petite enfance, à l’âge adulte.

Freud fut le premier philosophe à affirmer comme indéniable le lien entre les violences subies dans la petite enfance, et le comportement à l’âge adulte. Alice Miller s’est beaucoup inspirée de ses travaux, ainsi que de ses propres rencontres et de l’évolution des nombreux patients qu’elle suivait en thérapie.

Alice Miller dénonce ce qu’elle appelait la « pédagogie noire », qui est en fait le système éducatif répressionnaire ancré dans nos sociétés occidentales depuis des siècles. Une éducation longtemps influencée, voire contrôlée, par les autorités religieuses en place, et qui servit de racine à bon nombre de criminels, de terroristes, aux principaux acteurs de l’Allemagne nazie, ainsi qu’elle aime à le souligner (elle était adolescente en Pologne pendant la 2nde Guerre mondiale), mais aussi, de manière plus générale, à bon nombre de parents « ordinaires », qui ont ainsi créé des drames au quotidien, et perpétué le cercle vicieux de la violence éducative ordinaire.

1 – Qu’est-ce que la pédagogie noire ?

Cette pédagogie repose sur la négation du vivant. Elle vise à réprimer et nier les sentiments et émotions des enfants, en les empêchant et en leur interdisant de les exprimer. L’idée est d’éviter à tout prix une quelconque remise en cause de l’autorité en place (les tout-puissants parents), et d’y soumettre l’enfant entièrement, en employant pour cela tous moyens jugés utiles et nécessaires.

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Comment accompagner son enfant vers le sommeil ? (Sans l’y contraindre)

Poids de l’environnement et du conditionnement sociétal dans les rituels du coucher, et pourquoi il est important de s’en défaire.

La norme sociale veut que le moment où l’enfant « va au lit » soit décidé par les parents. Pourtant… Imposer une heure de coucher à un enfant qui n’est pas fatigué/près à s’endormir, parce que ça nous arrange (il y a des impondérables le lendemain : travail, école, …) ou retarder l’heure de sommeil parce que l’on n’est pas disponible pour accompagner l’enfant (quand on reçoit des invités par exemple ou sur un lieu de vacances) : c’est insécurisant et néfaste pour son bien-être, le développement de son corps, et l’apprentissage de ses ressentis. Votre relation parent-enfant en prend un coup, elle aussi. Ça peut arriver une fois par mois quand on n’a pas géré l’environnement extérieur mais si cela devient systématique, c’est qu’il y a un problème de choix de vie et/ou d’organisation.

Par ailleurs, demander à un enfant de se dépêcher (pour aller au lit) est contre-productif et nuit à son bien-être. En effet, lorsque le parent demande à l’enfant de se dépêcher, le cerveau de l’enfant réagit par une décharge de stress, d’abord parce qu’il ne sait pas forcément ce que ça veut dire, ensuite parce qu’il en est physiologiquement encore incapable, enfin parce qu’il ne comprend pas pourquoi on lui impose ce stress. Son corps devient alors tout mou et il a du mal à coordonner ses mouvements et ses pensées. Généralement cela énerve les parents qui interprètent cela comme un affront, pourtant il s’agit bien de la part de l’enfant d’une réaction physiologique involontaire et incontrôlable. Si le parent commence à s’énerver, fronce les sourcils, insiste, menace, insulte l’enfant et/ou le fait culpabiliser, la décharge de stress est aggravée. Le corps de l’enfant se fige, c’est comme s’il ne pouvait plus bouger. Dans son cœur, il éprouve de la honte, de la peur. Et dans sa tête, il peut se dire : je ne suis pas un bon enfant, Papa/Maman ne m’aime pas, je lui cause trop de problèmes.

Il n’y a pas de technique pour faire en sorte qu’un enfant aille plus vite : ce serait aller contre son rythme naturel, ce serait le couper dans son enthousiasme et son besoin de jouer, ou d’observer et apprendre à son rythme. En revanche, nous pouvons changer notre environnement, et améliorer notre rythme de vie et l’organisation familiale.

Accompagner et rassurer

Pourquoi est-il important que le parent accompagne son enfant vers le sommeil ?

Un enfant dont le parent est disponible pour cet accompagnement est pleinement rassuré. Il doit savoir/sentir que son parent sera là, quel que soit le moment où les signes de sommeil vont se manifester. Cela lui permet d’aborder ce temps qui est avant tout pour le jeune enfant, un temps de séparation du parent, plus sereinement (beaucoup d’enfants ont peur de s’endormir à cause de ça : est ce que je vais me réveiller ?, est ce que mes parents seront toujours là au réveil ?). Il est tout aussi important que le parent ne force pas le sommeil : si les signes de fatigue ne sont pas là, il est vain de tenter de forcer l’enfant à s’endormir. Cela est source de nombreux conflits au sein des familles. Il est important que les parents soient bien conscients de cela : un enfant ne s’endort pas à la demande, selon les besoins plus ou moins impératifs des parents, quand ça les arrange, quand ils en ont besoin.

Un bébé ou un enfant s’endort quand il est fatigué. C’est aussi simple que cela. Est-ce que vous vous imaginez, vous, vous endormir tranquillement alors que vous n’avez pas sommeil, mais pour satisfaire le besoin de quelqu’un d’autre ? C’est comme si vous preniez un comprimé lorsque c’est votre conjoint qui a mal à la tête, comme si vous vous forciez à manger alors que c’est lui qui a faim.

Reconnaître les signes de fatigue : quand l’enfant est prêt pour le temps de sommeil

Chaque être vivant possède ses propres signes indiquant qu’il est fatigué et prêt pour le sommeil. Le petit humain n’échappe pas à ce fonctionnement. Il est important que les parents/les personnes vivant avec l’enfant apprennent à reconnaître ces signes, afin de l’accompagner au mieux dans ce moment de la fin de journée qui peut parfois s’avérer très angoissant. Il est tout aussi important que les parents apprennent aux enfants à reconnaître eux-mêmes ces signes, à être à l’écoute de leur corps et à entendre et respecter les signaux qu’il leur envoie, en leur apportant une réponse adéquate. Plus l’enfant est accompagné tôt dans cet apprentissage, plus cela est bénéfique pour lui : il saura toute sa vie être à l’écoute de son corps et de ses besoins. Même quand il n’est encore qu’un tout petit bébé, nous pouvons l’aider en décrivant ce qu’il ressent, et en mettant des mots sur les manifestations diverses de la fatigue. Nommer va contribuer à rassurer l’enfant sur ce qui se passe en lui. En identifiant ces signes de fatigue, il apprend à y répondre rapidement et donc à répondre à ses besoins.

Quels sont ces signes ?

  • les frissons ;
  • refroidissement du corps ;
  • les yeux piquent/l’enfant éprouve le besoin de se frotter les yeux ;
  • il ressent le besoin de prendre son doudou ;
  • il demande à être porter / il veut des câlins – il est moins attentif ;
  • s’il a une petite habitude de dodo, comme sucer son pouce, s’enrouler une mèche de cheveux autour d’un doigt, se caresser le lobe de l’oreille, etc, il va commencer à le faire sans forcément s’en apercevoir ;
  • son corps est moins tonique, l’enfant devient « mou » ;
  • il a tendance à s’allonger ;
  • il choisit des activités calmes, prend un livre, un coloriage ;
  • il pleure et s’énerve plus vite et plus facilement ;
  • il trébuche, Etc.

Que faire lorsque les signes sont là mais que l’enfant résiste à l’endormissement ?

Les raisons physiologiques bloquant le sommeil peuvent être multiples. Si elles sont récurrentes et trop envahissantes, il est impératif de s’assurer qu’il n’y ait pas à cela une raison médicale. Le plus souvent, ces raisons peuvent être :

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TCC et nVEO : Habiletés sociales et émotionnelles chez un enfant avec TSA


TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales) et nVEO (non Violence Educative Ordinaire) : Habiletés sociales et émotionnelles chez un enfant avec TSA (Troubles du Spectre Autistique) : pour les enfants en IEF (Instruction En Famille) ou avec une AVS (Assistante de Vie Sociale)

1 – Les TCC, c’est quoi ? Dans quel cas sont-elles proposées ?

Les TCC, font référence aux théories de l’apprentissage et aux modèles cognitifs du traitement de l’information. Les théories de l’apprentissage prennent comme base que lorsqu’un stimulus (un bruit par exemple) est associé à une situation qui entraîne la peur, le stimulus (entendre ce bruit) peut entraîner la peur. Les TCC visent donc à modifier la réponse d’un stimulus en modifiant le schéma inconscient appris par l’expérience. Pour cela, il est proposé à notre enfant d’être exposé à ce bruit en augmentant le son à chaque exposition, tout en créant un climat agréable, par exemple. Les renforçateurs positifs (félicitations et récompenses) viennent ancrer cette expérience « agréable » dans le cerveau de notre enfant, lui permettant de modifier son schéma habituel. Les autres renforçateurs (dit neutres ou négatifs) ont pour objectif de limiter l’intégration de ce comportement par le cerveau de l’enfant. Voilà pour la théorie pure.

Dans la pratique, en TCC, le thérapeute ne s’attaque pas qu’au bruit, mais aussi aux comportements socialement non acceptables, aux peurs, traumatismes, phobies, ainsi qu’aux troubles obsessionnels et anxieux. Et en particulier, pour notre enfant avec TSA, les TCC sont proposées pour leur permettre d’intégrer les habiletés sociales, travailler la séparation mère/enfant et les émotions.

Les TCC peuvent être utilisées dans de nombreuses prises en charge de notre enfant lorsqu’il va travailler avec un professionnel paramédical comme l’orthophoniste ou le psychologue, ou en thérapie alternative comme équitherapie…

Dans ces méthodes pour les enfants avec TSA, la plus connue est la méthode ABA. Cette méthode consiste à proposer un apprentissage « scolaire » à notre enfant, c’est-à-dire que l’adulte présent lui explique ce qu’il attend de lui, puis lui demande de le faire. L’adulte va dans un premier temps utiliser les renforçateurs pour fixer cet apprentissage dans le fonctionnement de l’enfant. Ensuite, notre enfant sera mis en situation de jeux de rôles dans laquelle il sera attendu de notre enfant d’utiliser le comportement qu’il a appris, là aussi avec des renforçateurs.

L’avantage des TCC c’est que ça fonctionne bien et vite, et de manière large. Le soucis, c’est que c’est du conditionnement.

2 – L’éducation VEO et les TCC ? Ou pourquoi c’est délétère pour le développement de l’enfant.

Le conditionnement c’est quoi ?

C’est le fait de créer des réflexes face à une situation type chez notre enfant. Ainsi, il adopte un bon (entendons socialement admis) comportement. En quoi c’est gênant ? Ce conditionnement, pour fonctionner, utilise plusieurs violences éducatives.

L’adultisme

L’adultisme c’est le fait de se mettre en posture supérieure face à un enfant, en prenant pour argument qu’on est adulte, donc que l’on sait mieux pour notre enfant ce qui est bon pour lui. Les adultes sont donc autorisés, sur cette base, à se comporter avec notre enfant de n’importe quelle manière, sans leur demander leur avis, leur consentement.

Alors, adultisme et TCC ne semblent pas forcément liés à première vue, et pourtant… Il est donc attendu de notre enfant qu’il adopte un comportement qui est jugé acceptable, adapté pour la société par le thérapeute. Notre enfant se voit porter des attentes posées par des adultes, une société, pour des comportements qui ne le gênent pas forcément, et qui ne mettent pas les autres en danger. Le thérapeute, l’adulte, est dans une posture de juge, une posture supérieure face à l’enfant en jugeant s’il a un bon comportement.

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9 raisons pour lesquelles il est difficile de conserver au quotidien un accompagnement respectueux (posture parentale sans VEO -Violences éducatives Ordinaires-)

C’est à l’occasion de la journée de la non-violence éducative de ce 30 avril que nous publions ce dossier.

Dans ce dossier, nous allons voir ensemble 9 des raisons qui nous ralentissent, voire nous empêchent, d’être en accord autant qu’on le souhaiterait avec notre nouvelle posture respectueuse de l’enfant ( sans VEO –Violences Éducatives Ordinaires) – et ce, bien que l’on connaisse désormais la théorie par cœur. Avant de commencer à répertorier 9 de ces freins à la posture nVEO (non VEO), nous tenons à faire un rappel de quelques bases de la posture nVEO et du cheminement vers l’accompagnement respectueux qui va avec.
Nous, adultes et parents ayant choisi d’adopter une posture nVEO, savons bien que nous sommes responsables de nos propres besoins et de ceux de notre enfant… Nous avons bien compris que l’enfant n’est pas un adulte miniature, qu’il n’en est pas du tout au même stade de développement cérébral que nous et que, de ce fait, nous ne pouvons pas lui demander de réagir et de se comporter comme nous voudrions (la société) qu’il le fasse.

Et pourtant, à notre grand désarroi, la réalité est bien différente de ce que nous espérions : il nous arrive encore bien trop souvent de nous énerver contre nos petits bouts, de mal réagir, de mal leur parler – même parfois, on fait ou on dit des choses tout en se disant « mais … que suis-je en train de faire/dire ?! » et pourtant, malgré tout, ça sort quand même, et on le regrette avant même que cela soit terminé. Alors, on culpabilise, on est triste, frustré.e, en colère contre nous-mêmes. Cela peut conduire, dans certains cas, au désespoir et à l’abandon de la posture nVEO.

La posture parentale

L’accompagnement respectueux se base sur les recherches récentes en neurosciences. Cette posture parentale prend en compte chaque étape du développement du cerveau de l’enfant, afin d’être sûr que les attentes que l’on projette sur l’enfant ne seront pas en décalage avec ces capacités cérébrales du moment. En effet, on a souvent tendance à croire que l’enfant est capable de faire une action, parce qu’il l’a déjà réalisée une fois “tout seul”. On pense aussi parfois que l’enfant fait exprès de ne pas réussir quelque chose, ou qu’il nous « cherche ». Une fois que l’on connait les étapes et rythmes du développement de l’enfant, on se rend compte que la plupart de nos attentes sont inadaptées et irréalistes, et que l’enfant est psychiquement incapable de ce qu’on peut lui reprocher, comme le fameux « il me cherche ».
Pour rappel, voici le listing des VEO (Violences Éducatives Ordinaires) sur le merveilleux blog « Enfances épanouies ». Cette liste regroupe : les violences physiques, les violences psychologiques, les violences culturelles, les douces violences, les maltraitances ainsi que les violences médicales.
Chez VEF, nous disposons également de deux listes de VEO à propos de deux sujets spécifiques :

Ces listes sont là pour connaitre ce que sont les violences, puis petit pas par petit pas, les éradiquer. Comme un but à atteindre. Il s’agit de nous déconditionner de toutes nos croyances éducatives, et d’adopter une nouvelle posture parentale, respectueuse de l’enfant et consciente de ses rythmes biologiques.
Changer de posture peut faire peur pour plusieurs raisons. Tout d’abord, on est conforté dans nos habitudes, alors s’imaginer changer demande un certain effort : on fait ce qu’on connaît, parce que l’on a nous-même été élevés comme cela, et que l’inconnu fait toujours peur. Comprendre que l’enfant-roi n’existe pas, comprendre la notion d’adultisme, par exemple, aide beaucoup à se défaire de toutes nos croyances, ancrées dans nos esprits et dans la société toute entière.

Résolution puis culpabilité

Juste après la lecture d’un nouveau livre nVEO, on est souvent plein d’entrain, un peu comme avec les “nouvelles résolutions” du 1er janvier ; mais, comme pour les espoirs du 1er janvier, très peu de temps après, les résolutions s’essoufflent et hop ! nous voilà de nouveau rongés par la culpabilité car on se sent nul.le et incapable de suivre nos propres nouvelles valeurs… mais bonne nouvelle : la culpabilité se transforme !

Lorsque le sentiment de culpabilité paraît, il convient d’y prêter la plus grande attention dès les premiers signes, et de considérer ce ressenti désagréable comme un véritable signal d’alarme.

Ce sentiment s’explique en deux mots : ce sont les dissonances cognitives. Il s’agit de la tension interne propre au système de pensées, croyances, émotions et attitudes (cognitions) d’une personne lorsque deux d’entre elles entrent en contradiction l’une avec l’autre.

Pourquoi choisir cette posture / les effets sur l’enfant

Qu’il s’agisse des enfants comme des adultes,, les réactions de notre cerveau face au stress nous viennent d’une autre époque. Certes, désormais aucun animal ne risque d’attaquer notre grotte. Dans notre partie du globe, nous avons acquis un certain confort au quotidien. Néanmoins, de nombreuses situations dans notre environnement provoquent encore en nous de vives réactions.
Notre cerveau réagit spontanément au stress par trois réactions :

  • Attaque,
  • fuite,
  • sidération.
    Lorsque l’on a des réactions vives sur l’enfant (cris, gestes brusques, froncement de sourcils), cela le place directement dans une situation de stress. Celui-ci provoque alors une chute du tonus musculaire, ainsi qu’une forte production de cortisol (l’hormone du stress). Cela a pour effet de bloquer le cerveau de l’enfant ; l’amygdale (le centre de la peur) et le cerveau archaïque prennent alors le relais, ce qui rend l’enfant totalement indisponible pour gérer la situation, comprendre ce qui se passe, et encore moins apprendre de cette situation (“en retenir une leçon”). L’enfant va juste chercher à se protéger, son but est de survivre en attendant que l’orage passe. En revanche, les enfants apprenant par imitation, ils calqueront leur comportement… sur le nôtre : si on est violent, l’enfant à son tour sera violent !
    Le cerveau de l’enfant est immature (il sera plus mature à 25 ans, à condition d’avoir été accompagné respectueusement jusque-là) et donc l’enfant est tout simplement incapable de prendre du recul immédiat sur une situation. Un enfant ne peut pas détester ses parents : ils sont la condition à sa survie, il est totalement dépendant d’eux. Alors, pour survivre dans un environnement familial violent, l’enfant va apprendre à se détester lui-même. Il va peu à peu intégrer toutes les méchancetés qui lui sont dites et faites comme des vérités acquises – s’il mérite toute cette maltraitance, c’est qu’il est vraiment méchant/mauvais/nul, … L’enfant conclut rapidement que si on ne l’aime pas, c’est qu’il ne mérite ni amour ni respect : il va alors cesser de s’aimer, avec tout ce que cela implique comme conséquences désastreuses et troubles du comportement.
    S’il a la chance de rencontrer dans sa vie ce qu’Alice Miller appelait un « témoin secourable », c’est-à-dire quelqu’un qui saura l’écouter et le revaloriser, il aura un jour le déclic (voire plus bas). Il comprendra que ses parents réagissaient contre ses comportements, et non contre sa personne toute entière, et qu’ils étaient mus par leurs propres angoisses intérieures, qui n’ont rien à voir avec lui, mais avec leur propre enfance. S’il n’a pas ce déclic, il pourra être amené à penser toute sa vie qu’il est vraiment nul, mauvais, incapable, etc.
    Au contraire, s’il grandit dans un environnement familial respectueux, où règnent la joie, l’amour et le soulagement, le cerveau de l’enfant se développera harmonieusement, et il apprendra des comportements « raisonnables » et adaptés.

La posture VIOLENTE n’est jamais un choix

Nous avons tous rencontré des enfants violents … alors il est légitime de se demander si la violence elle normale ? Réponse : Oui et non.
Explications :
Non : parce que les petits d’Homme naissent non-violents. Tous. Nous naissons tous non-violents. Nous cherchons tous dès la naissance à recevoir l’amour inconditionnel et le respect de nos parents.
Oui : parce que la norme est violente. En effet, dans le climat familial et sociétal, ça fait partie de la norme d’être violent. Les enfants apprennent par mimétisme et vivent, en France, pour la plupart dans un climat violent. Les enfants deviennent donc violents. A l’inverse, les enfants qui évoluent dans des environnements sains et non-violents reproduisent ces comportements respectueux.

Le déclic

Idéalement, certaines personnes ont le déclic de la posture nVEO eux-mêmes, pendant leur enfance, ils se promettent à eux-mêmes de ne jamais reproduire les violences qu’ils subissent de la part de leurs parents. Et dès qu’ils sont devenus parents, ils tiennent leur promesse.
Malheureusement, c’est rarement le cas, en partie à cause de la puissance de l’endoctrinement sociétal, et du conditionnement parental et familial,… alors, à peine adulte on se dit, quand j’aurais des enfants : ça filera droit !
Certaines personnes ont le déclic au moment de la grossesse, ou de l’accouchement. Ils ressentent une immense vague d’amour et acceptent de se remettre en question.
D’autres ont le déclic après avoir donné la 1ère tape. Nous avons souvent entendu ce type de témoignage : j’ai frappé, même une petite tape sur la main, et pour la première fois j’ai vu dans le regard de notre enfant qu’il avait peur de nous. Ce regard est un déclencheur. Par exemple, vers 6 mois, quand l’enfant touche à sa première prise, ou s’approche d’un coin de table basse, certains parents réagissent en proférant la première menace ou en donnant une tape sur la main. S’ensuit le premier regard de l’enfant apeuré et la prise de conscience qui va avec : « Non je ne veux pas de cette relation avec mon enfant. Je ne veux pas que mon enfant ait peur de moi. »
D’autres encore, ont le déclic avant ou au cours de leur parentalité, grâce à des lectures, des podcasts ou des vidéos nVEO. Ces médias nVEO se font de plus en plus nombreux. Nous pouvons aider ces familles en leur partageant ces supports.

 

Les blocages


Nous allons voir ensemble, que, malgré la lecture de nombreux livres, le temps passé à s’informer grâce aux nombreuses conférences et l’argent dépensé à quelques ateliers parentalité, nous ne sommes toujours pas aussi respectueux que nous voudrions l’être au quotidien. Nous culpabilisons. Nous nous sentons bloqués et dissonants.
Nous avons apprécié progresser au moment du déclic de la non-violence mais une fois passé le stade de la découverte et de l’euphorie des débuts, la pratique se trouve confrontée aux aléas du quotidien, notre cheminement s’essouffle, et on désespère.
Il y a plusieurs explications à cela. Nous allons détailler 9 de ces principales raisons dans le point suivant. Soulignons qu’il n’y a pas d’ordre particulier dans ce listing de blocages, même si nous remarquons effectivement que c’est souvent la problématique du poids de l’enfance qui est un problème de fond, et la fatigue qui est très récurrente comme problématique de forme chez les parents avec qui nous avons pu débattre de ce sujet.
Ce matin, L’OVEO a publié les premiers résultats de son étude menée sur la prise de conscience de la violence éducative ordinaire, réalisée en 5 mois et avec plus de 2000 personnes.
C’est la fatigue qui est nommée à 90 % comme le facteur poussant les personnes interrogées à recourir à des pratiques violentes, suivie par les difficultés extérieures générant du stress et par le manque de temps pour soi. Sont aussi mis en avant notre « propre éducation », les « difficultés à comprendre le comportement de l’enfant », le « manque de soutien du conjoint ou de la conjointe ».

 

Voici 9 des raisons que nous avons répertoriées pour lesquelles nous avons du mal à rester intègre : Continuer la lecture de « 9 raisons pour lesquelles il est difficile de conserver au quotidien un accompagnement respectueux (posture parentale sans VEO -Violences éducatives Ordinaires-) »

Stress : différentes stratégies pour apaiser les enfants avec TSA

Quelles sont les conséquences du stress au quotidien ?

Un état de stress induit une augmentation du taux de cortisol pour se préparer à faire face à une situation de crise. Ce cortisol va engendrer la mort de neurones, notamment au niveau de l’hippocampe qui est le siège de la mémoire. En plus de cela, le stress et l’état d’hypervigilance qu’il engendre dans l’organisme consomment énormément d’énergie. Notre enfant a donc moins d’énergie pour gérer ses difficultés, ce qui va augmenter son niveau de stress, et moins d’énergie pour les apprentissages. Il vit dans un état « d’urgence » en permanence.

Diminuer cet état d’hypervigilance semble donc être une priorité pour libérer de l’énergie à notre enfant et diminuer son taux de cortisol pour protéger ses neurones. L’idéal serai d’avoir comme objectif un réel bien être et une détente de l’enfant, lui rendant le quotidien léger et agréable. Il sera alors plus disponible pour les nombreux apprentissages qui se présentent à lui.

Le TSA (Trouble du Spectre Autistique), ça change quoi au quotidien ?

Le soucis lorsque l’on a un enfant avec TSA, c’est que les sources de stress sont démultipliées à cause de l’environnement généralement peu ou pas adapté. Le cerveau de notre enfant n’a pas de filtre de triage et se retrouve en surcharge d’informations en permanence. Plus notre enfant est en stress et moins il supporte de stimuli et c’est un cercle vicieux qui s’installe, moins il a d’énergie et plus il vit les stimuli comme des agressions… Une stratégie qui nous semble facile à mettre en place c’est de diminuer les sources de stress qui nous demandent le moins d’énergie à nous adulte même si elles semblent causées peu de stress à notre enfant. Pourquoi ? Parce que cela permettra une lutte durable contre ce stress puisque c’est assez facile pour nous, c’est un effort que l’on maintiendra sur le long terme. Et on enclenchera un effet boule de neige, comme notre enfant sera un peu moins stressé, il aura plus d’énergie pour affronter efficacement les autres sources de stress, notamment celles où nous adultes avons le moins de prise.

Commencer par diminuer les sources de stress

La première des choses est d’enlever les sources de stress connues et que l’on peut retirer du quotidien avec peu d’effort. Par exemple, nous avons la possibilité de remplacer les assiettes en verre par des assiettes en terre cuite et nous pouvons aussi enlever tout les ballons de baudruches, lorsqu’un enfant en a peur.

Ensuite, les stratégies visent à diminuer les stimuli extérieurs qui arrivent à notre enfant. Nous pouvons proposer un casque anti bruit à notre enfant, lui laisser à disposition pour quand il sature du bruit et l’avoir avec nous en cas de bruits forts lors des sorties. Nous pouvons aussi adapter sa garde robe pour proposer des vêtements dans lesquels il se sente bien. Certains enfants ne supportent pas les boutons ou les étiquettes, certaines coutures… ce sont des détails, mais marcher toute la journée avec un cailloux dans la chaussure rends la journée beaucoup plus difficile, n’est ce pas ? C’est la même chose avec une étiquette qui gratte. Nous pouvons aussi proposer un endroit calme dans la maison où il y a moins de stimuli comme une cabane, un coin calme que l’on installe avec notre enfant ou sous une couette, qui a un double effet de contenir l’enfant.

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