A moi ! lorsque l’Ego paraît !, de Valérie Vayer – Le lien d’Amour inconditionnel

Les changements climatiques et la surutilisation des ressources fossiles ne sont pas les seuls à mettre en péril le devenir de notre civilisation – le non-respect et la négation de l’être humain sont aussi des problèmes majeurs, qui précipitent notre monde dans le mur.


Nous sommes plusieurs dans l’équipe de Vivre en Famille à avoir été bouleversés.es par la lecture de l’ouvrage « A moi ! lorsque l’Ego paraît ! Pour une égologie pratique » écrit par Valérie Vayer et édité en 2018 chez Le Hêtre Myriadis. N’ayons pas peur des mots : ce livre a littéralement changé nos vies. Nous espérons que, à l’issue de la lecture de cet article qui va vous présenter l’ouvrage et les théories de Valérie, vous aurez à votre tour l’envie de vous plonger dedans, et en ressortirez transformés.es, pour le plus grand bonheur et le bien-être des enfants, d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Tout d’abord, laissez-nous vous présenter la maison d’édition :

Les éditions Le Hêtre Myriadis est une maison d’édition indépendante, dirigée par Daliborka Milovanovic et Mélissa Plavis, dont les thèmes de prédilection sont l’écoparentalité, l’éducation et l’écologie des relations. Vous pouvez les découvrir et les suivre sur leur blog : blog.lehetremyriadis.fr 

Ces deux femmes sont très impliquées dans le maternage proximal, et tout ce qui concerne la défense des droits et besoins de l’enfant, en tenant compte de ce que la Nature a prévu, plutôt que des conditionnements omniprésents dans la société d’aujourdhui. Elles proposent des articles et des ouvrages à la vente, tous centrés sur ces mêmes thèmes, tous tournés vers un même but : revenir à des modes d’accompagnement de l’enfant plus simples et naturels.


Et l’Ego, c’est quoi en fait ?

Le dictionnaire donne une définition très simple : l’Ego, c’est le moi, le sujet pensant. Le « sentiment de soi » selon Antonio Damasio ; on peut aussi dire, la « conscience » de soi. 

Pour Valérie, l’Ego suit un cycle de vie, ce qu’elle appelle l’« ego genèse ». L’ego de chaque individu est d’abord transparent, puis débutant (durant les 7 premières années de vie) puis il s’affirme environ à partir de 9 ans (elle parle alors d’« ego confirmé ») et finalement devient mature. De ce fait, les parents ont un rôle primordial à jouer dans ce processus : un enfant qui ne peut affirmer son ego, parce que victime de maltraitances qui l’inhibent, ne développera pas sa vraie personnalité, et sera toute sa vie un autre (sauf s’il rencontre un témoin secourable qui va l’aider à retrouver son ego refoulé et enfoui, et lui permettre de se dévoiler enfin au grand jour).

L’amour inconditionnel – l’Amour avec un grand A

Selon Valérie, un ego bien portant ne nécessite qu’une chose : l’Amour inconditionnel. C’est quelque chose de naturel, d’inné, une force qui anime les mères (et parfois les pères aussi) à la naissance de leur enfant – enfin, qui devrait

L’Amour inconditionnel, c’est :

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Stress : différentes stratégies pour apaiser les enfants avec TSA

Article et données mises à jour le : 28 octobre 2020

Quelles sont les conséquences du stress au quotidien ?

Un état de stress induit une augmentation du taux de cortisol pour se préparer à faire face à une situation de crise. Ce cortisol va engendrer la mort de neurones, notamment au niveau de l’hippocampe qui est le siège de la mémoire. En plus de cela, le stress et l’état d’hypervigilance qu’il engendre dans l’organisme consomment énormément d’énergie. Notre enfant a donc moins d’énergie pour gérer ses difficultés, ce qui va augmenter son niveau de stress, et moins d’énergie pour les apprentissages. Il vit dans un état « d’urgence » en permanence.

Diminuer cet état d’hypervigilance semble donc être une priorité pour libérer de l’énergie à notre enfant et diminuer son taux de cortisol pour protéger ses neurones. L’idéal serai d’avoir comme objectif un réel bien être et une détente de l’enfant, lui rendant le quotidien léger et agréable. Il sera alors plus disponible pour les nombreux apprentissages qui se présentent à lui.

Le TSA (Trouble du Spectre Autistique), ça change quoi au quotidien ?

Le soucis lorsque l’on a un enfant avec TSA, c’est que les sources de stress sont démultipliées à cause de l’environnement généralement peu ou pas adapté. Le cerveau de notre enfant n’a pas de filtre de triage et se retrouve en surcharge d’informations en permanence. Plus notre enfant est en stress et moins il supporte de stimuli et c’est un cercle vicieux qui s’installe, moins il a d’énergie et plus il vit les stimuli comme des agressions… Une stratégie qui nous semble facile à mettre en place c’est de diminuer les sources de stress qui nous demandent le moins d’énergie à nous adulte même si elles semblent causées peu de stress à notre enfant. Pourquoi ? Parce que cela permettra une lutte durable contre ce stress puisque c’est assez facile pour nous, c’est un effort que l’on maintiendra sur le long terme. Et on enclenchera un effet boule de neige, comme notre enfant sera un peu moins stressé, il aura plus d’énergie pour affronter efficacement les autres sources de stress, notamment celles où nous adultes avons le moins de prise.

Commencer par diminuer les sources de stress

La première des choses est d’enlever les sources de stress connues et que l’on peut retirer du quotidien avec peu d’effort. Par exemple, nous avons la possibilité de remplacer les assiettes en verre par des assiettes en terre cuite et nous pouvons aussi enlever tout les ballons de baudruches, lorsqu’un enfant en a peur.

Ensuite, les stratégies visent à diminuer les stimuli extérieurs qui arrivent à notre enfant. Nous pouvons proposer un casque anti bruit à notre enfant, lui laisser à disposition pour quand il sature du bruit et l’avoir avec nous en cas de bruits forts lors des sorties. Nous pouvons aussi adapter sa garde robe pour proposer des vêtements dans lesquels il se sente bien. Certains enfants ne supportent pas les boutons ou les étiquettes, certaines coutures… ce sont des détails, mais marcher toute la journée avec un cailloux dans la chaussure rend la journée beaucoup plus difficile, n’est ce pas ? C’est la même chose avec une étiquette qui gratte. Nous pouvons aussi proposer un endroit calme dans la maison où il y a moins de stimuli comme une cabane, un coin calme que l’on installe avec notre enfant ou sous une couette, qui a un double effet de contenir l’enfant.

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Comment avez-vous rempli le réservoir affectif de votre enfant ce matin ?

Pour remplir son réservoir affectif, votre enfant a besoin de votre pleine attention.
Il a besoin que vous soyez totalement avec lui, plusieurs heures (qui varient en fonction de son âge et de ses particularités). Et ce, quotidiennement. C’est un investissement -de temps- rentable sur le court mais aussi sur le long terme. Plus vous le ferez, moins il y aura de moments difficiles lorsqu’il n’est pas avec vous, puisqu’il aura déjà décharger toutes sortes d’émotions, au travers ce moment dédié. Et vous savez quoi ? C’est magique : ça rempli le votre aussi -de réservoir- ! Et tout ça combiné : ces moments nourrissent votre relation !

Prémunir avant, puis accueillir après : les séparations

Si votre enfant fréquente les collectivités, passer un moment de qualité le matin est indispensable pour que votre enfant puisse partir vivre sa journée avec des besoins bien comblés, pour “affronter” sa journée. Toutes les frustrations de la journée seront ainsi moins difficiles à aborder.

Dédier un temps de décharge le soir est vivement recommandé afin de “réparer” les blessures de la journée qu’il a du affronter seul. C’est également un moment important pour que votre enfant puisse décharger en rejouant les scènes vécues dans la journée, en se confiant à vous, etc. Votre rôle est d’accueillir ses émotions, sans aucun jugement, en pratiquant l’écoute active.

Comment remplir le réservoir affectif de votre enfant, chaque jour ?

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Pourquoi nos enfants grandissent plus vite pendant les vacances d’été ?

C’est vrai, à la rentrée de septembre, on dit souvent des enfants qu’ils ont beaucoup changé, quand ils reviennent des grandes vacances d’été.
Waw, qu’est ce qu’ils ont muri !, changé !, grandi!.
Ils parlent mieux, ils sautent mieux.
Ils ont plus confiance en eux.
Mais alors, pourquoi ?
Grâce au soleil et la chaleur ? Non, non : on a envoyé une famille pour juillet et août au pôle nord et je vous assure que leurs trois enfants sont revenus changé quand-même 😉
Mais alors quel est le point commun entre tous ces enfants ? Vous y avez déjà réfléchi ? Continuer la lecture de « Pourquoi nos enfants grandissent plus vite pendant les vacances d’été ? »

Que comprend votre enfant lorsque vous lui dîtes “Je t’aime” ?

Dîtes-vous “je t’aime” à votre enfant ?

Pour la plupart d’entre eux, nos parents ont reçu peu, voire pas du tout, de “je t’aime” et de marque d’affections alors ils ont fait beaucoup d’efforts et ont appris, comme ils ont pu, à exprimer leur amour. Lorsque nous étions enfants, nous avons reçu -pour ceux qui ont de la chance-, des “je t’aime” lors du coucher, ou lors de trop rares fois dans des moments de complicité.

Alors, à nous, nouvelle génération de parents, de ENCORE progresser, d’encore et toujours plus exprimer nos sentiments à nos enfants. Si on y regarde bien, “JE T’AIME” est finalement une phrase qui n’évoque pas grand-chose dans la tête d’un jeune enfant, c’est une expression plutôt abstraite. Ils se rendent évidemment bien compte quand vous les regardez avec tendresse, de tout l’amour que vous leur envoyez… Mais si on écoute uniquement les mots, sans les émotions

Que veut vraiment dire “je t’aime” ? Continuer la lecture de « Que comprend votre enfant lorsque vous lui dîtes “Je t’aime” ? »