Le 15 septembre, c’est la JIPLI ! (Journée Internationale Pour la Liberté de l’Instruction)

Chaque année, aux environs du 15 septembre, c’est la JIPLI ! (Journée Internationale Pour la Liberté de l’Instruction)

Article et données mises à jour le : 20 décembre 2020

La JIPLI, qu’est-ce que c’est ?

Les personnes ayant à cœur de conserver la liberté d’instruction de leurs enfants se regroupent partout en France pour revendiquer la liberté pour tous de choisir le mode d’instruction qui leur convient : à l’école, qu’elle soit publique, privée sous contrat ou hors contrat, à distance ou en dehors de l’école dans le cadre de l’instruction en famille.

La JIPLI a lieu partout en France et dans le monde le 15 septembre de chaque année ou dans le courant du même mois. Chacun est libre d’organiser localement un pique-nique, des ateliers, des jeux : retrouvez tous les événements sur la carte de la JIPLI.

Et pour 2020 alors ?

Un week-end de manifestations pour la liberté de l’instruction se déroule début décembre 2020 dans plusieurs villes de France.

Cette mobilisation vise à informer le Conseil d’État lors de son assemblée générale du 5 décembre que nous attendons sa prise de position sur le caractère inconstitutionnel de l’interdiction de l’instruction en famille. Elle vient en réponse à la volonté du président, annoncée le 2 octobre dernier, de mettre fin à la pratique de l’instruction en famille au prétexte qu’elle ne respecte pas les principes républicains.

En savoir plus : Communiqué de presse Wepli.

Pour plus de rencontres à travers le monde avec de nombreuses familles IEF : Découvrez La carte IEF.


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L’impuissance apprise

L’impuissance apprise, ou « impuissance acquise », ou encore « résignation acquise » est une réalité psychologique qui entrave au quotidien bien des individus. Ce phénomène a été découvert grâce à diverses expériences scientifiques menées sur des mammifères, dans les années 60. Les principales recherches furent menées par Martin Seligman et son équipe, aux États-Unis. Ils arrivèrent à cette conclusion et aux mots d’« impuissance apprise », après avoir mené divers tests sur des chiens, en étudiant leurs réactions après les avoir exposés à des électrochocs. Une description succincte de ces tests est lisible dans le livre de Michel Odent, « Primal Health » (2002).

Soumis à des formes de maltraitances diverses, ces animaux ont vite compris que leurs cris et leurs appels ne servaient à rien, puisqu’ils n’obtenaient aucune réponse de la part des scientifiques qui les manipulaient. Cette information s’est rapidement imprimée dans leur cerveau, conduisant les animaux testés à définitivement renoncer à leurs tentatives de défense : ils se résignaient, victimes de l’impuissance apprise.

En France, des travaux similaires ont été menés par Henri Laborit, toujours en utilisant des électrochocs sur des animaux. S’il est surtout connu pour ses travaux concernant l’anesthésie, ainsi que sa participation active à la vulgarisation des neurosciences, Laborit mena aussi des études comportementales, sur des rats cette fois. Ses tests lui permirent d’identifier une hausse de la pression artérielle, constatée lors de chaque situation où les animaux, confrontés au danger, ne pouvaient se défendre. Ses résultats permirent à Laborit d’arriver à des conclusions similaires à celles de Seligman, même s’il préférait utiliser les termes d’« inhibition de l’action ».

Au Nord de l’Inde, lorsqu’un éléphanteau naît, on l’attache par un pied à un arbre. Il tente vainement de briser la corde qui le relie à l’arbre, puis après quelques tentatives, il renonce à la lutte et accepte son entrave. Au bout de quelques semaines, on continue à mettre une entrave à son pied et il n’y a même plus besoin de mettre une chaîne entre le cercle de métal qui entoure sa jambe et l’arbre car l’éléphanteau a intériorisé le fait qu’il était enchaîné. Il n’essaie même plus de s’en aller. Jusqu’à la fin de sa vie, il reste prisonnier de sa croyance et de son habitude, alors même que rien ne relie plus son pied à un arbre.

A la lumière de ce que nous venons de lire sur l’impuissance apprise chez les mammifères exposés au danger, songeons maintenant à un bébé qui pleure, seul dans son berceau. L’enfant appelle à l’aide, mais ne reçoit ni réponse ni visite. Du point de vue des parents, pas forcément de malveillance : on leur a dit et répété qu’il faut laisser pleurer bébé, qu’il ne faut pas qu’il devienne un enfant-roi, etc, …

Mais, du point de vue du bébé ? Il est seul, dans son berceau. Il pleure, pour exprimer un besoin qui n’est pas satisfait. Il peut s’agir d’un besoin physiologique (rappelons au passage que la sensation de faim est extrêmement douloureuse pour les bébés), ou d’un besoin psychologique (il se sent seul dans un monde qu’il ne connaît pas encore, qu’il perçoit comme gigantesque et plein de bruits inconnus. En outre, il n’a aucune notion du temps : il ne sait pas que sa maman a prévu de revenir le voir dans 15 minutes, parce que le pédiatre et la belle-mère lui ont conseillé de faire ainsi).

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L’enfant et le temps

Confrontation de deux mondes : la temporalité des enfants face à la temporalité des adultes

Il y a dans la vie de l’enfant des stress majeurs, mais il y a aussi, à ne pas négliger, la multitude de petits stress qu’il croise dans sa journée. Et c’est là qu’il est primordial que les parents se souviennent qu’ils n’ont pas la même temporalité que leur enfant, ni les mêmes priorités : ils ne vivent tout simplement pas dans le même monde.

Lorsque l’on observe les étapes du développement du cerveau chez le jeune enfant, il apparaît que les enfants ne comprennent pas pourquoi il est si important pour l’adulte de se préparer vite le matin, de se coucher tôt le soir, de manger à telle heure, etc… De plus, demander au jeune enfant de se dépêcher, c’est le mettre en situation d’échec. Il ne peut pas, physiologiquement et psychiquement parlant, faire vite : faire vite, c’est une notion d’adultes. Cet échec va engendrer chez l’enfant frustration, tristesse, colère, peur de déplaire, ce qui mènera, à force de répétition, à installer et entretenir un climat d’insécurité affective.

On va l’aborder plus bas : l’enfant jusqu’à environ 6 ans n’a pas vraiment la notion du temps. Il vit dans l’instant présent : il aime prendre son temps, jouer, rêvasser, s’inventer des histoires. Il vit dans un monde imaginaire, son monde, où « devoir » et « se dépêcher » n’ont aucune signification, et n’ont pas de place. Il est de notre devoir de parent responsable de comprendre cela et de toujours le garder en mémoire, afin de limiter les conflits familiaux du quotidien, et de minimiser l’impact de notre propre stress sur nos enfants.

La temporalité et l’enfant

La temporalité regroupe tout ce qui concerne l’écoulement du temps. Une notion complexe pour le jeune enfant, à qui on  demande d’apprendre bien vite la différence entre le jour et la nuit, puis de savoir nommer les jours de la semaine, de quoi se compose une année, de lire l’heure, etc : en bref, tout ce qui fait ce que l’on appelle le « temps social », auquel on pense qu’il sera confronté toute sa vie.

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Accompagner les émotions de l’enfant

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Les émotions sont des réactions biologiques naturelles et involontaires à notre environnement extérieur. Exprimer ses émotions va contribuer au bien-être de l’individu ; à l’inverse, les refouler va être un facteur aggravant de stress. Il ne faut surtout pas refouler ses émotions. Savoir les décrypter nous aide à les accompagner, et à réagir au mieux au stimuli qui les a déclenchées. Il faut tirer les leçons de ses émotions – qu’est-ce qu’elles nous disent ? -Et quand ça ne va pas,- que faut-il changer pour que cela aille mieux ?

Une émotion doit donc être accueillie sans jugement. 

On peut répertorier sept émotions de base : la honte, la colère, l’amour, la peur, le dégoût, la joie et la tristesse. 

Lors d’un débordement émotionnel, il est important de garder à l’esprit (si on y arrive), que l’émotion est temporaire (elle ne dure généralement pas plus de 90 secondes) et mouvante – elle peut évoluer vers une autre émotion, ou vers l’apaisement. 

Une émotion se déroule en trois temps :

  • Charge
  • Tension
  • Décharge

La décharge est primordiale, elle aide à « déraciner les souffrances », selon Catherine Dumonteil-Kremer : c’est la décharge qui permet de libérer le corps et l’esprit de l’émotion. Bien accompagnée, elle peut même aider à se libérer de la mémoire traumatique.

Lorsqu’elle émet des sentiments négatifs (peur, colère, tristesse, …) l’émotion sert à alerter sur un sentiment d’insécurité, une frustration, une incompréhension face à une situation donnée que l’enfant est amené à vivre. Ce ne sont pas des traits de caractère, mais des états passagers. Il est important de les nommer en utilisant un vocabulaire émotionnel : dire « je me sens triste », plutôt que « je suis triste », sinon l’état de tristesse risque de s’imprimer dans le cerveau et de s’installer durablement.

Les émotions peuvent être contagieuses : sous l’effet des neurones-miroirs, les états internes d’autrui (les parents) affectent directement l’état d’esprit de l’autre (l’enfant). Cependant, il est important de veiller à ce que l’enfant n’endosse pas la surcharge émotionnelle de ses parents (rancœur trop longtemps contenue par exemple).

Les débordements émotionnels peuvent parfois être violents, ce qui est très déstabilisant pour le jeune enfant, qui ne comprend pas et n’accueille absolument pas cette tempête qui le dépasse. Cela peut parfois être très effrayant pour lui. Il est important que le parent respectueux accompagne l’enfant dans la découverte de ses émotions, et l’oriente pour y répondre au mieux.

Quels sont les bénéfices des émotions ?  

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise émotion, il n’y a que des émotions utiles. Les émotions contribuent à faire de nous tout ce que nous sommes, chacun dans son individualité propre, et leurs bénéfices sont multiples :

  • Forger sa personnalité
  • Apprendre à être et rester soi-même, ne pas nier ce que l’on ressent, ni l’enfouir au plus profond de soi au risque de développer plus tard une pathologie X ou Y, et entretenir avec les autres et avec soi-même, des relations saines
  • Entendre ses besoins personnels et y répondre 
  • S’affirmer, se défendre, apprendre à se faire entendre et respecter
  • Choisir ses goûts, sa vie
  • Apprendre à communiquer, savoir s’exprimer
  • Avoir confiance en soi, avoir une bonne estime de soi
  • Devenir autonome

Comprendre le fonctionnement du cerveau de l’enfant.

Le cerveau de l’enfant est en voie de construction, il est fragile et malléable – si on lui répète souvent quelque chose (qu’il est mauvais, qu’il est laid), il va s’en convaincre, et aura le plus grand mal, même à l’âge adulte, à se défaire de cette étiquette. 

Le cortex orbito-frontal permet de faire des choix, aimer, être empathique, avoir un sens moral. Ce cortex, ainsi que l’hippocampe (siège de la mémoire et des apprentissages) augmentent de volume, et donc de capacité, sous l’effet de l’amour parental, de l’écoute empathique et du respect.

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