Ressources pour les enfants qui s’intéressent à l’Histoire

Article et données mises à jour le : 18 novembre 2022

Nombreux sont les enfants qui se passionnent d’Histoire et heureusement, nombreuses sont les ressources qui leur permettent d’en apprendre toujours plus celles et ceux qui ont fait l’Histoire de l’humanité. Vivre en Famille vous en offre une sélection afin d’accompagner au mieux vos enfants dans cet intérêt.

Continuer la lecture de « Ressources pour les enfants qui s’intéressent à l’Histoire »

IEF — Ce que dit la loi : FAQ

40 questions/réponses sur ce que l’Education Nationale attend de nous pour l’Instruction En Famille (Homeschooling et Unschooling)

 

Article et données mises à jour le : 18 novembre 2022

personne s'interrogeant devant un livre

Suite à la nouvelle loi confortant le Respect des principes de la République (article 49) et la mise en place des décrets d’application, l’IEF (Instruction En Famille) est soumise à autorisation.

En effet, lors de son discours du 2 octobre 2020 sur le « séparatisme » (il faut entendre par là « islamisme »), le président Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de restreindre l’IEF (Instruction En Famille). Pour ce faire, les familles souhaitant pratiquer l’IEF doivent soumettre une demande d’autorisation auprès de la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale. Pour aller plus loin, vous pouvez lire notre article : Restreindre l’Instruction en Famille pour lutter contre le séparatisme islamiste ?

De nombreux changements sont ainsi survenus. Par le biais de cette FAQ (Foire Aux Questions), nous avons envie de vous guider afin de mieux comprendre ces modifications.

Continuer la lecture de « IEF — Ce que dit la loi : FAQ »

Ressources pour les enfants qui s’intéressent à Halloween

Ce lundi 31 octobre, c’est le jour où l’on fête Halloween !

D’où vient le mot Halloween ? Halloween est une nuit dédiée à Samain, le Dieu de la Mort en langue celtique, et sémantiquement, le mot Halloween est une contraction de l’anglais “All Hallows’Eve” qui se traduit par “la veille de tous les saints” ou “la veillée de la Toussaint”
Cette fête est l’occasion pour les enfants d’explorer un univers fantastique ainsi qu’une culture et tradition particulières, tout en s’amusant ! Pour vous faciliter la tâche, nous avons répertorié plusieurs ressources sur le thème d’Halloween pour que vous puissiez vous amuser en famille !

Continuer la lecture de « Ressources pour les enfants qui s’intéressent à Halloween »

Qu’est-ce que le unschooling ?

Article et données mises à jour le : 17 novembre 2022

Et si nous laissions nos enfants libres d’apprendre ? Et si nous leur faisions confiance quant à leurs apprentissages ? Cette méthode pédagogique a un nom : le unschooling.

Ce mouvement est né dans les années soixante par l’enseignant, chercheur et écrivain américain John Holt. Il devient l’un des plus grands défenseurs des mouvements du homeschooling puis du unschooling. Ce pionnier dans la défense des droits des enfants a consacré de nombreuses actions et de nombreux ouvrages à la façon dont les enfants apprennent réellement et aux dommages causés par l’institution scolaire.

Les enfants n’ont pas besoin d’être forcés pour apprendre ; ils le font naturellement si on leur donne la liberté de suivre leurs propres intérêts, ainsi qu’un accès à de multiples ressources.

John Holt

Vous allez découvrir une méthode dans laquelle la confiance et le lâcher-prise sont des qualités indispensables pour accompagner nos enfants et leur permettre de grandir, d’apprendre et d’expérimenter librement, sans contrainte, et avec respect.

Qu’est-ce que le unschooling n’est pas?

Pour commencer, j’ai envie de vous expliquer ce que n’est pas l’unschooling. L’unschooling ne signifie pas que vous, les parents ne peuvent rien enseigner à votre enfant, que vous devez laisser vos enfants seuls, sans les accompagner et les aider.

Continuer la lecture de « Qu’est-ce que le unschooling ? »

Alimentation intuitive / libre : la suite logique du continuum (cordon, allaitement, DME, et après ?)

L’alimentation est un besoin vital. Sur la Pyramide des Besoins de Maslow , l’alimentation apparaît dans la première catégorie, celle de la base : c’est-à-dire, celle des besoins physiologiques primaires, autrement dits : essentiels à la survie de l’être humain. Précisément parce que l’alimentation nous est si précieuse, il nous a semblé pertinent de nous pencher sur la question, afin d’inscrire ce besoin vital et quotidien dans notre logique de continuum et d’accompagnement respectueux de l’enfant – logique qui anime toute l’équipe de Vivre En Famille, et que nous avons à cœur de contribuer à faire connaître.

Ce dimanche 16 octobre 2022, c’est la journée mondiale de l’alimentation.

Le Continuum, c’est quoi ?

Disons simplement que le continuum, c’est l’homogénéité, la concordance : c’est agir dans la cohérence et le respect :

  • de nos instincts naturels,
  • de notre accompagnement d’aide au développement de l’enfant, en suivant son propre rythme,
  • de ses besoins.

Détails : Continuum

Quel est le lien entre l’alimentation et la continuité ?

Concrètement : avant sa naissance, pendant la gestation, le bébé sait d’emblée satisfaire ses besoins nutritifs aux moments où il en a besoin, et en prenant à chaque fois la quantité voulue. Il s’agit bien là d’une alimentation raisonnée, calquée sur les impératifs naturels : nous sommes alors le plus proches possible du respect de nos besoins physiologiques. Ce mode d’alimentation passe par le cordon ombilical : il est une source naturelle de nourriture, où l’enfant pioche selon ses besoins – c’est ce que la Nature a prévu pour les petits de mammifères, qu’ils soient humains ou écureuils : manger, quand notre corps nous en fait sentir le besoin.

Cependant, lorsque, à la naissance, le cordon est coupé, le bébé perd brusquement le bénéfice de cet apport alimentaire à disponibilité permanente ; s’élève alors, dans nos sociétés, pour les parents, la grande question : biberon ou allaitement ?

L’allaitement

Les premiers mois.

Jusqu’à 6 mois, c’est assez « simple » – comprenez : ça reste socialement convenable. Mais après, c’est moins évident.

Mais avant d’aller plus loin, faisons un petit retour en arrière, pour savoir comment ça se passait, autrefois. A cet égard, le livre d’Ina May Gaskin, “Guide de l’allaitement naturel“, est très enrichissant. On y apprend notamment que « l’allaitement faisait autrefois partie des relations sociales ». On découvre ainsi l’allaitement partagé : quand des mamans allaitaient les enfants des autres, de façon temporaire ou sur une longue durée. C’est de là que vient le terme de « nourrice » : en effet, dès l’Antiquité, des nourrices étaient prises sous contrat ; le système perdura plus tard dans les familles royales, ou dans celles ayant de gros héritages. Le but était d’alléger la « charge » de la maman, et surtout de lui permettre de redevenir féconde au plus vite – comme quoi, la rentabilité qui passe avant l’humain, ce n’est pas qu’une histoire des temps modernes.

En dépit des mises en garde multiples et variées, vous avez fait le choix d’allaiter votre nouveau-né. Au début, le bébé est très en demande : il a besoin d’être allaité à volonté, c’est-à-dire chaque fois que son corps lui en fait sentir le besoin – sans considération aucune pour l’horloge ou la vie de l’adulte. Quand on y réfléchit un tout petit peu, ça semble évident : comment passer d’une alimentation disponible à volonté (fournie par le cordon ombilical), à RIEN ? On se met 2 minutes à la place du bébé ? comment nous, adultes, réagirions-nous, si d’un seul coup on se voyait privés de nos petits rituels alimentaires ? on crierait, non ? Pour bébé, c’est pareil, à ceci prêt que dans son cas, il ne s’agit ni d’envie ni de gourmandise, mais bien d’un réel besoin physiologique – un besoin qui, si non-satisfait, engendre une réelle souffrance : psychique, mais, et ce n’est pas assez su des jeunes parents, aussi physique. L’enfant qui demande à manger ne fait que demander ce qui lui est dû : ce que ses parents, ou les personnes qui prennent soin de lui, se doivent de lui fournir. Il s’agit véritablement d’un droit fondamental, celui de pouvoir assouvir un besoin essentiel, un besoin primaire – l’alimentation à la demande.

En tant qu’adulte, quand on a faim, on mange. L’attente est très difficile, insupportable pour certains ; de fait, elle en rend plus d’un véritablement agressif. C’est pareil pour un bébé… sauf qu’en plus, soulignons-le à nouveau, pour le nouveau-né la faim est physiquement douloureuse – et c’est encore le cas durant les premiers mois de vie.  Alors, pour ne pas faire souffrir notre enfant inutilement, pour respecter ce continuum que notre instinct de maman nous souffle, on le nourrit à la demande.

Ce qui nous amène à un point important de notre réflexion : allaiter ok, mais un biberon ferait aussi bien l’affaire non ? Quand on donne le biberon à un bébé qui est dans les bras, les bénéfices du mode-câlin sont les mêmes qu’avec l’allaitement – croit celui qui ne sait pas – ou, en l’occurence, celle à qui on n’a pas encore tout dit…

Bienfaits physiologiques du lait maternel

Avant de développer, sachez que le don de lait maternel est tout à fait possible, et même encouragé. Néanmoins, il est aussi, pour des raisons évidentes d’hygiène et de santé publique, fortement réglementé.

Ceci étant dit, faisons maintenant un tour d’horizon des bienfaits du lait maternel. Vous verrez que certains sont quand même assez connus, alors que d’autres, beaucoup moins.

Pour Bébé :

  • Le corps maternel est ainsi conçu qu’il adapte naturellement le lait maternel selon l’évolution du corps du bébé : le lait évolue à mesure que bébé grandit, afin de répondre au mieux à ses besoins physiologiques. Le lait maternel est entièrement dévoué au bien-être de l’enfant – quel lait industriel peut prétendre à de telles propriétés ?
    • Le lait maternel contient des cellules vivantes anti-infectieuses, qui protègent le bébé contre virus, bactéries et allergies
    • Le lait maternel possède des vertus hydratantes et apaisantes puissantes. Il peut sans problème être utilisé en produit de soin, y-compris en gouttes dans les yeux pour lutter contre les conjonctivites, ou les orgelets par exemple
    • L’allaitement contribue à l’élaboration du lien d’attachement. Le contact visuel lors de la tétée est à cet égard essentiel. Diverses études menées dans des orphelinats ont montré que le contact lors d’une mise au biberon ne déclenche pas autant d’hormones positives
    • Du lait maternel naturel, recueilli via les lactariums, est donné aux grands prématurés car leur système immature ne peut pas digérer autre chose. Le lait maternel est une véritable « force de vie », un « produit de symbiose de toute alimentation possible »
    • Le lait naturel prévient le développement de troubles de l’oralité (un trouble développemental des fonctions orales et alimentaires. Particulièrement handicapant, le trouble de l’oralité transforme vite tout repas en véritable enfer pour l’enfant, comme pour ses parents
    • Le lait maternel ne contient pas les mêmes hormones le jour et la nuit. Les hormones nocturnes sont naturellement plus apaisantes pour favoriser l’endormissement du bébé
    • La tétée a des vertus antalgiques : testées et approuvées par des milliers de bébés, la tétée lors d’un soin médical par exemple, d’une prise de sang ou d’une vaccination, aide bébé à plus facilement s’apaiser et se rassurer suite à la douleur de l’acte médical

Le lait maternel est le meilleur aliment pour bébé qui soit

Ina May Gaskin

Pour le parent :

  • L’allaitement produit une décharge d’ocytocine, hormone qui favorise la construction des liens d’attachement, ainsi que les dispositions maternantes qui permettront au parent d’œuvrer au bien-être comme à la survie de son enfant
    • Il améliore les suites physiologiques de l’accouchement, réduisant notamment de manière significative le risque d’hémorragie post-partum
    • Il empêche la reprise de l’ovulation et de la menstruation – attention toutefois, uniquement lorsqu’il est exclusif (c’est-à-dire lorsque le bébé ne reçoit aucun autre apport alimentaire que le lait de sa maman). C’est alors un moyen de contraception naturel, idéal après une naissance – attention toutefois : comme tout moyen de contraception, il n’est pas infaillible
    • Il favorise la perte de poids post-partum
    • L’allaitement réduit les risques de cancer du sein, grâce à l’irrigation régulière des canaux galactophores.

Ajoutons en outre que le lait maternel n’est pas polluant, et ne représente aucune menace pour l’environnement.

Comment donc favoriser et maintenir la lactation à mesure que bébé grandit ? Tant qu’il y a stimulation du mamelon par le bébé, il y a lactation. Cette magie naturelle du corps humain a ainsi permis, par exemple, que des grands-mères puissent allaiter leurs petits-enfants, alors que les mamans subissaient des problèmes de santé qui les empêchaient de mener à bien leur allaitement (autrefois, avant que la France ne croule sur les mesures réglementaires).

D’un point de vue social, pourquoi l’allaitement pose souci ?

Il existe, dans les pays industrialisés en général et en France en particulier, une importante (et fort triste) discordance entre les intentions des femmes et la réalité. Nombre de mamans se voient niées leur droit à allaiter ; d’ailleurs, elles y renoncent souvent sans même en parler. Les dissonances cognitives entre l’instinct maternel et les diktats sociétaux ne sont que l’illustration d’un combat cruel, où règnent injonctions sociales et effacement de soi.

allaitement

Mais en fait, en quoi l’allaitement dérange t-il ?

La méconnaissance des capacités du corps ainsi que les exigences économiques de nos sociétés hyper-industrialisées renforcent le poids des divers discours qui constituent encore aujourd’hui l’ambiance de vie d’une future maman, où faire une chambre instagrammable est devenu tellement plus important que de materner bébé et d’être attentif à ses réels besoins.

Continuer la lecture de « Alimentation intuitive / libre : la suite logique du continuum (cordon, allaitement, DME, et après ?) »